Présentation

Jean SCHEPMAN

Conseiller Général du Canton d'Hondschoote depuis 1994

Vice-Président du Conseil Général Chargé de l’Environnement,

du Cadre de Vie, de la Politique de Préservation de l’eau, et de l'Agenda 21

Mes coordonnées

Tél. : 03.28.24.42.00
03.20.13.45.30
Fax : 03.20.13.45.40
Mél : jschepman@cg59.fr

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Soyons solidaires

Mercredi 27 mai 2009

voici le texte de l intervention de Dider Manier notre président de groupe par rapport au RSA :

La loi généralisant la mise en œuvre du Revenu de Solidarité Active entre en vigueur le
1 juin prochain.

 

Le Nord se met en ordre de marche, c’est l’objectif des délibérations que nous sommes tenus d’adopter.

 

Bien entendu, les élus du groupe socialiste que je représente voteront les délibérations.

 

Mais je veux dire d’emblée qu’il n’y pas de quoi se réjouir face à l’arrivée de ce dispositif, qui n’a pas fait ses preuves, qui ne s’est prémuni d’aucun dérapage, et dont les financements restent totalement hasardeux.

 

La loi sur le RSA marque, en outre, le passage sans transition d’un système de solidarité à un système de pseudo mise à l’emploi.

 

 A cet égard, nous avons des craintes sérieuses sur l’efficacité et le devenir d’un tel dispositif.

 

C’est dire que nous ne faisons pas partie de ceux qui se réjouissent de la mort du RMI.

 

Parce que tout simplement, ce RSA, ce n’est que le RMI, sans le I. Ce fameux I de l’insertion.

 

Mais l’insertion a été tellement décriée et combattue par la droite… jusqu’à confondre « assistanat » et « insertion ».  

 

Elle n’a jamais voulu comprendre la différence.

 

 Aussi, aujourd’hui avec la nouvelle loi,

 

- soit vous êtes apte, et vous devez accepter n’importe quel emploi, à n’importe quelle condition.

 

- soit, vous êtes inapte et vous basculez définitivement dans l’assistance, et ce pour combien de temps…

 

Voilà, non pas comment nous voyons les choses, mais comment elles risquent de se passer. Il ne faut pas se voiler la face.

 

Bien entendu, nous le  dénonçons !

 

C’est la logique de l’exclusion portée à son paroxysme. Quel espoir, quel projet de vie, pour ceux qui n’auront a priori pas accès au pôle emploi ?

 

Les Départements conservent pleinement la compétence sociale. Nous nous occuperons donc de ces publics exclus avec toute la solidarité qui nous caractérise.

 

Ce sera tout l’enjeu de notre prochain Plan Départemental d’Insertion. La lutte contre l’exclusion en sera un élément fondamental.

 

L’idée d’un Revenu de Solidarité Active valait la peine qu’on s’y arrête. Le Nord a d’ailleurs  fait partie des départements candidats pour expérimenter le dispositif.

 

Malheureusement, il y a des effets indésirables, voire des effets toxiques.

 

Il faut savoir que les mois d’expérimentation ont déjà démontré que plus de 72% des allocataires n’ont obtenu que des emplois précaires.

 

A terme, le RSA c’est la porte ouverte aux emplois bas salaire ou à des temps partiels. Rien n’est prévu, aucun garde fou n’est posé pour aboutir à des emplois suffisamment rémunérateurs avec des garanties.

 

Il faut s’en inquiéter ! Cette situation compromet gravement la pérennité du dispositif, d’autant que le financement est loin d’être bouclé.

 

Ce n’est pas un point de détail.

 

L’Etat laisse déjà une ardoise de deux milliards d’euros aux Départements pour le RMI. Comment compte-t-il financer le RSA ?

 

Nous savons qu’avec la crise, le nombre d’allocataires du RSA va grimper en flèche, nous savons qu’il n’y aura pas d’emplois pour tous, nous savons que nous n’aurons pas l’argent pour payer tout le monde.

 

La RSA est donc à nos yeux un leurre.

 

Il le restera tant qu’il ne sera pas acté dans les faits, qu’il s’agit d’un dispositif qui doit relever de la solidarité nationale, avec des financements nationaux, établis dans le cadre d’une vraie réforme des finances locales.

 

Ce sera un leurre social et économique, si des gardes fous ne sont pas posés pour éviter de créer durablement des sous emplois, et pour éviter que des personnes acceptent des salaires au rabais, au prétexte qu’ils seront maintenus sous oxygène grâce à la compensation « travailleur pauvre ».

 

Le RSA risque d’institutionnaliser le nivellement par le bas, de faire le jeu de ceux qui sont plus soucieux de leurs dividendes que des conditions de travail de leurs salariés.

 

Nous exprimons aussi nos plus vives inquiétudes sur la façon dont les demandeurs d’emplois seront accueillis, accompagnés et traités dans ce système. Car il en faudra des moyens humains, des recrutements de personnels pour gérer efficacement et accompagner les personnes qui basculent du RMI vers le RSA.

 

Nous savons tous que l’accompagnement, le suivi des situations personnelles est la clef de la réussite de ce dispositif.

 

Bien sur que nous étions partants pour tout faire pour le retour à l’emploi.

 

En tant que socialistes, nous avons prôné la logique de la solidarité active, une solidarité qui tire chacun vers le haut, vers l’insertion, vers un vrai projet de vie, avec un logement, un emploi.

 

Il n’y a pas de double langage, ni d’hypocrisie dans notre discours : le travail vaut mieux que l’assistance, tout faire pour inciter au retour à l’emploi est une nécessité.

 

Mais avec le RSA tel qu’il est conçu, nous allons peut être vivre l’enfer pavé de bonnes intentions…

 

Nous assistons donc à la naissance d’un dispositif qui devra nécessairement s’améliorer, s’affiner, s’humaniser, cela dans le contexte d’une crise économique qui impacte fortement l’emploi.

 

Le RSA n’avait pas achevé son expérimentation.

 

C’est un grand prématuré, avec une mise en œuvre qui est prévue dans des conditions aléatoires.

 

Avec nos conventions et délibérations, nous tentons de cadrer les choses dans l’intérêt de nos allocataires, des Nordistes.  Mais nous ne pourrons pas tout maîtriser. Loin de là.

 

Demain, il ne faudra pas en rendre responsables les Départements qui ont les mains liées.

 

Pour autant, sur le terrain, les Conseillers Généraux que nous sommes devront répondre aux élus locaux, aux partenaires, et aux allocataires impliqués.

 

Ce sont des jours difficiles qui nous attendent.

 

Voilà, nos réserves et nos craintes, Monsieur le Président, au moment où nous adoptons une délibération sur la mise en œuvre du RSA.

 

 

 

Mardi 30 décembre 2008
Merci à RV:

"Je me souviens, il y a trés longtemps maintenant, mon instituteur nous demandait régulièrement de rédiger une rédaction sur l'an 2000. A l'époque, nous ne parlions pas encore de dissertation ... Je me souviens d"avoir rêvé d'un monde parfait... D'un monde fait de soucoupes volantes, d'un monde idéal où tous, nous nous aimions.... Je devais avoir à l'époque une dizaine d'années... J'avais eu d'ailleurs une trés bonne note, pour une fois... Les premiers écrits sur les conflits humains datent de 2007 ans AVANT JC. C'est bien la seule chose sur laquelle l'être humain à eu une constance exemplaire... La guerre !!! Mes rêves sur l'an 2000 sont tellement loins... Et dire que nous sommes à l'aube de 2009 et que rien, absolument rien, sur ce point n'a changé... Je rêve encore de mes rédactions sur l'an 2000 !!! Bonne année à toi Jean ! "
Mardi 30 décembre 2008
une réflexion :
les forces de police qui sont venus avec des grues et des camions ( qui paye ???) détruire les campements de fortune ne mettent ils pas en danger de mort ces personnes , N'y a t'il pas là non assistance à personne en danger ?
Je n'incrimine ici personne, je sais, ils me l'ont dit, que les policiers vivent trés mal ce type d'intervention,  mais notre société Française est  bien malade, où l'on détruit les cabanes des migrants et on les laisse  errer dans les rues par le froid que nous vivons !
La raison invoquée , "présence de mafieux qui sont violents", ne tient pas la route :
il y a des bandits partout, ce n'est pas pour celà que les forces de l'ordre tirent dans le tas !
Mardi 7 octobre 2008

Hier en permanence, j'ai reçu des personnes qui dans le cadre d'une formation doivent se rendre à Lille par le Train.
Il apparait que le matin de très bonne heure 6h 6h30 en partant d'Hondschoote, il n'y a pas de cars disponibles.

Aussi ces personnes se rendent avec leur voiture jusque Bergues et il serait judicieux de permettre un covoiturage afin de réduire les couts liés à l'essence.

Si vous connaissez quelqu'un qui se rend à Lille par le Train et qui demeure à Hondschoote, n'hésitez pas à lui communiquer l'adresse de mon blog afin que je puisse mettre en contact les demandeurs.

Bien évidemment si d'autres personnes souhaitent utiliser le covoiturage pour d'autres directions, mon blog est à votre disposition.

Si cette action prend de l'ampleur, il serait intéressant de développer cette mesure en associant toutes les bonnes volontés.

1er dossier: départ vers Bergues depuis Hondschoote et retour le soir

Mardi 7 octobre 2008
Depuis quelques mois, lors de mes permanences, je reçois de plus en plus de personnes en difficulté: emploi, séparation, endettement; etc...
Le pouvoir d'achat et la crainte de la fin du mois ressortent à chaque entretien.

Comme je n'aime pas les discours pompeux et creux à la Tsarko1er, j'ai décidé de créér sur mon blog, une catégorie : soyons solidaires !


Dans le prochain message, je vais ouvrir cette rubrique en parlant du covoiturage
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