Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
1 octobre 2011 6 01 /10 /octobre /2011 17:28

samedi 01.10.2011, 05:13  - La Voix du Nord

wateringues.jpg L'Institution des wateringues a reconduit le mandat de son président, poursuit les travaux à Tixier et prépare une nouvelle gouvernance.

|  ON EN PARLE |

« Avant le risque d'invasion marine (nos éditions de jeudi et vendredi),

 

tout le monde est OK pour être bien prêt pour limiter les risques intérieurs. » Réélu la semaine dernière, lors du conseil d'administration, pour un nouveau mandat de trois ans à la présidence de l'Institution interdépartementale des wateringues, Jean Schepman se félicite de voir que les discussions avec l'État avancent dans le bon sens. « Avec le sous-préfet de Dunkerque, il a été décidé qu'en novembre on choisisse la forme de la structure qui assurera cette mission : un syndicat mixte ouvert ou un groupement d'intérêt public. » Le second a davantage la cote puisqu'il permet d'associer les sections de wateringues aux Départements du Nord et du Pas-de-Calais, qui assument un budget de fonctionnement d'un million d'euros (d'ailleurs, une rallonge de 50 000 E a été demandée à l'un et l'autre).

Sans oublier l'État, partenaire de l'Institution, avec l'Agence de l'eau ou les fonds européens, pour financer l'investissement. Voire la communauté urbaine et la Région, demain. « L'État veut être là, il nous faut juste trouver la bonne forme juridique, se réjouit Hervé Poher, premier vice-président de l'Institution et maire de Guînes. C'est normal : l'État est responsable de la sécurité des biens et des personnes. »

« Xynthia avait tout emporté »

Plus gros chantier en cours pour l'Institution : la réfection des vannes de Tixier, porte d'évacuation des eaux vers la mer. « Les trois premières vannes sont désormais refaites, la quatrième est en cours, la cinquième sera lancée en avril », résume Jean Schepman, qui préside l'Institution depuis 1998.

Après avoir longtemps nié la propriété de cet ouvrage, l'État a finalement mis la main à la poche (à hauteur de 20 %) pour financer ce chantier d'un million d'euros hors taxes. Un revirement nommé Xynthia (dépression météo qui a balayé l'ouest du pays fin février 2010 et causé près de deux milliards d'euros de dégâts). « Aujourd'hui, on est tous d'accord pour dire qu'il faut éviter la catastrophe, reconnaît Hervé Poher.

Cela a fait réfléchir tout le monde. Dans l'Ouest, Xynthia avait tout emporté sur son passage : État, Région, Département. Même si ce ne sont que quelques élus qui avaient fauté... Là, il nous faut tous être prêts pour assurer du préventif puisque la question reste de savoir à quel niveau l'État nous financera. » L'argent reste bien le nerf de cette guerre contre les eaux intérieures : « Nous allons réaliser 6 millions d'investissements dans les six années à venir pour pérenniser nos ouvrages, chiffre Jean Schepman. Quand nos voisins hollandais y injectent 1 milliard chaque année... »

Fragilisée, la digue des Alliés sera protégée

Dans l'immédiat, l'Institution a lancé des travaux à Calais, pour conforter la station de pompage des Pierrettes (pour près de 600 000 E ). Va prendre langue le 12 octobre avec les voisins de Flandre occidentale pour lancer des études préalables à la signature d'une convention internationale d'échanges d'eaux via le canal de Furnes. Et se félicite de voir le Grand Port maritime lancer dans les semaines à venir le chantier de protection, à l'aide d'une dune de sable, d'une digue des Alliés fragilisée. Celle-là même qui avait cédé en 1953, lors d'une tempête qui avait causé une invasion marine qui avait tant marqué les esprits. •

OLIVIER TARTART

PH. ARCHIVES J.-C. BAYON

www.institution-wateringues.fr.

Partager cet article

Repost 0

commentaires