
Jean SCHEPMAN
Conseiller Général du Canton d'Hondschoote depuis 1994
Vice-Président du Conseil Général Chargé de l’Environnement,
du Cadre de Vie, de la Politique de Préservation de l’eau, et de l'Agenda 21
Mes coordonnées
si vous souhaitez apporter un commentaire aux articles, cliquez sur "ajouter un commentaire" en dessous des articles
Une première sous la Ve République. Un ancien chef de l’Etat, Jacques Chirac, est renvoyé devant un tribunal correctionnel, dans l’affaire des chargés de mission de la Ville de Paris, pour «21 supposés emplois fictifs». Maire de Paris de 1977 à 1995, il bénéficie toutefois d’un non-lieu pour le chef d’accusation de «faux en écriture publique». Ce sont les conclusions de l’ordonnance signée, ce vendredi, par la juge Xavière Simeoni.
Réagissant aussitôt, dans un communiqué de son service de presse, Jacques Chirac, qui a aussi, cette semaine, été mis en cause par Charles Pasqua, se dit «serein et décidé à établir devant le tribunal qu’aucun» des 21 emplois pour lesquels il est renvoyé devant la justice «ne constitue un emploi fictif».
Contre toute attente, le parquet de Paris, qui avait requis un non-lieu général - estimant que les faits antérieurs à 1992 sont prescrits et que l’enquête n’a pas permis de caractériser l’infraction pour les faits postérieurs -, n’a donc été que partiellement suivi par la juge, qui s’apprête à quitter le pôle financier du palais de justice de Paris.
Au moins neuf personnes dont Jacques Chirac sont renvoyées en correctionnelle, neuf autres bénéficiant d’un non-lieu, dont Bernard Bled, l’ancien secrétaire général de la mairie. La juge a considéré que les faits étaient prescrits pour au moins deux personnes, Robert Pandraud et Daniel Naftalski.
Si le nom de l’ancien président de la République est apparu dans plusieurs affaires, le dossier des chargés de mission est le seul pour lequel Jacques Chirac a été mis en examen.
Protégé pendant 12 ans par sa fonction à la tête de l’Etat puis redevenu justiciable ordinaire, il avait été mis en examen, sept mois après son départ de l’Elysée, le 21 novembre 2007, pour «détournement de fonds publics» dans ce dossier d’emplois de complaisance présumés payés par le cabinet du maire de Paris.
L’instruction menée par la magistrate vise 35 emplois présumés fictifs sur la période 1983-1998, soit du début du deuxième mandat de Chirac à la mairie aux trois premières années de son successeur Jean Tiberi.
Parmi les bénéficiaires présumés de ces emplois figure un ancien préfet, soupçonné d’avoir bénéficié d’un chauffeur payé par le cabinet du maire de Paris. Il s’agit du seul contrat signé de la main de Jacques Chirac.
Il y eut ensuite le businessman, moins consensuel, celui-là.
En 2002, le Canard enchaîné a ironiquement baptisé "amendement Douillet" la modification d'une loi d'amnistie qui pouvait mettre fin aux poursuites engagées contre l'ex-champion
après la faillite de Travelstore, société dont il était actionnaire. L'opposition a dénoncé une intervention amicale de Jacques Chirac. "J'ai eu un non-lieu et l'amendement n'y est
pour rien", balaie le nouveau député.
Devenu entrepreneur à succès, le jeune patron s'est trouvé de nouveaux contempteurs. Certains ont vu un conflit d'intérêt entre ses affaires et ses fonctions au sein de la Fédération française de judo (FFJ), où il est membre du comité directeur. Sa société Double D équipe en effet les athlètes en kimonos Adidas. Et Daval, géré par sa femme Valérie, a assuré la communication des sélectionnés pour les Jeux de Pékin. Faux procès, soutient Jean-Luc Rougé, le président de la FFJ : "Nous étions sous contrat avec Adidas avant que Double D ne rachète la licence des kimonos et Daval était la société la plus qualifiée." "Daval, c'est une décision de Jean-Luc et de ma femme. Je leur ai dit que je ne voulais pas", assure David Douillet. L'ancien judoka est également salarié de Canal+.
Parisot choque Aubry et Chérèque
http://www.liberation.fr/politiques/0101556226-parisot-choque-aubry-et-chereque
La présidente du Medef, Laurence Parisot, a qualifié la journée nationale d’action de jeudi de «facilité», ajoutant qu’elle a un «coût en terme de démagogie, d’illusions créées».
La première secrétaire du PS Martine Aubry s’est dite ce matin sur Canal + «excessivement choquée» par les propos de la présidente du Medef, Laurence Parisot, qui a qualifié de «facilité» la journée nationale d’action jeudi.
«J’ai trouvé ses propos indécents et je dirais même peut-être indignes lorsqu’elle s’attaque à une organisation syndicale qui défend, soutenue par les Français, la situation actuelle, c’est-à-dire des Français inquiets face à l’arrivée massive des licenciements, face à un pouvoir d’achat qui baisse», a lancé la maire de Lille.
Laurence Parisot avait estimé mardi que la journée d’action a un «coût en terme de démagogie, d’illusions créées». «C’est une facilité, je ne crois pas que ce soit une réponse», a-t-elle déclaré, avant d’accuser la CGT de «provoquer des destructions d’emplois» à Marseille.
«Aujourd’hui, nous n’avons que des patrons qui parlent finance à court terme et je n’entends pas de la part du patron des patrons, Mme Parisot, un autre discours», a répliqué Aubry. Selon elle, Laurence Parisot «n’aide pas notre pays à sortir de la crise». «Elle défend les grandes entreprises, les banques».
Le secrétaire général de la CFDT François Chérèque a lui estimé sur i-Télé que les propos de la présidente du Medef sur la «démagogie» du mouvement social sont «insupportables». Il a souligné que «ces propos, dans les oreilles des salariés licenciés», pouvaient être ressentis comme «insupportables».
François Chérèque a par ailleurs accusé Frédéric Lefebvre, porte-parole de l’UMP, d’avoir déformé ses propos «pour faire une polémique» à de «basses fins politiques» en reprenant le mot de «rapace» pour qualifier l’intervention du dirigeant socialiste Laurent Fabius sur les risques de «révolte» sociale.