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4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 11:18

Précision importante avant de lire l'article, lors de l'interview téléphonique avec le journaliste, je n'ai pas déclaré que "les pompiers n'étaient pas formés", mais qu'aucune concertation n'est organisée avec les services de la préfecture et les pompiers à ce sujet!

 

 

http://www.lavoixdunord.fr/Region/actualite/Secteur_Region/2011/03/04/article_on-est-quatre-a-savoir-ou-sont-les-pomp.shtml

 

« On est quatre à savoir où sont les pompes »

vendredi 04.03.2011, 05:18  - L. D.

 Président de l'Institution interdépartementale des wateringues, Jean Schepman évoque un constat alarmant. PH. ARCHIVES J.-C. BAYON Président de l'Institution interdépartementale des wateringues, Jean Schepman évoque un constat alarmant. PH. ARCHIVES J.-C. BAYON

D'aucuns le moquent en Cassandre. Mais il faut reconnaître à Jean Schepman de maîtriser son sujet.

...

 

Depuis plus de dix ans, le conseiller général du Nord préside l'Institution interdépartementale des wateringues. Et son constat est alarmant. « Cent mille hectares de terres peuplées d'un demi-million d'habitants sont situées sous le niveau de la mer. Et 100 000 personnes seraient inondables rapidement. » Or selon lui, les moyens pour éviter une catastrophe sont loin d'être suffisants.

Il revient sur les 500 millions d'euros qui seront investis par l'État d'ici à 2016 pour renforcer les digues (lire ci-dessus). « C'est bien que ça bouge enfin, même si je déplore qu'il ait fallu Xynthia pour cela. Mais ce n'est pas suffisant. À titre de comparaison, sur la même période, les Pays-Bas consacrent six milliards d'euros. »

L'élu estime que le risque est grand. « Par exemple, il y a bientôt les grandes marées. Si le vent est défavorable et les canaux pleins, nous risquons de graves inondations. » À plus long terme, Jean Schepman estime que le niveau de la mer devrait en un siècle monter de 80 cm. « Certains prévisionnistes parlent de 3 à 5 m. Or, à 30 cm, on ne peut plus répondre. »

« Pas d'argent »

Grave car, selon lui, nous ne sommes pas préparés. « Dans le Nord, nous sommes quatre, de mon service, à savoir où sont les pompes.

Même les pompiers ne sont pas formés à cela. » Et il raconte avoir conçu il y a deux ans avec un militaire un exercice d'évacuation des populations. « Sa hiérarchie était d'accord. Mais au dernier moment, on nous a dit qu'il n'y avait pas d'argent. Aux Pays-Bas, on organise des exercices avec hélitreuillage des habitants, rassemblement sur la place du village... »

Une explication : en 1953, les Néerlandais ont vécu des inondations terribles qui ont fait 1 800 morts. Chez nous, « jamais une telle catastrophe. Mais la région est classée deuxième, devant la Vendée, en termes de risque de submersion marine ». Rappelant qu'en 1953, Dunkerque fut noyé sous un mètre d'eau. « A priori, nous ne risquons pas de catastrophe avec beaucoup de victimes, mais des dégâts économiques terribles. »

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