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1 septembre 2009 2 01 /09 /septembre /2009 10:02

Supprimer un échelon territorial, fusionner les départements et les régions, permettra-t-il de générer des économies? C'est l'argument avancé par le gouvernement qui met les dernières touches à la rédaction de son projet de loi sur la réforme des collectivités territoriales. Est-ce vrai?

Une pré-étude KPMG, réalisée pour le compte de l'Assemblée des départements de France, semble indiquer le contraire. Même si le document définitif n'a pas encore été présenté par KPMG, les résultats préliminaires sont sans appel: une fusion des régions et des départements permettrait au mieux d'économiser 600 millions d'euros par an, soit 0,7% de la dépense consolidée des départements et régions. Et ce, à terme.

6 milliards

A court terme en tout cas, l'opération de rationalisation va entraîner un surcoût réel, selon KPMG.

Car l'assiette des dépenses "rationalisables" se limite, selon le cabinet d'audit, "aux fonctions d'administration générales", soit une assiette globale de 4 milliards d'euros, "aux charges liées aux moyens de coordination, évaluation, contrôle sur certaines compétences clairement partagées mais de même nature (transports, éducation), et "aux charges liées à quelques domaines de compétences effectivement conjoints (culture, sports et loisirs, jeunesse, aménagement et environnement, développement économique…". Mais ces dernières sont aussi partagées avec les structures communales et intercommunales. Ainsi, "à politiques constantes, l'assiette globale des dépenses "rationalisables" est liée aux seuls moyens d'instruction, de coordination et de suivi des actions réalisées", soit une assiette évaluée à 2 milliards d'euros par KPMG.

Au total, conclut le cabinet d'audit et de conseil, "l'assiette maximale des dépenses 'rationalisables' pourrait se limiter à environ 6 milliards pour un total de dépenses de 91 milliards d'euros". Or, "en supposant que la fusion Départements-Régions permettrait de diminuer les coûts de gestion de 10% (ratio souvent admis dans les projets de restructuration-fusion), l'enjeu des surcoûts actuels ne saurait excéder 600 millions par an", démontre KPMG. CQFD!

Longues procédures

Et cela, c'est sans compter le facteur temps. Car à la différence du privé, une rationalisation des fonctions d'administration générale n'est pas aisée dans le public. Elle induit aussi des coûts dans la mesure où les "effets d'alignements structurels" conduisent le plus souvent à un alignement par le haut. KPMG cite notamment l'exemple des "enjeux liés à l'uniformisation des conditions de travail et de rémunération des agents transférés au sein d'une même collectivité: régime indemnitaire, temps de travail, action sociale… sont autant de paramètres qui créent des pressions fortes à la hausse des charges".

Or, "une hausse de 1% des charges de personnel représente 80 millions d'euros par an". En fait, conclut KPMG, au final, une fusion "pourrait se traduire par des coûts supplémentaires ou, ad minima, par une relative neutralité financière pour les départements et les régions". Une clarification des missions de chacun coûterait moins cher, selon le cabinet. Sachant qu'une telle réforme prendra du temps et coûtera de l'argent, le jeu en vaut-il la chandelle?

63 milliards de budget pour les départements

Le budget des départements atteint 63 milliards d'euros (chiffres 2008), selon l'Assemblée des départements français (ADF). Il se répartit entre des dépenses d'investissement de l'ordre de 15 milliards d'euros (rénovations des routes, des collèges, aides aux entreprises, etc.), et 30 milliards alloués à la politique sociale (RSA, Allocation personnalisée d'autonomie, allocation de compensation du handicap…). Le reste, soit 18 milliards, est alloué aux frais de fonctionnement (collèges, routes, etc.), aux politiques de solidarité territoriale et à la politique de sécurité. Par exemple, aujourd'hui, les pompiers sont majoritairement financés par les départements, fait-on valoir à l'ADF.

D'après l'ADF, les indemnités des conseillers généraux représentent 0,28% des frais de fonctionnement et 0,12% du budget des départements, sachant que les indemnités des élus sont strictement encadrées par la loi. En comptant les régions et les départements, le coût global des indemnités ne dépasse par les 200 millions d'euros pour 8.000 élus. Et l'ADP, dont le président est PS, de comparer ces dépenses à celles du Sénat (340 millions d'euros pour 343 élus), de l'Assemblée nationale (500 millions d'euros pour 577 députés) ou même de l'Elysée (120 millions pour un élu).

Le gouvernement, lui, semble préférer à l'hypothèse d'une fusion entre Départements et régions une autre plus facile à mettre en œuvre: vider certains échelons administratifs de leur substance et en particulier les départements. Au moins, cela lui évite une réforme constitutionnelle qui aurait été nécessaire pour supprimer les départements.

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1 septembre 2009 2 01 /09 /septembre /2009 09:29

Pour la seconde  fois cet été,  j'irai à la rencontre des acteurs locaux sur le territoire nordiste.

En effet, à l’initiative du Président Bernard DEROSIER, l’exécutif du Conseil général du Nord met à profit la période estivale pour aller à la rencontre des acteurs locaux et des partenaires du Département. Les Vice-présidents du Conseil général souhaitent ainsi percevoir et appréhender l’application et la concrétisation de leurs décisions dans le travail réalisé quotidiennement au service des nordistes.

Ainsi, en ma qualité de Vice-président, chargé de la Politique Départementale de l’Eau, J’organise à ma seconde « Visite d’Eté » le vendredi 21 août 2009 dans le Valenciennois :

« Protection contre les inondations des habitations de la commune de MAING et Présentation de la gestion des cours d’eau par le Syndicat Mixte pour l’Aménagement hydraulique de la Vallée de la Scarpe et du Bas-Escaut (SMAHVSBE) et le Département du Nord à Saint-Amand les Eaux. »

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30 août 2009 7 30 /08 /août /2009 20:13

POLITIQUE - Le journal de l'université d'été du parti socialiste à La Rochelle...

Le socialisme pour les nuls, best-seller de La Rochelle
C'est ce qu'affirme le tenancier du stand librairie de l'université d'été de La Rochelle. Il affirme également avoir écoulé «une cinquantaine» d'exemplaires du livre consacré aux primaires par Arnaud Montebourg et Olivier Ferrand.

«Refonder les idées, le parti, construire la maison commune»

C'est ainsi que Martine Aubry a conclu son discours ce dimanche en appellant les militants à donner la «feuille de route» de la rénovation du parti le 1er octobre. Le travail est important, mais quand on croit à ce qu'on est, il n'y a pas de problème. Vous êtes là, alors tout est possible», a dit la première secrétaire, ovationnée par les militants, à qui elle a souhaité «bon travail».

La réforme des collecitivités territoriale «tourne le dos à la décentralisation»
Selon la première secrétaire du PS, le nouveau statut de conseiller territorial, élu à la fois au conseil général et au conseil régional, est «une organisation archaïque». Pour elle, les nouveaux cantons qui en découleront créeront des élus «trop près pour la mission de conseiller régional, et trop loin pour la mission de conseiller général». Elle a également dénoncé le mode d'élection: «Les conseillers territoriaux seront élus à la proportionnelle dans les agglomérations, où la gauche est majoritaire, et au scurtin majoritaire dans les zones rurales».

Une campagne des socialistes européens avec les démocrates pour la régulation financière

Martine Aubry a annoncé que le Parti socialiste européen - sur son initiative, dit-elle - allait lancer «une grande campagne pour la régulation financière au coeur de laquelle se trouvent la limitation et la régulation de la rémunération des réglementations variables et l'encadrement des hautes rémunérations». Elle a également annoncé que «les démocrates américains veulent se joindre à ce mouvement», dans la perspective du G20 de Pittsburgh.

«Sarkozy veut un emprunt utile pour la France, qu'il commence par emprunter les idées de la gauche»
Martine Aubry a défendu son bilan de ministre de l'Emploi du gouvernement Jospin, arguant que «80%» des emplois jeunes crées entre 1997 et 2002 ont aujourd'hui un emploi. Elle a donc demandé la création de «150.000 emplois jeunes dans l'économie verte et les services à la personne». «Puisque Monsieur Sarkozy veut un emprunt utile pour la France, qu'il commence par emprunter les idées de la gauche!» a ironisé Martine Aubry.

Aubry pour une «mise sous tutelle» des entreprises bénéficiaires qui délocalisent
La première secrétaire du PS a proposé que les entreprises bénéficiaires qui délocalisent puisse être «mises sous tutelle par le tribunal de grande instance», avec un administrateur judiciaire. Et ce afin de faire cesser ce qu'elle a qualifié de «pillage».

Chatel et les supermarchés «Potemkine»
Martine Aubry a ironisé sur la visite controversée de Luc Chatel, cours d'histoire à l'apppui: «Cela me fait penser au Premier ministre de Catherine II de Russie, qui avait créé des villages de toutes pièces pour faire croire aux étrangers que tout allait bien en Russie, les villages "Potemkine". Eh bien, un ministre, au milieu de l'été, a inventé les supermarchés Potemkine». Une référence également faite par Ségolène Royal vendredi devant ses partisans de Désirs d'avenir. A défaut de partager les opinions, les deux femmes fortes du PS ont au moins des lectures communes.

Aubry: «Une victoire sur nous-mêmes»
A la tribune, la première secrétaire du PS a répondu à la salle qui scandait «Tous ensemble, socialistes!»: «On l'attendait, on l'a vécu, quelle victoire sur nous-mêmes» a-t-elle lancé, évoquant la «convivialité» du week end rochelais. «Elle m'a fait chaud au coeur», a dit la maire de Lille, pour qui «sans rassemblement, sans camaraderie, sans amitié, entre nous ça ne marche pas».

Maurel et l'alliance au centre
A la tribune, le secrétaire national aux universités d'été a stigmatisé l'alliance avec le Modem, «dont le parti dans ses profondeurs ne veut pas», récoltant une belle ovation.

Aubry se félicite
Arrivée ce dimanche matin avant son discours, qu'elle doit prononcer vers 13h, la première secrétaire du PS s'est félicitée: «nous avons voulu faire de cette université un succès pour les Français, plus tournée vers eux». Interrogée sur son discours par la nuée de caméra qui l'attendait à son arrivée, elle a juste dit: «c'est une matinée où l'on montre que les socialistes ont travaillé sérieusement».

Sapin, Aubry, et le brouillard
Le député Michel Sapin, proche de François Hollande, a félicité Martine Aubry: «nous sommes arrivés ici dans le brouillard et la confusion. Martine Aubry a remis un peu de clarté». Il a cependant exhorté la première secrétaire à «répondre rapidement» aux questions concernant les primaires et le non-cumul.
Emile Josselin, à La Rochelle
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Published by jean schepman - dans Parti Socialiste
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30 août 2009 7 30 /08 /août /2009 12:54
 Ayant participé au grenelle de l'environnement dès l été 2007 et  à TOUTES les réunions de cette structure , jusqu' à la grand messe  à l élysée , je tiens d abord  à  rappeler que le principe retenu  pour cette taxe était qu elle ne touche pas les ménages , mais uniquement les producteurs .
On en est bien loin aujourd hui dans le projet  de sarko .
Faire payer les consommateurs va rendre ce projet au départ  vertueux complètement impopulaire chez nos concitoyens
Et puis les gens du nord doivent davantage se chauffer que les gens du midi !
les employés et ouvriers sont bien obligés de se déplacer pour aller travailler !
 cette taxe doit etre neutre pour les consommateurs français !
il faut une fiscalité écologique, pas la taxe carbone de l'ump (inefficace, injuste, et aubaine budgétaire) mais une Contribution Climat Energie socialement juste, qui concerne toutes les énergies
(c'est la position du pôle écologique du PS , celle du PS depuis le 1er juillet, et c'est très proche de la position des Verts et de celle rappelée par Dany Cohn Bendit hier sur Europe 1).
I
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Published by jean schepman - dans Grenelle de l'environnement
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30 août 2009 7 30 /08 /août /2009 01:10

Ne nous laissons pas influencer par les médias et restons confiants en nos valeurs !
Un Français sur deux juge «possible» qu’un candidat de gauche batte  Sarkozy en 2012, 36% étant d’un avis contraire, selon un sondage CSA publié samedi par Le Parisien-Aujourd’hui en France.

Selon cette enquête réalisée avant l’ouverture de l’université d’été du PS, 50% des personnes interrogées jugent cette victoire possible, face à 36% qui répondent que ce n’est «pas possible».

Le taux de ceux qui pensent possible une victoire à gauche est beaucoup plus élevé parmi les sympathisants de gauche (67%) et du MoDem (56%).

Mais il n’est que de 32% parmi les sympathisants de droite, dont 61% jugent pas possible que  Sarkozy soit battu par un candidat de gauche à la prochaine présidentielle.

(Sondage CSA réalisé les 26 et 27 août par téléphone auprès de 1.006 personnes de 18 ans et plus. Méthode des quotas. Notice complète disponible auprès de la commission nationale des sondages).

(Source AFP)

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29 août 2009 6 29 /08 /août /2009 19:49
Site de la section de Gauchy
 du Parti Socialiste 


 
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Le président était de retour, cette semaine, pour deux petits jours de travail et de discours. Jeudi, il était déjà reparti au Cap Nègre pour 4 jours de week-end supplémentaire.

Lors du premier conseil des ministres de cette rentrée, mardi matin, Nicolas Sarkozy a demandé à ses ministres d'afficher leur
détermination. Lutte contre la crise et poursuite des "réformes" sont les deux mots d'ordre du moment. Face à la crise, Sarkozy ne lutte pas, il communique. Quant aux réformes, elles sont motivées par l'intérêt particulier du Monarque: sa réélection de 2012. Sarkozy est à mi-mandat. L'échéance s'approche. Et le spectacle, imprévu, d'une opposition partiellement requinquée au sortir de l'été, démontre que rien n'est gagné d'avance.

L'imposture bancaire

Premier acte, tacler les banques. On en viendrait à plaindre les dirigeants de BNP-Paribas.
Héros involontaires de l'actualité estivale, ils ont repris leurs habits de bouc-émissaires pour une séance de sermons à l'Elysée mardi. Depuis un an, la Sarkofrance a choisi cette diversion. Depuis un an, les progrès ont été maigres, et toujours obtenus sous la contrainte d'une polémique passagère. Cette fois-ci, Sarkozy crie victoire, négligeant de préciser qu'il a pompé ses idées sur les recommandations de l'autorité boursière britannique publiées voici 15 jours : étalement du versement des bonus sur 3 ans, annulation des bonus en cas de pertes ultérieures dans la période, contrôle des 100 plus fortes rémunérations par un mandataire (en l'occurence, Michel Camdessus, ancien patron du FMI). Au G20, Sarkozy promet même de parler taxation internationale et plafonnement. Un vrai toilettage qui peut même s'avérer dangereux: : les traders resteront motivés à prendre des risques de plus en plus grands pour assurer le versement complet du solde de bonus de l'année précédente. Les banques s'en tirent bien.
L'imposture médiatico-bancaire continue. Sarkozy, comme les dirigeants du G20, est pris en tenaille entre deux impératifs contradictoires: faire patienter son opinion publique, outrée par les excès de quelques-uns, et préserver la "compétitivité" de notre place boursière. Le Monarque est contraint de sur-jouer sa détermination et les progrès accomplis plutôt que d'avouer son impuissance évidente. Il aurait pu saisir son docile gouvernement, faire voter une loi par le Parlement contre cette insécurité boursière persistante... Que nenni !

Grand Emprunt, fausse démocratie

Mercredi, Nicolas Sarkozy installait la fameuse commission chargée de définir, en deux mois, aux priorités du futur "Grand Emprunt". Cette affaire est un déni de démocratie. Une commission d'experts, sans aucun élu à l'exception des deux coprésidents Rocard et Juppé, va réfléchir et proposer d'engager l'argent des contribuables sur des sommes qu'on imagine faramineuses, puis le Monarque disposera. Quelle est la perméabilité aux lobbies de ces 20 experts ? Les finances publiques vont mal. Curieusement, Nicolas Sarkozy ne fixe aucune limite au montant de l'emprunt national: il "dépendra des besoins que vous allez identifier et de la capacité d'endettement que nous aurons". La commission Juppé-Rocard a deux mois pour livrer ses conclusions, deux mois pour établir la plus belle liste de Noël que la France ait connu depuis la Libération ! Cette démarche fusille deux ans de communication gouvernementale sur la réduction des dépenses publiques, déjà mise à mal par le "plan de relance" de novembre 2008.
L'obstination sarkozyenne à maintenir en l'état ses cadeaux fiscaux de l'été 2007, comme la défiscalisation des heures supplémentaires, l'abaissement du bouclier fiscal, ou les larges exonérations de droits de succession, et la crise ont eu raison des ambitions de rigueur budgétaire. En 2009, la dette publique française devrait dépasser les 1 400 milliards, et le déficit budgétaire les 130 milliards, un triplement en l'espace de 12 mois.
Mais ne changeons rien !
Jeudi, le quotidien La Tribune révélait que la droite avait renoncé à toiletter les niches fiscales cette année. Cet été, deux députés UMP, Pierre Méhaignerie et Gilles Carrez avaient avancé l'idée de remettre à plat les niches fiscales. L'annonce était opportunément tombée en pleine polémique sur les bonus provisionnés de BNP Paribas et l'annonce du triplement du déficit budgétaire. L'habile contre-feu a donc rapidement fait long feu. "Avec le débat sur la taxe carbone, il fallait éviter de prêter le flanc à la critique d'une droite alourdissant la fiscalité" a justifié Pierre Méhaignerie... La fiscalité risque effectivement de s'alourdir pour les ménages français. Christine Lagarde a recommandé de fixer à 15 euros la tonne le montant de la taxe carbone, soit une petite augmentation de 4 centimes par litre d'essence. Une décision qui ne sert à rien la cause environnementale et pèsera quand même sur le budget des ménages...

Plus tristement, le chômage est reparti à la hausse en juillet. Le nombre total de demandeurs d'emplois s'élève à 3.668.100, en progression de 25% sur un an, et de 33 000 sur le seul mois de juillet. Christine Lagarde promet la publication de
treize fiches pratiques pour aider les chômeurs dans leurs démarches. Et Laurent Wauquiez, son secrétaire d'Etat à l'Emploi, sort 1,6 milliards d'euros de budget supplémentaire pour financer de nouvelles exonérations de charges sociales (pour les TPE), et d'autres autres mesures d'aide. Il a promis également de relever à 1000 heures par an le plafond autorisé de chômage partiel dès septembre. Laisser l'inactivité dans les entreprises est la nouvelle recette du gouvernement. Les agents du pôle emploi redoutent l'engorgement. Moins de 2000 renforts arrivent dans leurs agences, quand les nouveaux recalés de l'emploi se chiffrent en centaines de milliers. La fusion ANPE-ASSEDIC, très certainement une bonne mesure en soi, a été réalisée dans la précipitation en janvier dernier.

Le discours aux ambassadeurs

Mercredi après midi, avant de repartir en week-end, Nicolas Sarkozy recevait les ambassadeurs français, pour son traditionnel discours de politique étrangère: Iran, crise mondiale, réchauffement climatique, les grands sujets du moments ont tous été évoqués. Sarkozy a surtout donné des leçons de moralité et de responsabilité tous azimuts. A ses homologues du G20, il pose un ultimatum: reprenant à nouveau à son compte, sans le dire, les propositions anglaises d'étalement des bonus sur trois ans, il toilette un système vicié et crie à l'exemplarité française. Plus tard, il traite les dirigeants iraniens de menteurs, quelques jours après avoir évité une catastrophe humanitaire avec la détention de Clotilde Reiss. La violence de certains mots frise l'irresponsabilité diplomatique. Barack Obama a choisit de prendre à revers le régime iranien, en lui tendant la main. Sarkozy n'a rien compris, et joue au taurillon. Qui a oublié ses embrassades à répétition avec tous les dictateurs "utiles" de la planète ? La "real-politik" est un fait. Il n'est pas question de se fâcher avec tout le monde, juste de tenir un peu son rang et la crédibilité française sur la scène internationale. Quelle légitimité Sarkozy a-t-il encore à fustiger l'Iran, à crier à la guerre contre "la barbarie" en Afghanistan quand il embrasse aussi facilement la Chine ou la Syrie ?

Comble du narcissisme, il réécrit aussi complètement l'histoire et s'érige en sauveur du monde: la crise aurait démarré à cause des excès de la finance mondiale ? C'est faux; en France, comme ailleurs, la situation de l'emploi a commencé à se dégrader dès avril 2008, avec la chute du marché de l'intérim et l'envolée des prix de l'énergie depuis 2001 devait bloquer tout ou tard la croissance mondiale. Grâce à Sarkozy, les dirigeants du monde se seraient concertés, les paradis fiscaux auraient disparu, la catastrophe aurait été évité: "dès le 23 septembre 2008, à la tribune des Nations Unies, au nom de l’Europe, j’ai proposé la tenue d’un sommet des principaux dirigeants mondiaux. Cinq semaines plus tard, c’était le sommet de Washington ; cinq mois plus tard, c’était le sommet de Londres ; et fin septembre, ce sera Pittsburgh." Pourtant, qui a oublié l'attentisme français des premières semaines ? Le 15 septembre, Sarkozy est resté tétanisé, paralysé tel un lapin les yeux pris dans les phares d'une voiture en pleine nuit. Qui a oublié son visage crispé au lendemain de la faillite de Lehman Brothers, quand, pressé par des journalistes de réagir à l'effondrement en cascade des bourses du monde, il prétextait "
une petite nuit", tout occupé qu'il était à "faire libérer" deux otages français pour pouvoir répondre ? Dix longs jours plus tard, la première réaction sarkozyenne ne fut pas un appel à la concertation. A Toulon, Sarkozy imita simplement ses collègues étrangers en promettant la garantie de l'Etat aux banques et épargnants français.

Mercredi devant les ambassadeurs, Sarkozy a donc fait son one-man-show où il a pu réécrire l'histoire, exagérer son importance, mettre en scène sa détermination.


   La veille, Ted Kennedy est mort. L'Elysée n'a publié aucun communiqué. En revanche, Kadhafi aura l'honneur d'une représentation française pour le 40ème anniversaire de sa dictature en Libye. Les symboles ont la vie dure en Sarkofrance.
Ami Sarkozyste, où es-tu ?

 


 
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29 août 2009 6 29 /08 /août /2009 13:59

 de retour du séminaire du Conseil Général du Nord,
 et de ma permanence ce matin  à ghyvelde
voici mon "petit" programme de ce week end !
on redémarre en douceur !
vers 18h  à la brocante semi nocturne d Hondschoote
et demain championnat d europe de tir  à  l'arc à petite Synthe  vers 11h  et peut etre 19h
bon week end  à  tous !

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13 août 2009 4 13 /08 /août /2009 00:38

Juste UNE précision : il y a 1345 membres sur le groupe "Dunkerquois il faut sauver l écluse tixier ", et non pas 13000 ! (j espére un jour !)
en tout cas cet article reprend bien mon point de vue  !!!
Dunkerque

« Ce réseau provoque des réactions »

Jean Schepman, conseiller général du canton d'Hondschoote

mercredi 12.08.2009, 14:00
Jean Schepman, personnalité politique très présente dans le paysage dunkerquois, l'est aussi sur Facebook. Jean Schepman, personnalité politique très présente dans le paysage dunkerquois, l'est aussi sur Facebook.

 

Vous faîtes partie des précurseurs parmi les personnalités politiques du littoral dunkerquois, à vous être inscrit sur le réseau social Facebook.

Pourquoi ?
Jean Schepman : « Effectivement, cela fait maintenant un an, un an et demi que j'y suis inscrit. J'avais d'abord une page un peu ouverte, seulement liée à mon blog*, puis mes enfants se sont aussi inscrits sur Facebook. Du coup, j'ai refait une page où je mêle le personnel et le politique. C'est un réseau familial, et d'amis. J'ai repris beaucoup de contacts avec des anciens élèves, de Dunkerquois croisés ici et là, et même de gens sensibles au thème des wateringues. Et le réseau s'est même élargi à des contacts de toute la France, voire en Hollande et en Belgique. » Mais vous tenez déjà un blog. Que vous apporte Facebook en plus ?
J. S. : « Avec Facebook, on peut discuter bien plus facilement. Le contact est direct, on peut discuter en ligne. Je peux sentir les souhaits des gens, notamment des jeunes qui sont très présents sur le réseau. J'ai d'ailleurs été très surpris du suivi des gens pour le groupe que j'ai créé pour Sauver l'écluse Tixier**. Il y a plus de 13 000 membres dans ce groupe désormais. C'est une nouvelle façon de communiquer avec les gens, cela provoque des réactions, des débats. » Depuis quelques mois maintenant, on voit apparemment d'autres personnalités politiques du littoral, comme Michel Delebarre, Sylvie Brachet, maire de Bergues, des membres d'associations, du milieu sportif... Comment expliquez-vous cet engouement ?
J. S. : « Facebook représente un moyen de parler à des gens qui ne viennent pas forcément en réunion publique par exemple.
J'ai même eu des premiers contacts avec des gens, sur Facebook, qui sont ensuite venus aux réunions publiques. C'est un moyen moderne et facile, qui laisse une grande liberté. Sur Facebook, on devient un élu avec lequel les gens peuvent discuter très facilement, on devient plus accessible. » À mêler vie privée et vie politique sur Facebook, n'y a-t-il pas un petit côté voyeur ?
J. S. : « Il y en a un, oui. Mais il faut en accepter l'inconvénient. Je mets des photos de mon fils sur ma page, j'accepte le principe qu'elles seront vues par tous mes "amis". Par contre, il faut se méfier de toutes les rumeurs non vérifiées. » Facebook représente-il pour vous un moyen de promotion de l'image politique ?
J. S. : « Oui, j'ai rencontré en France des gens très intéressants grâce à Facebook. Notamment au PS, par un groupe commun sur le réseau, en lien avec le thème de l'eau. Je me suis rapproché de personnes qui s'intéressent à la problématique de la montée du niveau de la mer en Camargue. On peut, sur le réseau, rechercher facilement des groupes ou des personnes liées à des sujets qui nous intéressent. Ensuite, les gens font la part des choses entre l'élu que je suis et l'image personnelle. » Comment expliquez-vous que les membres du réseau privilégient parfois Facebook pour annoncer des nouvelles ou des informations ?
J. S. : « Ce réseau est un outil formidable qu'il faut savoir bien gérer. Il faut seulement bien confirmer les informations.
Quand j'ai une bonne nouvelle qui concerne l'écluse Tixier, j'ai d'abord envie de la diffuser sur Facebook comme une sorte de récompense aux amis qui suivent et s'investissent. C'est un bonus. Dernièrement, j'avais également fait paraître l'information de l'incendie de Killem (sur mon blog aussi).
Facebook révèle également un côté convivial, qui permet aux politiques d'avoir une image moderne. Seul inconvénient : cela prend un temps énorme. Cela peut me prendre une à deux heures par jour, en fonction de ce que j'ai à lire ! » *http://jeanschepman.over-blog.org/ ** sur Facebook, le groupe "Dunkerquois, il faut sauver l'écluse Tixier" Propos recueillis par
Claire HOHWEYER

 

Le Journal des Flandres Le Phare Dunkerquois
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Published by jean schepman - dans jeanschepman
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5 août 2009 3 05 /08 /août /2009 23:35
J'ai contacté mr d'Arras directeur général de l'entreprise Van Robaey à Killem afin d'obtenir des infos suite à l'incendie de vendredi dernier. Celui m'a rassuré notamment sur l'absence de blessés et au niveau de l'activité économique, les mesures de chomage technique ont été évitées. Mr d'Arras m'a confirmé la réaction rapide des secours ce qui a permis de limiter les degats. Je suis très heureux de ces renseignements car l'entreprise van robaey (teillage de lin)  est un moteur economique pour le canton!
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Published by jean schepman
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5 août 2009 3 05 /08 /août /2009 11:10

Monsieur Francis BASSEMON

Membre du Bureau de la Fédération

du Nord du P.R.G.

Maire de BOURBOURG

à

PARTI SOCIALISTE

Madame Martine AUBRY

Première Secrétaire du Parti Socialiste

10, Rue de Solférino

75007 PARIS

 

Objet : Soutien personnel

 

 

Madame la Première Secrétaire,

 

Je souhaite vous exprimer mon sentiment sur la situation politique actuelle, et surtout vous soutenir dans le cadre de vos initiatives en faveur de l’union des forces de progrès.

 

Nous vivons aujourd’hui dans les conflits de pouvoir qui se multiplient, en raison même de la concentration des pouvoirs, voulue, désirée, accumulée par le Président de la République.

 

Cette concentration des pouvoirs est une atteinte même aux principes fondateurs de la République. Nous nous retrouvons ainsi comme au temps du coup d’état permanent.

 

Nous avons devant nous les éléments de la catastrophe politique annoncée et de l’éclatement du système politique. Notre pays a certes besoin de se réformer, mais dans le respect de ses couches sociales et dans le respect de son histoire.

 

Pour ce qui concerne les questions difficiles que la société française nous a invité à appréhender – retraites, assurance maladie, éducation nationale, réforme de l’état – la gauche n’a pas été lisible et claire. Il me semble naturel et justifié que nous tirions les leçons de ce constat pour ne pas renouveler nos erreurs.

 

Le Président de la République a été essentiellement élu sur l’état du pouvoir d’achat des français. Il s’est même permis de convoquer Jean JAURES, Léon BLUM, et tout le Panthéon du socialisme, pour dire que la gauche était devenue inutile pour défendre les salariés, car lui-même s’autoproclamait défenseur des classes populaires oubliées par la gauche.

Il allait enfin restaurer la force du pouvoir de vivre de son propre salaire.

Le Président de la République a été élu sur une forme de mensonge qui constitue l’âme des malentendus. Il arrive un moment où le malentendu éclate et où commence le temps des désillusions. Je pense que ce moment n’est plus très éloigné.

 Beaucoup de nos concitoyens souffrent en effet comme jamais ; le chômage, les difficultés à se loger, se nourrir, se soigner, s’éduquer, à vivre dignement deviennent insupportables, et nous devons exprimer notre révolte et notre indignation face au sort réservé à une large tranche de la population.

D’autant plus que nous sommes aussi confrontés à un véritable « déménagement du territoire » avec la suppression systématiquement organisée par la droite des services publics : la poste, les hôpitaux, l’enseignement, la justice, les transports…

Non satisfait de cela, le Président annonce pour 2010 la suppression de la Taxe Professionnelle, répondant ainsi aux rêves du MEDEF pour lequel, toute contribution des entreprises est une charge « dommageable » pour leur compétitivité.

Mais les dégrèvements divers et les exonérations des charges sociales dont les entreprises bénéficient déjà, soit 32 Milliards d’Euros, n’ont eu, à ce que je sache, aucun effet pour créer de l’emploi.

 

Devant cette situation, la multi fracturation du Parti Socialiste est une raison importante de l’échec actuel de la gauche. L’avenir de la gauche ne peut se faire que dans l’unité, dans le rassemblement de toutes ses forces, de tous ses messages, de toutes ses sensibilités.

 

Mais il est certainement utile, avant de construire un outil de rassemblement, de nous infliger une sérieuse période de restauration de nos fondamentaux.

 

Un grand parti de gauche pourra être mis en œuvre lorsque nous serons capables de proposer une alternative pour le pays à la politique de la droite.

 

Nous avons beaucoup de travail devant nous et peu de temps, car le pouvoir actuel mourra à brève échéance de ses excès, celui-ci n’est fort qu’en raison de nos propres faiblesses.

 

Je vous souhaite beaucoup de courage et pleine réussite, dans votre entreprise de reconstruction du Parti Socialiste. C’est la condition fondamentale pour bâtir ensemble l’alternance dont notre pays a tant besoin.

 

Avec tout mon soutien, je vous prie de croire, Madame la Première Secrétaire, à l’assurance de mes sentiments les meilleurs.

 

Le Maire,

 

 

 

Francis BASSEMON

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Published by jean schepman - dans Parti Socialiste
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