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23 octobre 2007 2 23 /10 /octobre /2007 00:55

Le petit juge Jean-Louis Galland

1 commentaireJean-Louis Galland est magistrat, actuellement en fonction à Avignon. Il avait usé sa robe à Lyon il y a quelques années, et publie dans Libé un Rebonds délicieux. 

 "Monsieur le Président, vous avez toutes les qualités : vous êtes extrêmement intelligent, actif, dynamique, ouvert, large d'esprit et tolérant. Votre génie est immense, les Français vous adorent. Vous êtes incontestablement le plus grand chef d'Etat que la France ait jamais connu.

"Je ne suis qu'un petit juge de rien du tout, un de ces fonctionnaires étriqués et mesquins qui méritent assurément le mépris de nos concitoyens. C'est donc avec crainte et tremblement que je m'adresse à vous.

 "Conscient tout à la fois de mon insignifiance et de votre magnificence, c'est avec une extrême déférence et un profond respect que je prends la plume pour vous exprimer ma satisfaction et pour vous faire quelques suggestions.

 "Laissez-moi d'abord vous dire que j'approuve sans réserve la dépénalisation du droit des affaires. Les patrons n'ont rien à faire devant une juridiction pénale. Les abus de biens sociaux, les banqueroutes, les détournements de fonds publics, la fraude fiscale sont des infractions vénielles qui ne causent pas beaucoup de préjudice. Il convient donc de les supprimer au plus tôt. Il en est de même pour les délits de corruption et de trafic d'influence, qui stimulent l'activité économique et le délit d'initié.

"La justice pénale doit donc se consacrer exclusivement à la délinquance dite de droit commun, la seule qui exaspère les Français. L'idée d'un juge des victimes est excellente, et d'ailleurs ne serait-il pas opportun de prévoir que le juge des victimes juge, seul, toutes les affaires pénales, en précisant évidemment que ses décisions ne doivent jamais décevoir les attentes de la victime ?

 "Vous avez eu le mérite d'instituer les peines planchers. Tout ce qui va dans le sens de l'automaticité des peines constitue une avancée du droit. Cependant les Français doivent savoir qu'à la première récidive les juges peuvent refuser d'appliquer la peine plancher et que même à la seconde récidive ils ont, dans certains cas, une liberté d'appréciation. Enfin une peine plancher peut souvent être assortie d'un sursis avec mise à l'épreuve.

 "Je vous suggère tout simplement d'instituer une peine unique (ferme naturellement). Cela serait plus simple, plus rapide et plus efficace. A terme, cela vous autoriserait certainement à supprimer un certain nombre de juges en les remplaçant par des machines, ce qui permettrait de faire de substantielles économies.

 "Vous avez, à juste titre, critiqué les juges qui accordent des libérations conditionnelles. Ne serait-il pas temps de supprimer toute libération conditionnelle ? Je suis persuadé que les Français en seront d'accord.

 "Cela ne résout pas le problème des délinquants dangereux qui sortent de prison après avoir purgé leur peine. Vous avez proposé de les retenir prisonniers dans un hôpital fermé. Là encore, c'est une idée remarquable. Je propose que le commissaire de police puisse envoyer ces délinquants définitivement en hôpital-prison en signant une simple lettre qui pourrait s'appeler lettre de cachot.

 "Les infractions à la loi sur les étrangers se multiplient. Nous sommes envahis de toute part par des individus qui, il faut bien le reconnaître, ne sont pas tous recommandables.

 "Vous avez proposé de recueillir les empreintes génétiques de tout étranger admis sur le territoire national, mais je vous engage à aller plus loin. En les marquant au fer rouge on faciliterait grandement le travail de la police. Naturellement cette opération devrait être réitérée à chaque renouvellement du titre de séjour. Cette mesure a un coût, puisqu'il faudra rémunérer les forgerons, mais la lutte contre cette délinquance particulièrement perverse n'a pas de prix.

 "Pour prévenir la récidive vous avez évoqué la castration chimique pour les délinquants sexuels. Grâce à votre talent de persuasion, les Français ont évolué, et je crois qu'ils sont maintenant mûrs pour admettre le principe de la castration physique, dont l'efficacité est incontestable.

 "Dans ce registre, il serait bon d'envisager également de couper les mains des voleurs récidivistes et de couper la langue des escrocs. Pour que l'effet dissuasif de la peine soit plus saisissant, je vous propose de téléviser en direct l'exécution des sentences. Cette mesure aurait, en outre, le mérite de rendre plus attractive la grille des programmes.

"Je suis certain qu'en adoptant ces quelques petites mesures notre pays pourra, sans renier naturellement son attachement indéfectible aux droits de l'homme, réduire dans des proportions considérables la délinquance.

 "Espérant que ces suggestions recevront votre approbation, je vous prie de croire, Monsieur le Président de la République, à l'expression de mon profond respect."

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23 octobre 2007 2 23 /10 /octobre /2007 00:55
"En France, on est vraiment les rois du commerce !", commente, ironique, un homme d'affaires. "Nous étions face à un pays, le Maroc, qui voulait acheter des avions de combat français ; nous-mêmes nous n'attendions que cela. Résultat, faute d'avions, on va finir par vendre une Frégate et, en plus, on va s'en glorifier..." Cette réaction résume le fiasco industriel et politique que représente le nouvel échec à l'exportation de l'avion Rafale (après les déconvenues en Corée du Sud, aux Pays-Bas et à Singapour), que les autorités marocaines ont abandonné au profit du F-16 américain, de Lockheed Martin.

 

Recevant, à partir du lundi 22 octobre, le président français Nicolas Sarkozy pour une visite d'Etat de trois jours qui débute à Marrakech, le roi Mohammed VI a fait un geste pour atténuer le dépit de son hôte : il a repoussé de trois mois le salon de l'aéronautique Aéroexpo, qui devait se tenir du 24 au 27 octobre à... Marrakech, où Dassault et les autres industriels français impliqués dans la construction du Rafale avaient annulé leur participation.

L'histoire de l'échec de l'avion français sur un marché qui lui était a priori acquis pourrait faire figure de cas d'école pour illustrer un dysfonctionnement d'Etat.

Tout commence par la visite de Vladimir Poutine à Alger, le 10 mars 2006. Le président russe signe un accord pour fournir une soixantaine d'avions de combat Mig-29 et Soukhoï-30 à l'Algérie. Or les relations algéro-marocaines sont empoisonnées depuis trente ans par le conflit du Sahara occidental, et Rabat s'inquiète de cet effort d'armement massif de son riche voisin. Le roi décide donc de doter son pays d'avions de chasse modernes pour remplacer une flotte de Mirage F-1 à bout de course.

Lorsque le Palais prend langue avec l'Elysée, le roi s'engage à acheter des avions français. C'est alors que se mettent en place les premiers éléments de ce qui deviendra une succession d'erreurs du côté français. Il y a deux façons de négocier un contrat de ce genre : soit d'Etat à Etat, soit de façon purement commerciale, le fournisseur négociant directement avec son client. La Délégation générale pour l'armement (DGA) opte pour la première approche, alors que le GIE (groupement d'intérêt économique) Rafale, qui rassemble Dassault, Thales et Snecma, privilégie la seconde.

Une négociation d'Etat à Etat peut avoir l'intérêt de proposer des prix plus attractifs au client, mais elle ne va pas dans le sens du constructeur, qui perd de facto le contrôle de sa politique commerciale. Le premier dysfonctionnement intervient à l'été 2006, parce que personne, au plus haut niveau de l'Etat, ne tranche en faveur de l'une des deux options. La DGA et Dassault parlent séparément aux Marocains. Et pas le même langage : le constructeur présente une "estimation budgétaire" d'environ 2 milliards d'euros pour 18 Rafale, alors que la proposition de l'Etat est nettement inférieure.

Qu'a voulu faire la DGA ? "Occuper le terrain", indique l'un de ses représentants. Toujours est-il que c'est une erreur de stratégie. Dassault est furieux, et les Marocains exploitent habilement la cacophonie française. De toute façon, l'offre ne contient pas assez d'éléments de soutien et d'équipements de mission : Rabat veut pouvoir disposer d'une flotte d'avions de combat autonome. L'offre est donc révisée en ce sens et, fin décembre, elle atteint 2,6 milliards d'euros. Les discussions se poursuivent, jusqu'à ce que, à Paris, certains experts tirent la sonnette d'alarme : une telle facture représente quelque 5 % du produit intérieur brut marocain. Qui va payer ?

Second dysfonctionnement : au sein de la haute administration comme dans les milieux industriels, l'idée a fait son chemin que l'Arabie saoudite, voire les Emirats arabes unis accepteront d'être les mécènes du Maroc. L'Elysée confirme : "Les Saoudiens paieront." Rien n'est plus faux. Mais l'ambiguïté perdure. D'autant plus que dans les discussions franco-marocaines, Rabat se garde de soulever cette question. On évoque la possibilité d'un crédit garanti par la Coface, mais on convient surtout qu'il faudra en "reparler". Dans l'immédiat, l'important est de faire baisser le prix.

Le 15 avril 2007, indique un expert, "nous avons un accord sur le contenu technique de l'offre et sur un prix ramené à 2,1 milliards d'euros. C'est alors que les Marocains posent la question du financement." Les discussions se concentrent sur la solution d'un crédit "cofacé". Le ministère des finances y est hostile, ce qui ne surprend personne.

Le dossier est traité à tous les niveaux : Bercy, la Défense, Matignon, l'Elysée, et personne ne décide. Nous sommes à une semaine du premier tour de l'élection présidentielle. "Il suffit que le président donne son accord de principe, et tout est bouclé, souligne un haut fonctionnaire, mais Jacques Chirac refuse de se prononcer, préférant laisser la décision à son successeur."

A partir de ce moment, les chances du Rafale sont fortement compromises. Car avec la mise en place du nouveau gouvernement, l'indécision se prolonge, et Paris n'apporte aucune réponse au Maroc sur la question cruciale du financement. "Dans le monde musulman, observe un connaisseur de ce type de contrats, ne pas répondre, c'est une façon de dire non. De plus, l'engagement du roi d'acheter des avions français avait été passé avec Jacques Chirac."

Début juillet, alors qu'on se rend compte à Paris que le marché va échapper à la France, l'Elysée tranche en faveur d'un financement entièrement garanti par la Coface, avec de très longs délais de paiement. Mais il est trop tard. D'autant que Nicolas Sarkozy effectue une visite en Algérie le 10 juillet, sans passer par le Maroc, ce qui n'est guère apprécié à Rabat. Pouvait-on encore changer le cours des événements ? Probablement pas. Car la puissante machine commerciale américaine est à la manoeuvre depuis longtemps : l'offre porte sur 24 F-16 neufs (Rabat a refusé à la fois des F-16 d'occasion et des Mirage-2000) au prix - record - de l'équivalent de 1,6 milliard d'euros.

Fin juin, à la faveur de la conférence qui s'est tenue près de New York entre le Maroc et des représentants du Front Polisario, "Washington, commente un haut fonctionnaire, est passé d'une position de neutralité bienveillante envers la position marocaine sur le Sahara occidental, à un soutien actif". Et, le 31 août, le royaume et la Millenium Challenge Corporation (MCC) ont signé un contrat de 697,5 millions de dollars (près de 540 millions d'euros) sur cinq ans "pour réduire la pauvreté et augmenter la croissance économique du Maroc". La MCC - dont le président du conseil d'administration n'est autre que... la secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice -, agit à travers le monde pour "promouvoir la croissance économique durable". Dans les faits, elle a surtout favorisé celle de Lockheed Martin. Tout est consommé à l'été.

Dans ces conditions, la maladresse remarquée d'Hervé Morin, le ministre français de la défense, qui, le 11 septembre à Toulouse, a souligné que le Rafale est un avion "très sophistiqué, formidable", mais "difficile à vendre", n'avait plus vraiment d'importance. Les autres contrats qui devraient être annoncés lors de la visite de M. Sarkozy au Maroc constitueront, pour la France, un lot de consolation. Qui n'effacera pas l'échec cuisant du Rafale.

Laurent Zecchini
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23 octobre 2007 2 23 /10 /octobre /2007 00:55

Ce sont les français au pouvoir à l'époque qui ont livré le jeune Guy Moquet aux nazis suite à la mort d'un officier allemand.

Le Ministre de l'Intérieur du gouvernement de collaboration de Pétain, Pierre Pucheu, sélectionne des otages communistes « pour éviter de laisser fusiller cinquante bons Français » : dix-huit emprisonnés à Nantes, vingt-sept à Châteaubriant et cinq Nantais emprisonnés à Paris.

A  l'époque, pour les gens de droite nationale, les communistes n'étaient pas des " bons français "
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Published by jean schepman - dans jeanschepman
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22 octobre 2007 1 22 /10 /octobre /2007 22:54
"je ne fais aucun commentaire sur ce genre de rumeur.C'est grotesque et ridicule "

Voilà ce qu' a déclaré David Martinon le porte parole de l'élysée le Mardi lendemain du divorce ( encore non dévoilé à ce moment là ).
Un tel porte parole celà fait réfléchir !!!
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22 octobre 2007 1 22 /10 /octobre /2007 22:54

Bernard Laporte

En entrant au gouvernement, B. Laporte ne percevra plus les contrats publicitaires et séminaires dont il bénéficiait en tant que sélectionneur du XV de France. Les sommes s'élevaient à un million d'euros par an. 
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Published by jean schepman - dans jeanschepman
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22 octobre 2007 1 22 /10 /octobre /2007 17:01
Lors de la Séance plénière, nous avons adopté une motion de protestation contre la réforme judiciaire proposée  par les autorités gouvernementales pour notre département.
Dois je le rappeler, un TGI fermé à Hazebrouck, un tribunal de commerce fermé à Cambrai, des interrogations concernant les prud'hommes?
Voila la réforme, on se désengage, on abandonne des territoires, on isole nos concitoyens.
les services publics quittent nos territoires, et dans le meme temps on oblige les internes à venir exercer en secteur rural !!!
Non, ce n'est pas admissible.
Les élus de la majorité ont voté pour ce texte, les élus UMP contre sauf, Mr Blondeel, Maire d'Hazebrouck, Mme Fruchart Maire d'Estaires et  Mr Decool  Maire de Brouckerque.
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Published by jean schepman - dans Vice Président
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22 octobre 2007 1 22 /10 /octobre /2007 14:34
 j'ai le plaisir de  vous annonce la mise en réseau  de 3 cafés de notre canton  dans le dispositif  "Café Randos" qui permet aux randonneurs de tout type de bénéficier d'un accueil de qualité et très chaleureux

Je veux ici les citer et les remercier de leur initiative que j'avais amorcée il y aquelques mois:

Café au Damier Place Cornette à Ghyvelde ( Mr Mickael Porquet)
Café A l'Estaminet des Dunes 125 rue Nationale à Ghyvelde (Mme Dehem)
Café Au Bon Coin 1 chemin des Dames à Killem (Mr Denaeyer)

N'hésitez pas lors de vos découvertes de notre territoire à vous y arrêter !!!
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Published by jean schepman - dans canton d'hondschoote
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22 octobre 2007 1 22 /10 /octobre /2007 14:18
Depuis mon siège dans l'hémicycle du Conseil Général du Nord, je vous informe que je prendrai la parole lors de la séance plénière au sujet des grenelle de l'environnement  et du rôle prédominant  en matière d'environnement et de développement durable du Conseil Général du Nord
Voici le lien pour visionner cette séance
http://www.cg59.fr/FrontOffice/AffichageVideo.aspx?IdVideo=46
en direct
mais également à partir de demain en archives
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Published by jean schepman - dans Vice Président
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22 octobre 2007 1 22 /10 /octobre /2007 09:57
Ce dimanche 21 octobre a eu lieu la traditionnelle Fête des Vendanges à Hondschoote , fete qui a rencontré un vif succès populaire.
Je félicite l'ensemble des bénévoles de la Confrérie des "Taste Wins" qui ont permis par leur convivialité et leur sympathie de rendre cette Fête si belle.
Je remercie les très nombreux amis présents à cette occasion.
Voici quelques photos prises lors de cette manifestation. Je profite pour remercier également mon ami Jan Durnez, Député Permanent de la Province de Flandre Occidentale qui par son coup de main international a contribué à la qualité du Vin d'Hondschoote.
vendange2.JPGvendange3.JPGvendange4.JPG
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Published by jean schepman - dans canton d'hondschoote
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21 octobre 2007 7 21 /10 /octobre /2007 23:46
A peine créées les Maisons pour l' Emploi sont menacées !!!
Mme Lagarde Ministre de l'Emploi a annoncé le gel des Maisons de l'Emploi dans la perspective de fusion entre l'ANPE  et les ASSEDIC  prévue pour Janvier .
Il n'y a pas pour la ministre de raison pour que les maisons existantes s'arrètent, mais d' après vous qui  va payer une fois enncore après un nouveau désengagement de l'Etat ???
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