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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 09:40

la semaine dernière, je me suis rendu au colloque des Architectes de l'Urgence afin de présenter notre territoire des polders et la problématique particulière des Wateringues, voici ci dessous le lien vers le site retranscrivant mon intervention:

http://www.archi-urgent.com/index.php?option=com_content&task=view&id=240&Itemid=521

 

Colloque organisé par la fondation Architectes de l’Urgence
Le 26 mai 2011 à l'Espace Oscar Niemeyer, Paris.
  Architecture de demain : La Planète Terre est-elle encore constructible ?

 

Quand la mer menace, comme à La Faute sur mer, l’urbanisation ne recule que très provisoirement car le système français du risque assumé par l’état en cas de catastrophe rassure. « On indemnise quelque part pendant que l’on construit à risques ailleurs » souligne Jacques Faye, chef du bureau de l’information à la direction de la Prévention des Pollutions et des risques au Ministère de l’Ecologie. Les inondations et les tempêtes sont vite oubliées. « Et  c’est bien pire quand il ne s’est encore rien passé de dramatique en dehors de  quelques alertes sans dégâts»,  insiste Jean Schepman, vice-président du Conseil Général du Nord et Président de l’Institution interdépartementale des wateringues de l’Aa. 45 km2 de terres inondables sont maintenues hors d’eau par un système de pompe qui peut être fragilisé et rendu impuissant. « Nous savons qu’un jour il faudra rendre la terre à la mer » dit Jean Schepman qui estime que Dunkerque et Calais sont sous une menace supérieure à celle de la Faute sur Mer. Ses amis le surnomment la Cassandre du Nord tant il se démène pour sortir la population, et ses élus, d’une douce inconscience, mais ils ne l’écoutent pas pour autant. En attendant la montée des eaux planétaires qui provoquera un envahissement de cette zone, et fera se retrouver la centrale nucléaire de Gravelines au milieu des eaux, Jean Schepman se bat pour trouver les moyens de renforcer la sécurité des polders comme le font les hollandais.

 

Les terres côtières sont-elles menacées par l’élévation des eaux suite aux changements climatiques ? Les catastrophes naturelles sont-elles augmentation ? Jacques Faye estime qu’il y a surtout davantage de populations, d’enjeux et de biens et que donc les conséquences des catastrophes sont plus visibles.

 

Alors, faut-il construire dans les zones à risques ? Pour Franck Lavigne, directeur adjoint du laboratoire de géographie physique au CNRS, la question ne se pose pas dans beaucoup de cas car la population n’a pas le choix. Sur l’île de java, en Indonésie, île surpeuplée, les habitants s’installent sur les pentes d’un volcan actif , en ignorant la menace parce que ses pentes sont fertiles et qu’il y fait plus frais. Ils s’installent aussi sur d’autres montagnes malgré les glissements de terrain cruels et d’ailleurs, là où le sol est plat les inondations sont fréquentes… Quant au bord de la mer, ils sont menacés par des Tsunamis tous les 3-4 ans en moyenne.

 

Bien construire pour résister ? Rien ne résiste aux nuées ardentes des volcans. Rien ne résiste aux glissements de terrains.


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Published by jean schepman - dans wateringues
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