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15 avril 2008 2 15 /04 /avril /2008 11:20
Bergues à l'Honneur:
en effet, madame sylvie Brachet Maire de Bergues sera présente ce soir lors de la projection privée (30 personnes !) au Palais de l'Elysée du film de Dany BOON "bienvenue chez les Ch'tis" en présence du Président de la République, du Président du Conseil Régional Nord Pas de Calais Daniel Percheron et de l'équipe du Film
Bergues et Sylvie sont citées dans
" le monde "



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15 avril 2008 2 15 /04 /avril /2008 09:20

Encore une fois, avec le gouvernement de Tsarko 1er, on atteint les limites du libéralisme.
Ce coup ci, c'est la ministre de la santé (?) Roselyne Bachelot (la ministre du mauvais gout vestimentaire) qui annonce la possibilité du non remboursement par la Sécurité sociale pour les lunettes laissant les mutuelles prendrent tout en charge!
Concrètement, les pauvres auront des lunettes que si ils peuvent se les payer.
Décidément avec ce gouvernement , il n'est pas bon d'être malade en France!
Et on dit merci qui ? Merci à l'UMP, merci aux parlementaires UMP et apparentés UMP (Députés et Sénateurs) qui "offrent " aux français une couverture maladie à double vitesse:
une pour les plus aisés qui pourront à coup d'euros se soigner et l'autre pour une grande partie des Français  qui ne pourront plus se soigner.

Voici l'article de l'afp relatant ce nouveau couac gouvernemental:
 

Un éventuel désengagement de la Sécu au profit des complémentaires sur l'optique, évoqué par Roselyne Bachelot, crée un tollé parmi les mutuelles de santé et les professionnels du secteur qui estiment que la "santé visuelle" doit prévaloir sur les considérations financières.

La ministre de la Santé a jugé possible dimanche que la Sécurité sociale se désengage totalement de secteurs comme les frais optiques ou dentaires qui seraient pris en charge uniquement par des complémentaires santé, à condition d'accroître la "concurrence" entre ces dernières, une déclaration condamnée notamment par le PS, la CGT et l'Union des familles laïques (Ufal).

Jean-Pierre Davant, président de la Mutualité française (couvrant 38 millions de personnes par les mutuelles adhérentes), a regretté lundi les propos de Mme Bachelot dimanche, estimant qu'il serait "plus raisonnable de négocier d'abord avant de faire des déclarations de ce type".

Les professionnels du secteur, de leur côté, revendiquent que la "santé visuelle" reste sous contrôle de la solidarité nationale, alors qu'actuellement, 8% des Français ne bénéficient pas de complémentaires santé.

A l'Association nationale pour l'amélioration de la vue (Asnav) regroupant ophtalmologistes, opticiens et fabricants de lunettes, on déplore que la filière visuelle soit "le parent pauvre de la santé en France", le remboursement des produits optiques ne représentant, selon eux, que 0,1% du montant total des dépenses de l'Assurance maladie, soit environ 130 millions d'euros.

Selon la Cnam, ce montant, tous régimes confondus, atteint 190 millions d'euros alors que le déficit du régime général devrait être compris entre 4,6 et 6,2 milliards d'euros en 2007.

"Les problèmes visuels doivent rester dans le domaine de la santé, il ne faut pas en faire une affaire financière car en laissant libre-cours au remboursement, on peut craindre que beaucoup de gens ne se corrigent plus" estime Christian Roméas, vice-président de l'Asnav.

Une démédicalisation des actes optiques pourrait alors générer une augmentation de l'automédication et un nivellement par le bas des soins.

Pour Jean-Luc Seegmuller du Syndicat national des ophtalmologistes de France (Snof), ce serait une "régression considérable".

"Un demi-million de glaucomes ne sont pas dépistés, 20% des titulaires du permis de conduire sont en état d'inaptitude visuelle légale et la fréquence des dégénérescences maculaires liées à l'âge augmente" explique-t-il.

A ceux qui pensent que la Sécu ne rembourse que très peu les lunettes, M. Seegmuller rétorque que les moins de 18 ans et les bénéficiaires de la CMU complémentaire (Couverture maladie universelle) sont "particulièrement bien pris en charge par la Sécurité sociale" et qu'un désengagement de la Sécu "accentuerait les inégalités entre Français

 

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14 avril 2008 1 14 /04 /avril /2008 19:45

Dimanche  soir je suis arrivé à Nimes pour un colloque sur le développement durable organisé ce lundi matin par le Conseil général du Gard. J'y ai présenté en compagnie de ma collègue Delphine BATAILLE, Vice Présidente du CG du Nord en charge du Dévéloppement Durable la démarche exemplaire engagée par le Département du Nord depuis 2001.
Le Président du CG du Gard Monsieur Damien ALARY envisage de lancer une politique de développement durable aussi ambitieuse que celle que j'ai eu l'honneur de piloter jusqu'en mars dernier.
Suite à notre présentation s'est engagé un  débat politique trés intéressant  entre les élus conseillers généraux du Gard, en particulier sur quel type de croissance à favoriser de par les politiques départementales.


photo de droite en haut au milieu en chemise blanche Damien Alary le président du conseil Général du Gard

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13 avril 2008 7 13 /04 /avril /2008 12:25
MATIERES PREMIERES.

La flambée des prix agricoles inquiète la Banque mondiale Daniel Rosenweg

dimanche 13 avril 2008 | Le Parisien

L'envolée des prix du riz, du blé et autres céréales provoque des émeutes de la faim en Afrique, en Haïti et en Asie. Un sujet qui préoccupe la Banque mondiale et le Fonds monétaire international réunis ce week-end à Washington.

ALORS que les Bourses occidentales chavirent sous les vagues inflationnistes du pétrole et le ressac de l'immobilier américain, à l'autre bout du globe, des populations entières subissent ce que d'aucuns appellent déjà un « tsunami humanitaire ». Un peu partout, des émeutes de la faim réclament simplement le droit à s'alimenter, en Haïti, en Egypte, aux Philippines, au Cameroun, au Sénégal, au Mexique, en Indonésie, à Madagascar... Les manifestations se sont multipliées contre la hausse du prix des produits de première nécessité, particulièrement du blé et du riz, laissant parfois derrière elles des morts.

Hier, le président haïtien, René Préval, a annoncé une baisse du prix du riz dans le pays pour tenter d'apaiser la population, et le Premier ministre a été renversé. Un phénomène que le FMI et la Banque mondiale, plus soucieux d'équilibre économique que d'alimentation, vont devoir évoquer lors de leur réunion commune prévue ce week-end. Hier à Washington, le directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn, a souligné que la hausse des prix alimentaires pourrait avoir de terribles conséquences pour la planète entière. « Des centaines de milliers de personnes vont mourir de faim... » a-t-il mis en garde. Un rapport des Nations unies dresse une liste de trente-sept pays « actuellement confrontés à des crises alimentaires ». Dans la plupart de ces pays, les dépenses d'alimentation représentent plus de 60 % des revenus, contre 15 % en France. Or, l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), qui tire la sonnette d'alarme, l'assure : « En 2008, la facture des importations céréalières des pays les plus pauvres du monde devrait augmenter de 56 %, voire 74 %, pour les pays à faibles revenus après une hausse significative de 37 % en 2007. »

Comment tout cela est arrivé. C'est une succession d'événements avec, au départ, une mauvaise météo au printemps 2007, et donc de mauvaises récoltes, notamment en Australie qui a perdu 10 millions de tonnes et en Ukraine. Ceci a entraîné une réduction volontaire des exportations des pays producteurs, dont la Russie pour le blé ou la Thaïlande pour le riz. Dans le même temps, on a enregistré une poussée de la demande mondiale, la population augmentant et les nouvelles classes moyennes indiennes et chinoises occidentalisant leur alimentation. Le tout a été couronné par une hausse des tarifs du fret, associée à celle du pétrole.

Pourquoi cette pénurie. Jean Ziegler, auteur de « l'Empire de la honte » et rapporteur spécial des Nations unies pour le droit à l'alimentation, considère que la situation a des causes avant tout structurelles. Selon lui, par exemple, les pays pauvres et endettés ont été contraints par les organismes officiels internationaux, comme le FMI, à produire des matières premières exportables, telles que cacao, coton, pour rétablir l'équilibre de leur balance commerciale, « au détriment des besoins locaux ». Ces pays sont donc tributaires des cours mondiaux. A côté, la montée en puissance des biocarburants a détourné des millions de tonnes de céréales du circuit alimentaire. Ainsi, 11 % de la production du maïs américain sont dorénavant consacrés à la production d'éthanol. Par ailleurs, José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, a dénoncé cette semaine « les aides au développement des pays de l'Union européenne qui ont baissé en 2007 pour la première fois depuis l'an 2000 ». Elles se sont élevées à 46,1 milliards, contre 47,7 un an plus tôt. La France figure parmi ceux qui ont réduit leur contribution.

Et l'avenir ? Vendredi, sur France Inter, Jean-Christophe Rufin, ambassadeur de France au Sénégal et ancien président d'Action contre la faim, était pessimiste: « Il faut cinq ans pour que des terres non cultivées produisent à nouveau. » La situation est compliquée par le fait, selon la FAO, que « les stocks mondiaux sont épuisés ». Il semble donc que tout dépende plus que jamais, en ce printemps... de la météo.

 

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13 avril 2008 7 13 /04 /avril /2008 11:28
 

OGM : 78% des Français soutiennent Nathalie Kosciusko-Morizet

NOUVELOBS.COM | 13.04.2008 | 08:23

Une grande majorité des Français soutient la secrétaire d'Etat chargée de l'Ecologie dans ses prises de position sur les OGM, souvent plus restrictives que celles de sa propre majorité, et désapprouve la sanction que lui a infligée le Premier ministre François Fillon

Nathalie Kosciusko-Morizet (Reuters)

  

Une large majorité des Français soutient la secrétaire d'Etat chargée de l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, dans ses prises de position sur les OGM, souvent plus restrictives que celles de sa propre majorité, et désapprouve la sanction que lui a infligée le Premier ministre François Fillon, selon un sondage Ifop publié dans le Journal du Dimanche du 13 avril
Selon cette enquête, 78% des Français pensent qu'elle "a eu raison" de défendre ces positions, jugées trop proches par les députés UMP de celles des anti-OGM, alors que seuls 16% pensent qu'elle "a eu tort". Six pour-cent ne se prononcent pas.

Un amendement communiste


Nathalie Kosciusko-Morizet avait notamment laissé voter cette semaine un amendement du député communiste André Chassaigne qui réécrivait l'article premier du projet de loi sur les OGM afin de protéger les cultures traditionnelles.
Dans Le Monde daté de jeudi, la secrétaire d'Etat a en outre dénoncé le "concours de lâcheté et d'inélégance" entre le président du groupe UMP Jean-François Copé et son ministre de tutelle Jean-Louis Borloo dans le débat autour du projet de loi. Le Premier ministre avait exigé des excuses, obtenues immédiatement, et privé Mme Kosciusko-Morizet de déplacement gouvernemental au Japon ce week-end.
La décision de l'exclure de ce voyage est jugée "mauvaise" par 74% des sondés, alors que 22% la jugent "bonne". Quatre pour-cent ne se prononcent pas.

Sondage réalisé par téléphone les 10 et 11 avril auprès d'un échantillon de 956 personnes représentatif de la population âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.


 

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13 avril 2008 7 13 /04 /avril /2008 09:23
Ce n'est pas moi qui le dit ceux sont des députés UMP!!!

L'UMP Goasguen dénonce le "face-à-face entre l'Elysée et l'opinion"é
AFP | 12.04.2008 | 18:32
French UMP deputy Claude Goasguen, answers journalists after a session on unemployment and power purchase at the French National Assembly, 10 July 2007 in Paris. AFP PHOTO CLEMENS BILAN

Claude Goasguen, député UMP de Paris, s'en prend sans ménagement à l'exécutif et déplore que "la vie politique se résume à un face-à-face entre l'Elysée et l'opinion", dans un entretien au Journal du Dimanche.

"Depuis l'élection présidentielle, la vie politique se résume à un face-à-face entre l'Elysée et l'opinion. Or, si cela a bien fonctionné quand le président caracolait dans les sondages, on voit aujourd'hui que ce n'est pas la bonne méthode", accuse M. Goasguen.

A propos du cafouillage gouvernemental sur la carte famille nombreuse, il déclare que "si l'Assemblée avait été consultée sur les mesures d'économie, les députés auraient pu signaler que celle sur la carte famille nombreuse allait déclencher des controverses."

"Le mieux aurait été d'en discuter avant", ajoute-t-il.

Le député prévoit de "nouveaux couacs", et prévient qu'il faut "faire de la pédagogie, et non balancer les mesures les unes après les autres comme un bombardement".

"Les députés ne veulent plus être traités comme de simples bulletins de vote. De plus, beaucoup ont le sentiment que le volontarisme de Sarkozy s'étiole", ajoute-t-il.

"Les ministres ont acté que le Parlement n'avait plus de pouvoir. Ils assistent de moins en moins aux séances, ne répondent plus à nos questions, et vont chercher le satisfecit auprès du président. On ne les voit que lorsqu'ils arrivent avec des projets, en général assez mal ficelés, dont on a appris l'existence dans la presse. C'est insupportable", ajoute-t-il.

"Le quinquennat a déséquilibré la Ve République. Il est urgent de réformer les institutions et de rétablir la souveraineté parlementaire", dit-il.

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Published by jean schepman - dans tzarko 1er
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12 avril 2008 6 12 /04 /avril /2008 22:20

elle s'appelle la CCC de Bergues
Sauf que, de par la volonté de l'UMP et de son délégué André Figoureux, la ville de Bergues chef lieu du canton n'a aucun poste de Vice-Président dans la Communauté de Communes du Canton de Bergues (motif politique?)
c'est vraiment très...petit !!!

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Published by jean schepman - dans jeanschepman
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12 avril 2008 6 12 /04 /avril /2008 17:19

Vous etes très nombreux à m'exprimer votre incrédulité :
Comment André Figoureux a- t-il pu ne donner aucune Vice-Présidence à Bergues,  la Commune phare, (surtout en ce moment) , chef lieu du canton !?
Pour votre parfaite information, André Figoureux est le délégué UMP  de la 14 ème circoncription.
Quelle drôle de conception de la démocratie !

Pour répondre à vos questions, oui tout ceci est bien légal...

En tout cas la CCCB est complètement déconsidérée .

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Published by jean schepman - dans jeanschepman
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12 avril 2008 6 12 /04 /avril /2008 14:00

Tout d'abord l'état nous doit toujours 600 000 euros, ce qui de l'avis même de Mr le Sous Préfet de Dunkerque est inacceptable .

Il s'agit du seul dossier en France où l'état n'a pas remboursé depuis trois ans une dette qu'il reconnait !!!
Et mr le Sous Préfet m'a confirmé qu'il n'y aurait plus aucune aide des ministères de l'agriculture et de l'environnement .

Nous travaillons à une prise en charge par l'Agence de l'eau d'une partie du financement.

Pour le reste, en rappellant que les deux départements prennent eux sans aucun soucis en charge le fonctionnement (environ 1Million 100 000 d'euros par an, moitié-moitié), nous avons rencontré Mr André Delattre, Président de l'Union des Sections qui se propose de participer au financement de l'institution à une hauteur qui sera déterminée suite à ses rencontres avec les sections.
Hier j'ai rencontré Mr Gilles Cockempot, Député PS du Pas de Calais  (7ème circinscription) qui avait invité Mr André Delattre et les présidents de sections du Pas de Calais.
Gilles Cockempot qui a pris l'initiative de cette rencontre, va constituer un groupe de travail avec l'Institution, sous ma présidence et les sections du Nord et du Pas de Calais, avec le président de  l'Union, bien sûr;
Comme d'habitude, voici une photo prise à la sortie de cette fructueuse réunion qui s'est tenue à Audruicq.

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12 avril 2008 6 12 /04 /avril /2008 11:24

La cigale et la fourmi

Le plan de rigueur n'aura pas lieu, affirment en chœur le président de la République et le gouvernement. Pourtant, malgré leur réticence à assumer le mot « rigueur », ce sont bel et bien des restrictions budgétaires majeures qu'ils ont engagées, y compris au détriment d'objectifs liés à l'emploi et l'insertion comme le RSA. Le pouvoir exécutif est aujourd'hui face à ses contradictions : après les cadeaux fiscaux de l'été dernier, voici le tour de vis du printemps. Après la période cigale, voici le temps des fourmis. Et la morale de l'histoire, c'est que les plus pauvres paieront pour la suppression de l'ISF et autres faveurs consenties aux Français les plus favorisés.

1) Menace sur les politiques sociales

Vendredi dernier, Nicolas Sarkozy a présenté, lors du deuxième conseil de modernisation des politiques publiques, 166 mesures destinées, selon Le Monde (5-04) à « rationaliser les services de l'Etat, à renforcer leur efficacité et celle des politiques publiques ». Cette réunion, tenue dans le cadre de la Révision générale des politiques publiques (RGPP), a été l'occasion d'installer la nouvelle direction générale des finances publiques, résultat de la fusion des directions des Impôts et de la Comptabilité publique, Bercy montrant donc l'exemple.
Dans Le Monde du 5 avril. Claire Guélaud examine ces annonces : « Les économies attendues de ces mesures se feront sur trois ans -2009, 2010 et 2011- et proviendront pour moitié du non-remplacement d'un fonctionnaire de l'Etat sur deux partant à la retraite. Au total, 105 000 emplois seront supprimés. La réduction des effectifs s'imposera à tous, sans que la règle du un sur deux s'applique nécessairement partout. La seconde moitié des économies proviendra pour l'essentiel de la révision des grandes politiques d'intervention économiques et sociales, qui mobilisent 464 milliards d'euros par an. Logement, emploi, formation professionnelle, santé, toutes seront passées au crible et, le cas échéant, rabotées. L'Elysée n'a pas précisé comment l'Etat économiserait entre 3,5 et 4 milliards d'euros sur ces politiques, tout en récusant tout plan de rigueur pour 2009 ».
Pour François Wenz-Dumas (Libération, 6-04), « la RGPP, lancée l'an dernier par le président de la République, commence à ressembler à un concours Lépine administratif. Le premier conseil de modernisation des politiques publiques, le 12 décembre, avait validé 97 mesures. Il faut maintenant en ajouter 166. Les plus anecdotiques y côtoient des innovations plus lourdes de conséquences ». Parmi les mesures les plus importantes, il recense le logement social et le redéploiement des implantations militaires, la transformation d'une trentaine d'ambassades en simples postes de présence diplomatiques, la fusion de la direction des impôts et de la Comptabilité publique, la création d'une haute autorité regroupant le Conseil de la concurrence et la Direction de la concurrence et de la répression des fraudes. En matière de logement, les attributions de logements sociaux seront recentrées au profit des ménages les plus modestes (abaissement de 10% des plafonds de revenus donnant accès à un HLM). Les aides à l'emploi seront aussi redéployées en faveur des plus démunis (contrats aidés réservés aux bénéficiaires du RMI ou aux chômeurs de longue durée).
Une série complémentaire de réformes a été divulguée par le ministre du budget, Eric Woerth, quarante-huit heures après l'allocution du chef de l'Etat. Il explique dans le JDD (6-04) : « L'Etat doit faire face à l'augmentation des charges de la dette et à celle des pensions. Pour tenir la dépense, nous devons économiser 10 milliards d'euros en 2009 : 5 milliards pour l'Etat et autant pour la sécurité sociale ». Sur deux conséquences majeures de ces mesures, il ne se montre guère rassurant, puisqu'il confirme que l'éducation nationale « va devoir poursuivre les efforts à la rentrée 2009 », notamment en « contribuant » à la règle d'un non-remplacement sur deux. De la même manière, il laisse peu d'espoir quant à une généralisation du RSA : « Une expérimentation est en cours, il faut la mener jusqu'au bout. Lorsque la question de la généralisation se posera, il faudra l'examiner avec une logique d'efficacité, une logique humaine, et aussi une logique budgétaire ».
« Comprenne qui pourra! », lance Patrick Bonazza (Le Point, 10-04), qui essaie de récapituler les objectifs annoncés par Eric Woerth : « Ces 10 milliards là ne représentent pas de strictes baisses de dépenses, mais bien la réduction annuelle du déficit budgétaire. Bien sûr, les économies escomptées à l'horizon 2011 de la réforme de l'Etat font partie du lot. Il faudra y ajouter, dit Woerth, d'autres économies touchant aux dépenses sociales et à la sécurité sociale ». 
Ce n'est toujours pas très clair... Il est évident, cependant, que la politique sociale sera touchée. Plus personne n'entretient d'illusion à cet égard. L'éditorial du Monde du 10 avril en témoigne : « Ce n'est pas le seul revenu de solidarité active, cher à Martin Hirsch et de plus en plus menacé, mais l'ensemble des politiques sociales qui devront être « calibrées » en fonction de l'état des finances publiques ». De fait, Nicolas Sarkozy a affirmé mardi que les politiques sociales sont responsables en partie de la dette et du déficit. Ainsi, pour Christophe Jakubyszyn, il se confirme bien que « les réformes sociales seront les premières victimes de la crise économique et d'une rigueur budgétaire qui ne dit toujours pas son nom ». Outre le RSA, l'assurance-chômage est, elle aussi, concernée puisque le chef de l'Etat annonce des sanctions pour les chômeurs qui auront refusé deux emplois « raisonnables ».
2) « Pilotage à vue »

Le gouvernement a tellement juré ses grands dieux qu'il n'y aurait pas de plan de rigueur au lendemain des municipales, qu'il ne veut pas se déjuger. Eric Woerth ne craint personne dans cet exercice de mauvaise foi (JDD) : « La rigueur, c'est augmenter les impôts et tailler dans les dépenses à coups de hache de manière aveugle. Nous faisons exactement le contraire : c'est par des réformes concrètes et précises que nous ferons des économies ».
C'est pourtant bien un plan d'austérité qui est engagé, et même Les Echos titrent sur le « tournant de la rigueur », que Françoise Fressoz compare à celui de 1982-83 : « Le quinquennat est à un tournant. Exactement comme fut à un tournant le premier septennat de François Mitterrand dans les années 1982-1983. Finis les immenses espoirs soulevés par la dynamique de l'élection présidentielle. Au lieu du choc de confiance espéré, la réalité internationale s'est imposée. Sous l'effet de la crise des subprimes, la croissance ralentit et les déficits se creusent. La France, une nouvelle fois, découvre qu'elle n'est pas seule au monde, que le volontarisme exacerbé de ses dirigeants n'empêche pas la planète de tourner ou plutôt de mal tourner. A chaque fois, elle se laisse prendre à ses illusions et à chaque fois elle tombe de haut. Les lendemains de fête sont forcément douloureux (...) Aujourd'hui, les dirigeants du pays n'ont le choix qu'entre deux maux : faire la rigueur sans le dire, ou faire la rigueur en l'assumant. Comme en 1982, c'est la première solution qui semble privilégiée ». La suite a démontré aux socialistes, poursuit-elle, le prix de cette « incapacité à assumer le virage de la rigueur » : « La gauche a laissé se développer un discours sans rapport avec ses actes. D'une certaine façon, elle a trompé son électorat et favorisé la montée des extrêmes. C'est ce même risque qu'encourt aujourd'hui Nicolas Sarkozy ». Cela dit, la cohérence serait également périlleuse, admet Françoise Fressoz : « La droite a l'occasion de faire ce en quoi elle a toujours dit qu'elle croyait : une redéfinition du périmètre de l'Etat pour favoriser le retour de la croissance. Mais pour que ce chemin soit emprunté, il faudrait qu'une clarification politique s'opère et que tout ce qui avait fait la magie du début du quinquennat, l'ouverture, le rassemblement le plus large possible, soit abandonné au profit du repli sur un seul camp. Un vrai risque politique que Nicolas Sarkozy n'est visiblement pas décidé à prendre ».
Faire la rigueur sans le dire a en outre pour conséquence de mécontenter, fût-ce pour des raisons différentes, la droite aussi bien que la gauche. Leïla de Comarmond et Cécile Cornudet donnent le ton dans Les Echos (7-04) : « Le second train de mesures issues de la révision générale des politiques publiques annoncé par Nicolas Sarkozy n'a pas convaincu. Dénoncé par la gauche et les syndicats qui y voient une politique de « rigueur rampante », il a été jugé trop timoré par la majorité (...) Après des élections municipales traumatisantes pour l'UMP, personne n'a voulu clamer trop haut sa déception, mais elle était frappante dès que les micros s'éteignaient, d'autant que François Fillon avait suscité une forte attente en promettant depuis une semaine des « économies partout » (...) Le groupe UMP à l'Assemblée nationale a inscrit un débat sur la révision générale des politiques publiques au menu de sa prochaine niche, le 17 avril. Les rapporteurs de la commission des finances ont décidé d'apporter leurs propres propositions d'économies et de réformes, secteur par secteur, d'ici à l'automne. Le Nouveau Centre a estimé, comme Charles de Courson, qu'« il faudra aller beaucoup plus loin dans les réformes pour atteindre l'objectif d'équilibre de nos finances publiques en 2012 (...) François Hollande a dénoncé un plan d'économies « douloureuses » mais inefficaces sur les déficits publics et Jean-Marc Ayrault a accusé le chef de l'Etat d' « inaugurer l'austérité en teasing ». 

Ces réactions résultent des contradictions du gouvernement, ainsi exposées dans Le Monde du 10 avril : « La dette publique de la France dépasse largement la limite de 60% du PIB imposée par le traité de Maastricht : elle a été de 63,6% en 2006 et 64,2% en 2007. En dépit de promesses répétées, la réduction de cet endettement est sans cesse différée. Comme ses prédécesseurs, l'actuel gouvernement a le plus grand mal à tailler dans les dépenses publiques. En outre, l'Etat ne parvient même pas à honorer ses obligations : il doit rembourser la dette qu'il a contractée vis à vis de la sécurité sociale et il hésite, à l'évidence, à augmenter la CRDS de crainte de se voir reprocher d'alourdir la fiscalité ».

Enfin, quitte à présenter un plan, autant le faire bien. Or l'illisibilité des mesures est abondamment critiquée. Ainsi, Le Monde (10-04) dénonce « une politique de Gribouille ».

« Le plan annoncé par Nicolas Sarkozy souffre d'au moins deux défauts », commente pour sa part Laurent Joffrin (Libération, 6-04) : « Une grande sécheresse technocratique en premier lieu. La réforme de l'Etat suppose une redéfinition de ses missions qui débouche, ensuite, sur l'organisation des moyens; elle exige tout autant concertation, négociation et popularisation du changement auprès des agents et des usagers. Faute de quoi, les mesures tombent d'en haut, d'autant plus incomprises qu'elles obéissent à une logique des comptes et non du service public ». 

Ce risque d'incompréhension est en particulier relevé par l'économiste Thomas Piketty, qui signe une tribune dans Libération du 7 avril. Il estime que les mesures sont la plupart du temps mal explicitées, ce qui rend l'évaluation de leur impact difficile. Et ajoute que lorsqu'elles peuvent être examinées en détail, leur efficacité n'apparaît pas. Sa conclusion est donc sans appel : « L'improvisation règne en maître au sommet de l'Etat ». 

C'est à peu de chose près le commentaire de Didier Migaud, président de la commission des finances de l'Assemblée nationale, qui évoque un  « pilotage à vue » (Le Parisien, 5-04) : « Il n'y a aucune réponse à la question que tout le monde se pose : comment va-t-on passer l'année 2008? On a quelques difficultés à percevoir le fil conducteur, sauf un a priori sur lequel nous ne pouvons pas être d'accord : il y a trop de fonctionnaires et trop d'action publique. Dans les mesures proposées, il n'y a rien sinon la menace d'une annulation pure et simple de crédits. On parle de 3 ou 4 milliards d'euros à trouver, ce qui voudrait dire beaucoup de politiques publiques remises en cause dans des domaines aussi essentiels que le logement, la santé, l'éducation ou la sécurité. Pour les Français, spontanément, un plan de rigueur ce sont des hausses d'impôts, mais cela peut aussi se traduire par une réduction très sensible de l'action publique dans ce qui touche leur vie quotidienne ». Le député de l'Isère, en conclusion, souligne l'inefficacité du paquet fiscal, « qui coûte tout de même 15 milliards d'euros en année pleine », et qui, selon lui, doit être remis en cause au nom de l'évaluation des politiques publiques. 

Cette inefficacité est confirmée par un rapport de la Commission des finances de l'Assemblée nationale, qui révèle que la détaxation des heures supplémentaires, tant vantée par ses initiateurs, coûte 4,1 milliards d'euros à l'Etat pour un gain de pouvoir d'achat de 3,78 milliards d'euros. 

L'impression générale est donc bien celle d'un plan confus, imprécis, « brouillon », selon la formule de Jean-Michel Aphatie, qui écrit sur son blog : « Le pouvoir semble s'engager dans ce dossier des déficits publics avec la détermination d'un gros fumeur qui va vers sa radio des poumons ».

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