Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 07:33

Fort et fragile à la fois, le système des wateringues fonctionne à plein régime

lundi 30.11.2009, 05:02 - La Voix du Nord



| ON EN PARLE | En une semaine, un cinquième des précipitations annuelles est tombé sur le Dunkerquois. Sur le pont sans relâche, l'Institution des Wateringues et ses partenaires ont « mouillé le maillot » pour que le littoral ne soit pas entièrement sous l'eau, même si le Calaisis en a souffert. Si le niveau des eaux baissait lentement hier après-midi, le temps d'une pause météo (fin momentanée des pluies et marée favorable), chacun restait en alerte. PAR OLIVIER TARTART dunkerque@lavoixdunord.fr PHOTO ARCHIVES J.-C. BAYON

 Comme le littoral belge et des Pays-Bas (qui ne portent pas ce nom par hasard), la bande littorale allant de Calais à Dunkerque (et jusqu'aux marais audomarois) est un gigantesque polder. Un bon millier de kilomètres carrés gagnés sur la mer au Moyen Âge, drainés par un habile maillage de 1 500 km de fossés et une centaine de stations de pompage. Seulement voilà : une dizaine de siècles plus tard, cette zone sauvée des eaux est fortement peuplée (plus de 400 000 habitants), industrialisée et bâtie.

Depuis 1977, l'Institution interdépartementale des wateringues complète le dispositif. Objectif : évacuer les crues des wateringues à la mer. Quatre-Écluses : point stratégique Les Quatre-Écluses en est le centre névralgique. Passons sur le canal de Furnes qui, en théorie, coule vers la Belgique. « Sauf ces derniers jours, précisait hier Jean Schepman, président de l'Institution. Sans doute avaient-ils fermé à Dixmuide en attendant une marée favorable (NDLR : cela a été le cas samedi et hier après-midi) pour évacuer les crues... »

Restent les canaux de Bergues, des Moëres et des Chats qui collectent les eaux de l'arrière-pays. Quant au canal de Mardyck, il a cédé la place voilà trente ans à une nationale, aujourd'hui déclassée. La fameuse « pénétrante » ou « canal bouché ». « Mais le canal est toujours là ! » Et se rappelle au bon souvenir de tous lors des fermetures à la circulation, comme ce week-end. Des Quatre-Écluses, les eaux sont alors envoyées dans le canal exutoire. Qui, comme son nom l'indique, sert de zone tampon avant le rejet des eaux à la mer à l'écluse Tixier, quand la marée le permet. « Un point sensible : la digue présente des fragilités, soupirait Jean Schepman. Un autre : Tixier. Une vanne sur les cinq est hors circuit. Et quand on perd 20 % de notre efficacité en cas de crise... »

Fragile, le système a cependant bien tenu le choc cette semaine. « Je suis fier du système. Bien sûr, il y a des inondations dans le Calaisis mais cela concerne plus des rivières que des wateringues. Il faut saluer le courage des gars qui, non stop, réparent les problèmes techniques qu'on rencontre inévitablement sur les pompes et leurs dégrilleurs, fortement sollicités. On a encore des inquiétudes mais la situation est maîtrisée. » Croisons les doigts. •

Partager cet article

Repost 0

commentaires