Merci Marc
NATIONALISATION AUX USA ! OBAMA CAN DO IT !
Mais en France, c’est impossible d’avoir des représentants de l’Etat dans les Conseils d’administration des
banques…
Le Trésor américain au secours de Citigroup
L'administration Obama va partiellement nationaliser la banque américaine, sévèrement chahutée sur les marchés boursiers.
Le libéralisme prend une nouvelle fois du plomb dans l’aile aux Etats-Unis.
D’après le Wall Street Journal, le Trésor américain va prendre une participation de 30 à 40% du capital du groupe bancaire américain Citigroup, représentant un
investissement de 25 milliards de dollars. L’opération est destinée à stabiliser le capital d’une institution très chahutée sur le marché.
Un accord devrait être annoncé vendredi matin aux termes duquel le Trésor accepterait de convertir certaines des actions préférentielles qu’il a obtenues en
échange d’une aide de 45 milliards de dollars, mais qui ne lui donnent pas de droit de vote, en actions ordinaires.
Condition sine qua non, posée par le Trésor, à un tel accord : Citigroup doit persuader des investisseurs privés de réaliser la même opération (et pour les mêmes
montants) que le Trésor, dans une limite de 25 milliards de dollars.
Par ailleurs, le conseil d’administration de Citigroup serait remanié pour qu’une majorité d’administrateurs indépendants puissent y siéger. Mais le poste du
directeur général Vikram Pandit ne serait pas menacé.
La perspective d’une telle opération avait été dessinée par de premières révélations du Wall Street Journal dès dimanche soir. Depuis lors l’adminisration Obama
avait dévoilé ses intentions dans ce type de dossier, mais dans des termes très généraux. Le Trésor avait ainsi ouvert la porte à des processus de nationalisation partielle, mais seulement en
dernière extrémité et à titre provisoire.
Si Washington doit intervenir, «tout capital de l’Etat sera sous forme d’actions préférentielles obligatoirement
convertibles, qui seraient converties en actions ordinaires seulement si cela s’avère nécessaire avec le temps pour maintenir les banques dans une position bien
capitalisée», avait précisé le Trésor. Cela n’arriverait que si le privé n’apportait pas le capital supplémentaire nécessaire, et seulement à la
demande de la banque concernée. Il avait été précisé que l’Etat n’entendait être un actionnaire de référence qu’à titre provisoire, car «notre
économie fonctionne mieux quand les institutions financières sont bien gérées par le secteur privé».
Le Wall Street Journal soulignait jeudi soir qu’il restait encore des zones d’ombres dans l’accord avec Citigroup, notamment sur le prix auquel les actions
préférentielles seront converties en actions ordinaires, certaines sources du quotidien évoquant un prix de 5 dollars exigé par Citigroup, soit plus du double du cours de clôture de jeudi (2,46
dollars).
Autre problème: la quasi totalité des membres du conseil d’administration de la banque de 15 membres sont déjà
indépendants. Le nouveau président du conseil, Richard Parsons, avait du mal ces dernières semaines à trouver des candidats pour remplir des postes vacants.