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9 décembre 2009 3 09 /12 /décembre /2009 09:03
A la lecture de cet article, la prudence est de mise, je ne vais pas me rendre en janvier en Guinée, je vais attendre que le climat politique interne à ce pays soit plus calme et moins tendu.
Mais l'urgence des interventions en matière de protection de la ressource en eau et de la santé publique me motivent à vouloir retourner dès que possible sur place.

Guinée : la junte accuse Bernard Kouchner

NOUVELOBS.COM | 09.12.2009 | 10:09
 

La junte guinéenne accuse la France d'avoir voulu "préparer un coup d'Etat". Le porte-parole du chef de la junte a mis en cause les "services français" dans la tentative de meurtre de Moussa Dadis Camara. Les militaires au pouvoir ont décidé de suspendre leur participation aux négociations sur la crise guinéenne à Ouagadougou.

Le ministre Idrissa Chérif a accusé le chef de la diplomatie française et des "services français" d'avoir voulu "préparer un coup d'Etat" en Guinée, dans un entretien que le porte-parole du chef de la junte a accordé, mardi 8 décembre, à des journalistes français.

"Il y a trois jours de cela, le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner a reçu (l'opposant guinéen) Alpha Condé", a affirmé le ministre chargé de Communication à la présidence, Idrissa Chérif, à des journalistes de RFI, de France 24 et l'AFP.
"Ensemble, ils ont appelé (le président de la Commission de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest, Mohamed Ibn) Chambas pour lui demander de faire des déclarations et essayer de prendre des contacts avec l'intérieur de la Guinée, afin de pouvoir préparer un coup d'Etat pour renverser le régime, en l'absence du chef de l'Etat", a soutenu Idrissa Chérif.

Tentative de meurtre du chef de la junte


Idrissa Chérif a de nouveau affirmé que la tentative de meurtre du chef de la junte, Moussa Dadis Camara, le 3 décembre, par son aide de camp Aboubacar Sidiki Diakité, dit Toumba, était une "tentative de coup d'Etat". Il a alors suggéré que des "services français" avaient pu être impliqués.
"Ce n'est pas seulement un attentat qui a été préparé, mais un coup d'Etat, et un pays colonisateur de la Guinée a été nommément cité par ceux qui ont été pris. Ils ont dit qu'ils avaient été encouragés par certains services de nos colonisateurs", a-t-il assuré, en précisant ensuite: "ce sont des services français".
"Nous allons faire passer (les individus arrêtés) à la télévision et ils vont expliquer comment ça a été organisé", a-t-il encore déclaré.

Accusations contre Bernard Kouchner


A la télévision d'Etat guinéenne, Idrissa Chérif avait déjà accusé mardi Bernard Kouchner d'avoir "actionné" Mohamed Ibn Chambas pour qu'il "déstabilise la Guinée".
Mohamed Ibn Chambas avait notamment déclaré mardi, dans un entretien accordé à un média international repris par la presse guinéenne, que les putschistes devaient être "ostracisés dans la région, en Afrique et sur la scène internationale".
Mohamed Ibn Chambas avait également déclaré sur RFI qu'il fallait "trouver un moyen de sortir de la crise" en Guinée et faire en sorte que la junte "contribue positivement et constructivement pour un établissement de la démocratie".
Par ailleurs, l'ambassade de France à Conakry n'a pas souhaité commenter des informations circulant dans la ville, selon lesquelles la voiture diplomatique de l'ambassadeur aurait été soumise, lundi, à un contrôle par des militaires. Ce contrôle, à l'entrée de l'aéroport de Conakry, aurait eu lieu dans le contexte des recherches menées pour retrouver le militaire Toumba, qui avait blessé par balle le chef de la junte.

Négociations suspendue à Ouagadougou


D'autre part, les militaires au pouvoir en Guinée ont décidé de suspendre leur participation aux négociations sur la crise guinéenne à Ouagadougou, jusqu'au "retour" dans ses fonctions de leur chef, le capitaine Moussa Dadis Camara, a annoncé mardi soir un ministre à la télévision d'Etat.
"Pour le moment, notre participation aux négociations n'est pas bannie mais suspendue jusqu'au retour (au pouvoir, ndlr) du président", a déclaré à la télévision nationale le colonel Moussa Keïta, ministre secrétaire permanent du Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD, junte).
Le capitaine Camara reste hospitalisé au Maroc où il a subi une intervention chirurgicale, après avoir été blessé par balle à la tête, le 3 décembre, par son aide de camp, Aboubacar Sidiki Diakité, dit Toumba, actuellement en fuite.

(Nouvelobs.com)

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Published by jean schepman - dans jeanschepman
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