Présentation

Jean SCHEPMAN

Conseiller Général du Canton d'Hondschoote depuis 1994

Vice-Président du Conseil Général Chargé de l’Environnement,

du Cadre de Vie, de la Politique de Préservation de l’eau, et de l'Agenda 21

Mes coordonnées

Tél. : 03.28.24.42.00
03.20.13.45.30
Fax : 03.20.13.45.40
Mél : jschepman@cg59.fr

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Voici ci dessous le texte du courrier que j'adresse à J L Borloo concernant l'adoption à l'unanimité du Grenelle de l'Environnement

Monsieur le Ministre,

 

Ayant participé aux ateliers du Grenelle de l’Environnement, je me félicite de l’adoption à la quasi unanimité du projet de loi grenelle 1.

 

Vous parlez de la « magie » du Grenelle, c’est vrai que nos débats en ateliers furent intéressants, créatifs et riches.

 

Je souhaite que nous puissions continuer à travailler dans cet état d’esprit et que la « magie » du Grenelle ne soit pas contrecarrée par des déceptions cruelles dans l’application des textes.

 

Vous souhaitant bonne réception de la présente,

 

Je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, en l’assurance de ma haute considération.

 

ayant passé de trés nombreuses journées de travail à Paris pour ce projet de loi? je me réjouis de son adaptation à la quasi unanimité ,meme si il est loin d'etre parfait et de reprendre toutes nos propositions.
Je participerai régulièrement au comité d'évaluation et vous tiendai  informés .

Le texte adopté avec le soutien inédit du PS

- L'Assemblée nationale - France 2 -

L'Assemblée nationale

© France 2

Les députés socialistes avaient décidé "à l'unanimité", mardi, de voter en faveur du Grenelle de l'environnement

C'est le premier vote positif du PS sur un texte important depuis le début de la législature. Côté Verts, 3 députés devaient s'abstenir et un devait voter pour. Le PCF comptait s'abstenir mais laisser la liberté de vote.

Le texte a été adopté par 526 voix contre 4, mardi après-midi à l'Assemblée nationale.

"Nous vous disons chiche ! Dans un contexte où la crise écologique est occultée par la crise financière, il faut envoyer un signal fort à nos concitoyens", a déclaré le député PS, Philippe Tourtelier, lors des explications de vote. Autre parlementaire PS, Arnaud Montebourg a jugé "normal que tous les efforts se conjuguent pour réussir à changer les comportements des acteurs" pour "lutter contre la crise climatique".

Il ya quelques jours j'ai mis en ligne un article sur les inquiétudes justifiés des apiculteurs sur l'autorisation de mettre sur le marché un insecticide qui est selon eux dangereux pour les abeilles et pour l'homme.
Voici l'avis de Didier ROMMEL, l'apiculteur de Trésors de Flandres reconnaissable à ses belles bacchantes.


Sans preuve scientifique avérée, il est difficile d'incriminer. Mais ce qui est sur, c'est que partout où il y a eu utilisation de Cruiser, il y a eu mortalités d'abeilles (voir les articles sur l'apiculture Outre‑

Rhin).

Les produits phyto ont forcément une incidence néfaste et désastreuse sur les populations d'abeilles et des autres insectes pollinisateurs

1)       insecticides, acaricides : doses importantes »sanction immédiate »la mort » EFFONDREMENT DES COLONIES

doses infinitésimales » accumulation dans les tissus + mélanges à d'autres molécules avec  modification de ces molécules en Molécules inconnues  »

2) fongicides : accumulation dans les tissus + mélanges à d'autres molécules avec modification de ces molécules en ???  »  EFFONDREMENT DES COLONIES

3) herbicides : destruction de toute une flore utile aux abeilles et insectes auxiliaires » problèmes de bol alimentaire » nourrissement médiocre du couvain (larves) » abeilles en mauvaise santé » EFFONDREMENT DES COLONIES

Abeilles empoisonnées et mal nourries » abeilles faibles » terrain favorable aux maladies » développement de nouvelles maladies (virus, nosémose, etc ..) + pression du Varroa (acarien asiatique arrivé chez nous dans les années 80), un véritable vampire qui transmet des maladies par ces piqures et qui se nourrit de l'hémolymphe (sang) des larves d'abeilles et des abeilles »  EFFONDREMENT DES COLONIES etc etc .....

 

On pourrait changer les choses avec une bonne dose de courage politique et citoyen en associant tous les acteurs de la vie sociale :

industriels, agriculteurs, chasseurs, pêcheurs, écologistes, apiculteurs, collectivités territoriales, communes, etc

Redonnons à la nature des espaces où elle puisse se restaurer (friches industrielles, bords de route, bords de fossés ou canaux, etc..)

Incitons au reboisement (haies, arbres et bosquets) partout où cela est possible.

Eduquons au respect de ce qui nous entoure et soyons tolérant

Ayons une politique de fleurissement des villes tenant compte de la  biodiversité

Utilisons moins de pesticides

 

Quelques chiffres pour terminer : la reproduction de 80% des plantes à fleurs dépend exclusivement des insectes.Une  étude récente de la FAO démontre que directement ou indirectement 33% de la nourriture humaine dépend de la pollinisation des insectes. En 2005,en Europe, l'impact économique de la pollinisation 153 milliard d'euros.

*"Une étude de chercheurs français, de l'INRA et du CNRS, et allemands, permet de chiffrer la valeur de l'activité pollinisatrice des insectes, abeilles principalement, à 153 milliards d'euros en 2005 pour les principales cultures dont l'homme se nourrit. Ce chiffre représente 9,5% de la valeur de l'ensemble de la production alimentaire mondiale. Les résultats de cette étude sur l'évaluation économique de la vulnérabilité de l'agriculture mondiale confrontée au déclin des pollinisateurs sont publiés dans la revue "ECOLOGICAL ECONOMICS".*

La production de plus des trois quarts des cultures, soit la majorité des cultures fruitières, légumières, oléagineuses et protéagineuses, de fruits à coques, d'épices et de stimulants (café, cacao), bénéficie de l'activité pollinisatrice des animaux, alors qu'un quart n'en dépend pas du tout. En terme pondéral, 35% de la production mondiale de nourriture résulte de la production de cultures dépendant des pollinisateurs, 60% provient de cultures qui n'en dépendent pas (principalement les céréales) et 5% provient de cultures pour lesquelles l'impact des pollinisateurs est encore inconnu.

 

Dans ce contexte, le déclin des insectes pollinisateurs est une préoccupation majeure. L'ampleur des conséquences de ce déclin est une question toujours ouverte, en particulier la valeur économique du service de pollinisation. En s'appuyant sur la revue bibliographique de la dépendance aux pollinisateurs des principales cultures qui nourrissent l'humanité publiée en 2007 <http://www.inra.fr/presse/pollinisateurs_et_alimentation> et les données FAO (2007), l'étude parue dans ECOLOGICAL ECONOMICS calcule la valeur de la contribution des pollinisateurs à la production alimentaire à l'échelle mondiale : la valeur totale de ce service de pollinisation estimée sur la base des prix en vigueur en 2005 s'établit à 153 milliards d'euros, soit 9,5% de la valeur de la production agricole mondiale.

 

Trois catégories de cultures sont principalement concernées : les fruits, les légumes, avec une valeur estimée à 50 milliards d'euros chacun, suivis par les oléagineux avec 39 milliards. L'impact sur les

stimulants (café, cacao...), les fruits à coque et les épices serait de moindre ampleur.

 

La recherche a également permis de mettre en évidence que la valeur moyenne des cultures dépendantes des pollinisateurs était très supérieure (760 EUR par tonne) à celle des cultures non dépendantes comme les céréales ou la canne à sucre (150 EUR la tonne). Le ratio de vulnérabilité, défini comme le rapport entre la production dépendante et la production totale exprimées en valeur, varie largement selon les catégories de culture avec un maximum de 39% pour les stimulants (café

et cacao), 31% pour les fruits à coque et 23% pour les fruits.

L'étude a aussi mis en évidence une corrélation positive entre la valeur par unité de récolte d'une catégorie de culture et son ratio de vulnérabilité aux insectes pollinisateurs : les catégories de culture

les plus dépendantes de la pollinisation par les insectes, sont aussi celles qui ont la valeur économique la plus importante.

Les résultats montrent que les équilibres alimentaires mondiaux seraient profondément modifiés pour trois catégories ‑ les fruits, les légumes et les stimulants ‑ en cas de disparition totale des pollinisateurs : la production mondiale ne suffirait plus à satisfaire les besoins aux niveaux actuels. Les régions importatrices nettes comme l'Union européenne seraient plus particulièrement touchées.

 

Cette étude ne constitue cependant pas une prévision puisque les estimations proposées n'intègrent pas les réponses stratégiques que producteurs et filières agroalimentaires adopteraient pour faire face à une telle disparition. Par ailleurs, les calculs simulent une disparition totale et non un déclin graduel. Si quelques travaux montrent une proportionnalité entre déclin et production, la relation reste encore à confirmer.

L'impact du déclin des insectes pollinisateurs a ensuite été évalué du point de vue du consommateur. Il entraînerait une diminution de la production agricole, et par suite, une augmentation des prix agricoles.

Le consommateur serait donc pénalisé parce qu'il consommerait moins et à des prix plus élevés. Pour évaluer cette perte, les chercheurs ont émis différentes hypothèses en termes de réaction des prix à une offre agricole diminuée. Selon ces hypothèses, la perte pour le consommateur serait comprise entre 190 milliards d'euros (faible réaction des prix) et 310 milliards d'euros (forte réaction des prix).

 

Loin de conduire à la disparition catastrophique de l'agriculture mondiale, la disparition des pollinisateurs, en particulier celle des abeilles domestiques et sauvages qui constituent les principaux insectes pollinisateurs des cultures, entrainerait cependant des pertes économiques substantielles. Ces chiffres ne concernent que les cultures directement impliquées dans l'alimentation humaine. Il conviendrait de les affiner, notamment en tenant compte de l'impact sur la production des semences, très important pour de nombreuses cultures fourragères et légumières ; cet aspect augmenterait la valeur estimée de l'activité pollinisatrice. Il conviendrait aussi de tenir compte de l'adaptation des producteurs et des consommateurs, par exemple sous la forme de substitutions entre produits : ce deuxième effet diminuerait la valeur estimée de la pollinisation. Reste enfin l'impact sur la flore sauvage, qui n'a pas été pris en compte, et tous les services écosystémiques qu'elle fournit à l'agriculture et à l'ensemble de la société."

 

Plus je lis des articles sur le grenelle, et plus je  suis déçu, tant de réunions de travail, tant de déplacements, tant d'énergie, je ne dirai pas pour rien mais quand je vois les amendements déposés par l'UMP, et les lenteurs de cet examen de loi, je suis perplexe.

Voici quelques élements m'amenant à poser des reserves sur la volonté réélle de faire une "Loi Grenelle:
"
lu dans Maire-Info
"Sur proposition de l'UMP, la commission a également décidé que la future limite de 50 Kwh par mètre carré et par an en moyenne pour la consommation d'énergie primaire dans toutes les constructions neuves «ne vise pas à privilégier une énergie par rapport à une autre», sous-entendu le gaz par rapport à l'électricité. "


Et hop, on revient en arrière!

Q
lu dans libération
" Ainsi lorsque les socialistes proposent de mettre en cause " un capitalisme créateur d'inégalité, facteur de crises et de dégradations écologiques, la majorité UMP semble ne pas entendre le mot qui fache tandis que la secrétaire d'Etat à l'Ecologie explique pudiquement sa désapprobation : "cet amendement comporte des éléments qui ne peuvent pas être consensuels"


Et hop, "si vous êtes pas de mon avis, cela ne m'interesse pas !

Nous avons refusé cet amendement lors du dernier atelier  à Paris, je ne vois pas pourquoi un député UMP essaie de l'imposer !

 

Après deux jours de discussions à l'Assemblée nationale, les députés ont adopté vendredi dernier une mesure concernant la consommation d'énergie des bâtiments neufs qui s'appliquera à partir de 2012.

Discours de Jean-Louis Borloo

Le 11 juin, les 50 articles du projet de loi de programme relatif à la mise en œuvre du Grenelle Environnement, dit "Grenelle I", ont été examinés en Conseil des ministres. Le texte est soumis à l’Assemblée nationale mercredi 8 octobre 2008. Son objectif : permettre à la France d’adopter un mode de production et de consommation plus respectueux de l’environnement dans les vingt ans à venir.

Le "Grenelle II", baptisé "loi d’accompagnement de la mutation environnementale de la société française", doit être discuté à la suite du premier texte, avant la fin de l’année 2008, devant le Parlement. Le premier consacre les grandes directions tracées par les groupes de réflexion organisés en 2007, tandis que le second déclinera les moyens techniques d’application, développés par les 33 comités opérationnels lancés courant décembre 2007.

Ne laissons pas les promoteurs du chauffage électrique décider de notre avenir 07 octobre 2008

Dans le cadre de la préparation du débat parlementaire sur la loi Grenelle 1, M. Ollier, président UMP de la commission des affaires économiques de l’Assemblée Nationale, a fait adopter par celle-ci un amendement qui autoriserait la construction de bâtiments neufs dérogeant à la norme cible de 50 kWh/m2/an, retenue par tous, et ce, à condition qu’ils soient équipés de chauffage électrique. Avec une telle disposition, le marché du neuf sera complètement orienté vers des performances énergétiques au rabais.

Les conséquences de cet amendement, s’il était finalement adopté, seraient graves sur le triple plan environnemental, social et économique. Contrairement à des idées répandues, le chauffage électrique est fortement émetteur de gaz à effet de serre comme une étude de l’ADEME l’a montré. Il coûte cher à la société dans son ensemble et en particulier aux familles les plus modestes.

Construire des bâtiments peu efficaces demain sur le plan énergétique c’est se contraindre à consommer beaucoup plus d’énergie dans les décennies à venir et à maintenir un parc de production électrique surdimensionné pour faire face à la demande.

Pour toutes ces raisons, nous demandons le retrait de l’amendement Ollier. Mmes et MM. les Députés, ne laissez pas, s’il vous plaît, les promoteurs de chauffage électrique, qu’ils soient fabricants de convecteurs ou producteurs d’électricité décider de notre avenir et de celui de nos enfants. La norme basse consommation à 50 kWh/m2/an prévue par le relevé de conclusions du Grenelle de l’environnement fin octobre 2007 est pertinente. Il faut y revenir et la préserver.

Aujourd’hui, l’urgence est la diminution massive de la consommation d’énergie de nos logements, sans traitement de faveur pour certaines technologies.

Pour cela, toutes les constructions neuves faisant l'objet d'une demande de permis de construire déposée à compter de la fin 2012 et, par anticipation à compter de fin 2010, s'il s'agit de bâtiments publics et de bâtiments affectés au secteur tertiaire, devraient respecter la norme basse consommation. La norme « bâtiment basse consommation » correspond à une consommation moyenne d'énergie primaire inférieure à un seuil de 50 kilowattheures par mètre carré de surface chauffée et par an pour le chauffage / rafraîchissement (y compris les auxiliaires), la ventilation et l'eau chaude sanitaire.

Ce seuil peut être modulé en fonction de la localisation et de l'usage des bâtiments, ainsi que des impacts environnementaux du système de production, de transport et de distribution de l'énergie consommée.
En effet, s’il peut être pertinent de moduler ce seuil pour les énergies qui présentent un bilan avantageux en termes d'émissions de gaz à effet de serre, il est essentiel d'imposer la prise en compte de l'ensemble des gaz à effet de serre émis tout au long de la chaîne de production, de transport et de distribution de l'énergie primaire consommée.

Pourquoi ? Parce que ce sont ces émissions totales qui ont un impact sur l'environnement, et non les seules émissions mesurées au niveau du bâtiment. De plus, les impacts environnementaux des consommations d'énergie ne sauraient se limiter aux seules émissions de gaz à effet de serre.

Enfin, s’il ne fallait qu’un seul argument pour repousser l’amendement Ollier, il importe de rappeler que la lutte contre la précarité énergétique, dans laquelle sont plongés de plus en plus de Français, ne peut se satisfaire d'un dispositif qui précipite davantage les consommateurs à revenus modestes dans la pauvreté en leur faisant assumer des charges de chauffage électrique onéreuses.

Le groupe socialiste à l’Assemblée Nationale avait déposé un amendement au projet de loi Grenelle 1 (portant le n°638) dont l’esprit semblait en résonnance avec celui de l’amendement Ollier, puisque dans son exposé des motifs il s’agissait d’éviter « d'exclure de facto le chauffage électrique des nouvelles constructions. »
Philippe Plisson, Geneviève Gaillard, Philippe Tourtelier, députés socialistes, et signataires de la motion du pôle écologique, ont décidé de se désolidariser de cet amendement.
Finalement le groupe socialiste de l’Assemblée Nationale a décidé de retirer cet amendement.

Le pôle écologique du PS se félicite de cette décision, de sagesse.

 

(

Commentaires sur cet article (1)
  Cette mesure est doublement vide de sens:
1. plus l'énergie nécessaire (chauffage, eau chaude sanitaire, éclairage, ventilation, auxilliaires) aux besoins d'une habitation est faible, plus l'énergie électrique semble la meilleur choix. Démonstration: Une habitation BBC nécessite environ une puissance de chauffe de 3 KW par une température extérieure de -15 degrés. Il n'existe pas actuellement d'appareils de chauffe qui présentent une puissance variable entre 0 et 3 KW.

2. Les milliards économiséspar la non reconstruction de centrales nucléaires devenues inutiles pourraient entre effet etre utilisés aux travaux de reduction des besoins en chaleur des habitations conduisant à des demandes inférieures à 50 KWH / m2. an
 
 

Jacques Allier (eupalinos) (12/10/2008 20:48)

 
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