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Jean SCHEPMAN

Conseiller Général du Canton d'Hondschoote depuis 1994

Vice-Président du Conseil Général Chargé de l’Environnement,

du Cadre de Vie, de la Politique de Préservation de l’eau, et de l'Agenda 21

Mes coordonnées

Tél. : 03.28.24.42.00
03.20.13.45.30
Fax : 03.20.13.45.40
Mél : jschepman@cg59.fr

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le petit bonimenteur

Jeudi 12 février 2009

Audiovisuel public : Fillon reconnaît la "contrevérité" de Sarkozy

Jeudi dernier, le Président avait affirmé que l'approbation d'une partie de l'opposition serait requise pour la nomination des patrons de l'audiovisuel public. Faux, reconnaît Fillon

 

Jeudi soir, lors de l'émission "face à la crise", David Pujadas s'est fait tancer par Nicolas Sarkozy. La cause? Avoir osé affirmer que les futurs patrons de l'audiovisuel public serait dorénavant nommé par le Président. "Mensonge", "c'est factuellement faux", a affirmé Sarkozy, affirmant notamment que lors du passage en commissions des affaires culturelles des deux assemblées, l'approbation d'une partie de l'opposition était requise pour que le candidat soit accepté :

"Le nom proposé part aux commissions des affaires culturelles de l’Assemblée et du Sénat, où, tenez-vous bien, il doit être accepté à la majorité des trois cinquièmes. C’est-à-dire, et j'y ai tenu, que l’opposition doit être d’accord avec la majorité pour accepter le nom.Vous voyez qu’on est bien loin de la caricature d’un président de la République seul dans son bureau qui va nommer le président de France Télévisions.»

 


 

Le fait est que le processus n'est pas celui que Sarkozy décrit. La majorité des trois cinquièmes est requise pour s'opposer au candidat... et non pour l'accepter. Ce qui signifie que l'opposition doit rallier une partie de la majorité pour retoquer une candidature.

Cet après midi, Laurent Fabius a profité des questions au gouvernement pour interroger le premier ministre sur la déclaration présidentielle : "Est-ce un revirement, ou un mensonge ?", a demandé Fabius, affirmant : "le Parlement a exclu cette solution que nous avions proposée".

"Le procédé de nomination est une amélioration de la situation existante, a fait valoir François Fillon. "Vous nous reprochez de ne pas vous avoir donné à vous qui êtes minoritaire, la majorité pour décider de la nomination du Président de France Télévisions. Naturellement, nous ne sommes pas allés jusque là, comme vous ne seriez pas allés jusque là", a-t-il ajouté.

Reconnaissant implicitement, l'erreur — le mensonge ? — du Président.

 


Jeudi 12 février 2009

MERCI Marc P

Taxe professionnelle : 29 milliards donnés au patronat ?



Source:

http://www.humanite.fr/2009-02-07_Politique_Taxe-professionnelle-29-milliards-donnes-au-patronat



La suppression de cet impôt fragiliserait les collectivités territoriales au seul bénéfice des entreprises.

Ni 8, ni 15… mais bien 29,132 milliards d’euros ! C’est le montant annuel de la taxe professionnelle payée par les entreprises aux collectivités locales, que Nicolas Sarkozy s’apprête à rendre aux patrons dès 2010. Pour « alléger les charges des entreprises », dit-il, afin de maintenir et développer l’emploi… À écouter le chef de l’État, la taxe professionnelle serait « un poids » pour la nation. La supprimer n’est pourtant pas une idée neuve… sauf qu’elle ne représente que 3,5 % de la valeur ajoutée. Et seulement 1,5 % pour les banques et les assurances. De plus, l’État accorde sur cette taxe des dégrèvements évalués à plus de 10 milliards d’euros, auxquels s’ajoutent ceux sur les charges sociales pour un montant équivalent. Or cela ne règle en rien le problème de l’emploi : cette générosité de l’État n’a jamais empêché aucune délocalisation ni aucun plan de licenciements.

L’inquiétude des élus locaux est donc perceptible devant cette mesure « prise de façon unilatérale et sans aucune consultation préalable », déplore Daniel Delaveau, maire (PS) de Rennes et président de l’Assemblée des communautés de France, pour qui « la taxe professionnelle représente 94 % des recettes fiscales ». Marie-France Beaufils, sénatrice et maire (PCF) de Saint-Pierre-des-Corps, confirme : « La solution de remplacement comme l’écotaxe n’est pas crédible. Tout se passe comme si le gouvernement, n’ayant pas pu imposer d’autorité la réduction des services publics des collectivités locales, cherchait désormais à l’imposer par la voie budgétaire. »

Non seulement les dotations de compensation de l’État vis-à-vis des collectivités sont aléatoires dans leur montant, mais le chef de l’État ne les a même pas évoquées concernant la taxe professionnelle. Ce qui laisse présager un affaiblissement important des budgets des collectivités. Les seules variables d’ajustement resteraient donc la taxe d’habitation (impôt injuste car il ne tient pas compte des revenus) et la taxe foncière. Pour Christian Favier, président communiste du conseil général du Val-de-Marne, il s’agit bien d’une mesure dangereuse : « Seront remis en cause, dit-il, des pans entiers d’action publique qui protègent les habitants, confortent la solidarité envers les plus fragiles et permettent d’investir… » Christian Favier rappelle en outre que les collectivités locales assurent les trois quarts de l’investissement public. Ainsi, comme le disent les élus, les entreprises ont bel et bien une responsabilité sociale et territoriale et doivent contribuer à l’aménagement et aux services locaux dont elles profitent. Selon Marie-France Beaufils, une réforme de la fiscalité locale, donc de la taxe professionnelle, reste évidemment nécessaire : « Mais cette réforme doit au contraire viser à élargir son assiette aux actifs matériels et financiers à hauteur 0,5 %. » Cela rapporterait 22 milliards d’euros…



Marc P.

Mardi 10 février 2009
du grand n'importe quoi démago de notre petit bonimenteur !
plus de TP ??? mais maintien des profits honteux pour les grands patrons ! Et qui va financer les investissements des communes, des régions  et des départements ?
voici à ce sujet un excellent article de mon président et ami Bernard Derosier et de mon ami Christian Hutin , article repris sur son blog :

mardi 10 février 2009

Suppression de la Taxe Professionnelle : la lente mise à mort des collectivités ?

 

Communiqué de presse


Bernard Derosier, Député du Nord, a exprimé ce mardi 10 février 2009, à l’occasion des questions au Gouvernement, ses plus vives préoccupations concernant l’annonce de la suppression de la Taxe Professionnelle en 2010, c’est à dire dans dix mois et demi.


Il rappelle que la Taxe Professionnelle est la première ressource fiscale des collectivités. Pour le Député c’est donc un nouveau coup porté aux collectivités territoriales après les transferts considérables de charge et de compétences auxquels elles ont dû faire face.

Pour Bernard Derosier, l’annonce par le gouvernement d’une compensation de cette perte serait une mauvaise réponse pour deux raisons :
· au fil du temps celle-ci s’effritera comme ont été grignotées depuis sept ans les dotations de l’Etat aux collectivités territoriales.
· c’est encore l’autonomie fiscale des territoires qui est affectée.

En somme c’est donc le pouvoir d’agir des collectivités et des élus locaux qui est mis à mal mais aussi le pouvoir d’achat des français qui est menacé. Le Député met en garde le Gouvernement : la suppression de la Taxe Professionnelle amènera un report sur la Taxe d’Habitation, c’est à dire l’impôt payé par les ménages, ce qui contribuera à grever davantage encore le pouvoir d’achat des français.

Pour le Député, la création d’une autre ressource fiscale, au moins équivalente, est indispensable pour les collectivités afin qu’elles puissent disposer de véritables marges de manœuvre pour exercer leurs responsabilités.


Bernard Derosier a donc interrogé le Gouvernement afin de savoir s’il comptait rencontrer et engager des discussions avec les élus locaux et s’il avait l’intention de proposer une réforme d’ensemble, une réforme globale de la fiscalité locale.

Le Ministre Eric WOERTH, n’a fait qu’éluder les questions sans répondre précisément aux problèmes posés.

vendredi 6 février 2009

La taxe professionnelle sera-t-elle remplacée ou compensée ?

Depuis le « show » télévisé de Monsieur Sarkozy, hier soir, les commentaires vont bon train.

Parmi les intentions affichées, il en est une qui a retenu tout particulièrement mon attention : la suppression de la taxe professionnelle en 2010. C’est-à-dire l’année prochaine !

Dans les responsabilités qui sont les miennes et parce que la taxe professionnelle apporte 58 % des recettes fiscales du Département, je ne peux qu’être inquiet des conséquences de cette suppression.

En dehors du constat que cette suppression satisfera les chefs d’entreprises et n’apportera rien aux salariés, la première question qui se pose est : par quoi sera t’elle remplacée ?

Je crains par dessus tout que les assemblées locales perdent leur capacité de décider démocratiquement d’un impôt, certes imparfait, mais qui permet aux élus d’exercer leurs responsabilités.

Il ne faudrait pas, en effet, que cet impôt supprimé soit compensé par une dotation de l’Etat. Cela accroîtrait davantage la tutelle financière du gouvernement sur la gestion des collectivités territoriales.

Ce serait une nouvelle remise en cause de la décentralisation.

Ne faisons pas de procès d’intention. Attendons d’en savoir plus. Cela n’empêche pas cependant d’avoir quelques interrogations.

Communiqué de presse de Christian HUTIN à propos de la suppression de la taxe professionnelle.

ACTUALITÉ - Mardi 10 Février 2009 à 13h54

 

Plusieurs remarques s’imposent : tout d’abord, le style et la méthode. «J’ai décidé que…» N’y a-t-il plus dans ce pays qu’un seul citoyen et 65 millions de sujets ? Sur une réforme aussi importante de la fiscalité, qui concerne directement la vie des collectivités locales et territoriales de ce pays, voilà Nicolas Sarkozy qui, une fois de plus, en dehors de tout débat, de toute réflexion partagée, d’un ton péremptoire, annonce la fin de la TP. Je rappelle par ailleurs que la réforme constitutionnelle avait, soit disant, pour but de renforcer les pouvoirs du Parlement. Et bien, là encore, on constate que le Parlement n’aura même pas son mot à dire alors qu’il s’agit d’un débat politique de taille qui concerne la base même de la démocratie locale et de ses moyens. Les collectivités locales sont des institutions de la République. Elles bénéficient de l’autonomie et de la libre administration de leur fonctionnement dans le cadre des dispositifs en vigueur. Or, sur un point aussi important, alors que la « commission Balladur » est censée remettre certaines pistes de travail dans la perspective de la Réforme de collectivités, le Président fait une annonce qui, selon moi, remet tout en cause. Et je doute même qu’il en ait mesuré toutes les conséquences. Quel mépris pour les centaines de milliers d’élus locaux de ce pays !
Ensuite, faut-il rappeler que bien souvent, ce sont les collectivités locales qui soutiennent l’activité économique grâce à leur politique d’investissement ? Globalement sur le littoral dunkerquois, la TP représente plus de 260 millions d’euros de recettes dont environ 180 repartent dans le tissu économique, soit en investissement, soit en fonctionnement. Le Président n’a rien dit sur le remplacement de la TP sauf à parler d’une « taxe carbone » mais payée par qui ? Perçue par qui ? Sur quelle base ? Avec quel taux ?
Par ailleurs, le Président n’a rien dit non plus sur le type d’entreprise qui sera exonérée de la TP. Toutes ? Les plus petites ou les plus grandes d’entres elles, multinationales comprises ? Parce qu’en fonction de cette réponse, les chiffres ne sont plus les mêmes. On passe de 8 à 28 milliards d’euros de recettes en France en fonction de qui est concerné. Alors qui va compenser ces sommes ?
En réalité, nous sommes dans la poursuite du projet politique mis en place par Nicolas Sarkozy dès son accession au pouvoir : diminution des impôts, baisse des « charges » et des cotisations diverses et variées, diminution du rôle de l’Etat, démantèlement et privatisation des Services publics. Ceux qui imaginent un « tournant social » dans l’action présidentielle se trompent lourdement. Il poursuit en fait, avec une grande cohérence, un projet global et ultralibéral qui concerne chaque secteur de la société.
Est-ce que la réintégration de la France dans le commandement intégré de l’OTAN ou notre participation militaire accrue à la guerre en Afghanistan, relèvent du hasard ou du simple « pragmatisme » ? …. Et je me contente de ces deux exemples ….

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