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26 octobre 2010 2 26 /10 /octobre /2010 09:31

L'assemblée générale de la CFDT Douanes a eu lieu vendredi

Les douaniers craignent des suppressions de poste

dimanche 24.10.2010, 06:00

Environ 130 douaniers ont assisté à l''assemblée générale. Environ 130 douaniers ont assisté à l''assemblée générale.

En marge de la contestation de la réforme des retraites, la CFDT Douanes a évoqué un autre dossier épineux : d'éventuelles suppressions de postes en 2012 et en 2013 à la brigade de Steenvoorde et de Saint-Omer.


Dix-huit postes à la brigade des douanes de Saint-Omer pourraient être supprimés en 2013 et vingt-deux à celle de Steenvoorde en 2012. «  Il y aura une réunion le 8 novembre pour confirmer ces fermetures », explique David Caron, secrétaire régional à la CFDT Douanes et inspecteur des douanes au Tunnel sous la Manche, vendredi, lors de l'assemblée générale de la CFDT Douanes.
Dans l'assemblée, Eric Lebas, chef d'unité à la brigade de Saint-Omer, se sent concerné par cette éventuelle mesure. « Il n'y aura plus de contrôle entre Arras et Calais, ni entre Dunkerque et Lille », s'alarme-t-il. « Pas du tout. Les brigades ne seront plus implantées à Dunkerque et à Arras, mais cela ne veut pas dire qu'il n'y aura plus de contrôle. Les brigades de Calais et Arras vont voir leurs zones de compétence élargies », précise Didier Doille, adjoint au directeur régional de des douanes de Dunkerque, chargé de la communication.
Il n'y a pour l'instant pas de plan social. Le directeur adjoint préfère évoquer des pistes pour une « rationalisation des moyens. » «  On va les concentrer sur des zones plus porteuses, comme le Tunnel sous la Manche. » L'administration des douanes n'est pas épargnée par la réforme générale des politiques publiques qui implique des économies budgétaires. « C'est regrettable de le dire comme ça, mais l'administration des douanes doit aussi participer à l'effort », poursuit Didier Doille. L'argument budgétaire est-il le seul ? Les brigades de Saint-Omer et de Steenvoorde ne seraient-elles pas assez efficaces ? « Il y a des deux. On regarde aussi en fonction des résultats obtenus. Mais pour l'instant, ces suppressions de postes ne sont que des pistes », temporise Didier Doille.
En attendant, les salariés n'ont pas l'intention de rester les bras croisés. « On ne va pas se laisser faire. Si ces brigades ferment, on va perdre notre maillage territorial. On veut montrer à la direction que le travail est aussi important à l'intérieur des terres que sur le littoral. Et on va interpeller les élus », ajoute David Caron.
Ce que les salariés redoutent aussi, ce sont les effets sur le plan privé. « Dans mon équipe, certains sont proches de la retraite. Ils aimeraient bien rester dans l'Audomarois », dit Eric Lebas.

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