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25 janvier 2009 7 25 /01 /janvier /2009 22:55
Merci le canard enchainé !


Revue de presse :
- Hervé Liffran, "Les exploits des serial voters à l'UMP", Le Canard Enchaîné n°4604, 21 janvier 2009
Canard Enchaîné - Vote interne à l'UMP

.


Les faux votes du conseil national

Sous couvert d'anonymat, un responsable de l'UMP a raconté au Canard Enchaîné comment l'UMP truquait les votes des membres du conseil national. Officiellement, le "parlement du Parti" compte 2430 membres. C'est l'institution qui entérine les principales orientations de l'UMP et désigne par exemple les dirigeants. Ainsi, samedi 24 janvier 2009, Xavier Bertrand va être désigné secrétaire général de l'UMP à l'issue d'un vote du conseil national.
Pour procéder au vote, les 2430 membres du conseil national ont chacun un boitier. La touche "1" correspond au vote favorable, la touche "2" au vote défavorable. Or, le Canard Enchaîné relève qu'en général "70 à 80% des électeurs inscrits ont voté et le "oui" l'emporte, sous les acclamations, avec des scores allant de 85 à 95% des voix".
En réalité, la majorité des 2430 membres du conseil national de l'UMP ne se déplace pas puisque ses membres résident aux quatre coins de la France. La salle du conseil national est donc remplie de militants parisiens et d'attachés parlementaires qui ne peuvent pas voter mais qui donnent l'illusion d'un conseil national au grand complet. En coulisse, des proches de la direction valident des centaines de vote virtuel avec les boitiers des membres absents. De temps en temps, pour éviter un chiffre anormalement trop élevé, ils votent "non". Le scrutin est donc très largement truqué.


Témoignage d'un conseiller de l'Elysée et d'une élue parisienne

Dans l’article, le Canard Enchaîné cite deux témoignages. Une élue parisienne confirme qu'elle s'est rendue compte qu'on avait voté à sa place lors d'un conseil national sans qu'on la prévienne. Un conseiller de l'Elysée aurait même affirmé au journaliste du Canard, Hervé Liffran, que "comme chaque membre du conseil national dispose d'un boîtier de vote, il suffit d'utiliser les machines des absents. Mais on fait gaffe. Il faut que les résultats aient l'air vrais". Un tel aveu apparaît surprenant de la part de quelqu'un qui serait conseiller à l'Elysée, mais sous couvert d'anonymat, les langues se délient plus facilement (voir notre article sur les méthodes du Canard Enchaîné).


Quand le taux d'abstention s'effondre en quelques minutes

La fraude à l'UMP serait généralisée. Le Canard Enchaîné révèle ainsi que les votes internes des adhérents sont également truqués en grande partie. Par exemple, en janvier 2006, Nicolas Sarkozy, alors président de l'UMP, avait consulté les militants pour modifier les statuts du parti afin de permettre aux adhérents de désigner le candidat de l'UMP à la présidentielle. Or, le déroulement du scrutin laisse penser qu'il y a eu un tripatouillage des votes. Selon l'hebdomadaire satirique, "en quelques minutes, le taux d'abstention était descendu de 65 à 44,85%. Sarko s'était réjoui de cette importance participation. Avant d'ajouter que le vote de près de 120 000 personnes dans un mouvement politique est une première en France". Et le Canard d’ironiser sur la "merveille technologique".


Même les responsables UMP le reconnaissent ouvertement

Le plus troublant dans l'article sont les propos rapportés de deux responsables UMP : Roger Karoutchi (candidat pour la tête de liste aux régionales 2010 en Ile de France) et Robert Pandreau (président de la commission de contrôle de l'UMP). Ainsi, alors qu'il s'apprête à participer à une primaire contre Valérie Pécresse, Roger Karoutchi, également ministre des Relations avec le Parlement, aurait déclaré à propos de la fédération de l'Ile de France que "tout le monde ici, a plus ou moins bidouillé. Des militants qui votent à la place d'autres, des votes groupés, etc. Si je ne suis pas certain de la propreté et de la sérénité de ce scrutin, je demanderai un vote nominal à bulletin secret". Même aveu de la part de Robert Pandreau, président de la commission de contrôle de l'UMP : "En Ile de France, les élections internes sur papier sont souvent truquées, à l'UMP comme au PS".


Par conséquent, la fraude massive lors des élections internes à l'UMP semble donc une tradition qui ne choque plus grand monde. 


*** Liens

La vie interne de l'UMP
- L'UMP utilise l'argent de la formation des élus pour financer banquets et cocktails
- Les faux chiffres du congrès de l'UMP en janvier 2007 (Le Canard Enchaîné)
- Plan de rigueur à l'UMP : le parti le plus riche de France a 15 millions d'euros de dette
- Comment l'UMP s'apprête à recruter de nouveaux militants dans les lycées et les universités

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Published by jean schepman - dans ump parti de godillots
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25 janvier 2009 7 25 /01 /janvier /2009 00:25


Economie politique
L'Appel de Noël Claveloux, président des Ingénieurs et Scientifiques de France


Nous reprenons ici, en html, le « J’accuse » du président des Ingénieurs et Scientifiques de France (CNSIF). Ce texte a été publié sur le site du Conseil
des Ingénieurs et Scientifiques de France.
http://www.cnisf.org/biblioth_cnisf/Prises_de_positions/081025%20Jaccuse.pdf
Nous n'avons rien à ajouter à ce document, qui montre qu'existent encore en France des gens sachant ce que travailler veut dire. Malheureusement, qui les défend vraiment? 08/01/2009 A.I.


Noël Clavelloux, président des Ingénieurs et Scientifiques de France, interpelle le monde politique, financier et l’ensemble des relais d’opinion au nom de tous les ingénieurs pour redonner sa vraie place aux sciences et aux techniques qui restent et demeurent les vrais moteurs de l’innovation et donc de la croissance !

Assez de virtuel, revenons aux vraies valeurs !

NDLR: par virtuel, il faut entendre, comme le montre le contexte, non pas "Economie numérique" mais Economie de spéculation financière. A.I.

Depuis le début de l’année 2008, la valeur en Bourse des entreprises industrielles a été divisée par 2 ou par 3, alors que les investissements de nos entreprises et leurs moyens de production et de développement de nouveaux produits ou services n’ont pas changé. Sur douze mois, Alstom a perdu 55 %, Bouygues 51 %, CGG Veritas 72 %, Lafarge 51 %, Renault 80 %, Veolia 69 %, Vallourec 58 %. De telles sous cotations, pour n’en citer que quelques-unes rendent à certains égards nos sociétés vulnérables et peuvent en faire des proies plus accessibles à des partenaires opéistes étrangers.

Au même moment et sur une très courte période, les prix du pétrole, des produits miniers, des produits agricoles, des matières premières en général se sont envolés fragilisant les économies mondiales, pour ensuite s’effondrer sans lien avec leur vraie valeur mais permettant à la spéculation de tirer des profits astronomiques puis de servir de ressources pour couvrir d’autres spéculations hasardeuses entraînant une baisse irrésistible.

Une telle société n’est pas celle en laquelle nous croyons !

Dans la finance – le monde virtuel – les salaires et indemnités des financiers ont atteint des sommes hallucinantes, le milliard d’Euros se gagne ou se perd très rapidement, l’attrait du seul profit efface la prise de conscience des risques courus et le sens des responsabilités.
A de tels jeux qui n’ont rien à voir avec la réalité, des financiers avertis se sont enrichis et sont jusqu’alors restés impunis, la crise créée par eux et submergeant le monde des pays industrialisés et des pays émergents ne les atteignant pas.

Il est urgent de revenir aux vraies valeurs.

Dans l’industrie et les services – le monde réel – les ingénieurs savent que pour avoir un résultat net de 1 milliard d’Euros, il faut au moins réaliser un chiffre d’affaire de 20 milliards d’Euros et faire travailler pendant 1 an environ 100 000 personnes qui créent des biens et des services réels !

Mesure-t-on bien aujourd’hui, les efforts qu’il a fallu accumuler dans les laboratoires, les bureaux d’études, les ateliers d’essais, les centres de marketing pour créer puis mettre au point des produits et services innovants. Ne sommes-nous pas fiers que la France ait réussi à constituer une vitrine remarquable de réalisations tels nos infrastructures et matériels de transports comme le TGV, nos infrastructures routières comme le viaduc de Millau, mais aussi les airbus et Ariane, les centrales nucléaires. Là, les ingénieurs ont pris rang, sans pour autant ruiner le pays.

Le monde apprécie aujourd’hui les contributions relatives au Grenelle de l’environnement ; mais mesure-t-il bien que pour être mis en place ces avancées vont devoir reposer sur de nouvelles études, de nombreuses expérimentations et validations, tout un ensemble d’exercice dans lequel les ingénieurs vont être amené à jouer un rôle central et déterminant.

S’il est vrai qu’il n’y a pas de risque zéro dans les entreprises humaines, la recherche des conditions optimales pour les réduire tant au niveau des produits que de leur utilisation repose sur une démarche approfondie et sérieuse d’appréciation des conditions d’élaboration et de fonctionnement tant techniques qu’environnementales, et sociales. On est là encore très loin des démarches qui ont contribué à faire partir en fumée en un laps de temps très court des grands pans d’activités qu’il a fallu des années d’efforts pour les constituer.

« Je demande aux politiques de reformer la finance mondiale et je les invite plus que jamais à s’en tenir aux fondamentaux et à donner toute leur attention aux vraies valeurs ajoutées, comme le font les ingénieurs dans leurs activités quotidiennes de R&D, de conception, de construction de production et de services. »


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Published by jean schepman - dans et si on en discutait
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24 janvier 2009 6 24 /01 /janvier /2009 22:27

Honte à lui !!!

Le pape réhabilite un évêque niant l'Holocauste

REUTERS | 24.01.2009 | 13:09
Le pape Benoît XVI a réhabilité samedi l'évêque traditionaliste Richard Williamson, qui soutient les thèses révisionnistes niant la réalité de l'Holocauste, bien que des responsables de la communauté juive aient tenté de l'en dissuader. /Photo prise le 18 janvier 2009/REUTERS/Alessandro Bianchi

CITE DU VATICAN (Reuters) - Le pape Benoît XVI a réhabilité samedi l'évêque traditionaliste Richard Williamson, qui soutient les thèses révisionnistes niant la réalité de l'Holocauste, bien que des responsables de la communauté juive aient tenté de l'en dissuader.

Selon le Vatican, le pape a publié un décret levant l'excommunication des quatre évêques traditionalistes de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X, prononcée en 1988 parce qu'ils avaient été sacrés sans l'accord du Saint-Siège.

Mgr Williamson, qui est d'origine britannique, a contesté à plusieurs reprises l'extermination de six millions de Juifs et l'existence de chambres à gaz homicides dans les camps de concentration nazis, admises par la plupart des historiens.

Mercredi, il avait déclaré à la télévision suédoise qu'il n'y avait "pas eu de chambres à gaz" et que le nombre de Juifs exterminés dans les camps de concentration se situait entre 200.000 et 300.000.

Avant la levée de l'excommunication, des dirigeants de la communauté juive, notamment des associations de survivants de l'Holocauste, avaient fait valoir qu'une telle réintégration porterait un coup au dialogue entre les religions et nourrirait l'antisémitisme.

Le grand rabbin de Rome, Riccardo Di Segni, s'était dit "choqué" par les propos de Mgr Williamson et avait estimé que la levée de son excommunication serait "une blessure profonde" pour le dialogue entre l'Eglise catholique et les Juifs.

Version française Guy Kerivel, Philippe Bas-Rabérin

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24 janvier 2009 6 24 /01 /janvier /2009 15:52

Alors que notre pays traverse la crise la plus profonde depuis la Seconde guerre

mondiale, Sarkozy parle beaucoup mais ne propose aucune mesure efficace.

Pendant ce temps-là, la France s’enfonce dans la crise.

Le chômage explose et le pouvoir d’achat recule.

Pourtant la France possède des atouts mais notre économie a besoin d’un véritable sursaut

pour rebondir.

 

 

POURVOUS, CONTRE LACRISE,

LES SOCIALISTESPROPOSENT :

Impression :PGE - 94160. Ne pas jeter sur la voie publique.

• de relancer le pouvoir d’achat et la consommation.

Tout de suite :

• Une aide de 500 euros pour 13 millions de personnes

bénéficiaires de la Prime pour l’emploi et des minima sociaux ;

• Une baisse de 1 % du taux de la TVA pour faire baisser

les prix ;

• Une hausse de 3 % du SMIC et la fin des exonérations

des cotisations sociales dans les entreprises qui ne concluent

pas d’accord sur les salaires ;

• La revalorisation immédiate des allocations logement de 10 %.

• de protéger les salariés et de relancer l’investissement

Face à la crise il est vraiment

URGENT d’AGIR

QU’Y A-T-IL DANS LE PLAN

SARKOZY ?

– Rien pour le pouvoir d’achat.

– Rien pour les Français.

– Rien pour la consommation.

Au contraire :

– Il maintient les 15 milliards

de cadeaux du paquet fiscal.

– Il maintient l’incitation aux

heures supplémentaires au

détriment de l’emploi.

– Il multiplie les facilités aux

banques qui ne financent pas

les entreprises et l’emploi.

PARTICIPEZ

ÀLAJOURNÉENATIONALE

LE JEUDI29JANVIER2009

• d’abord protéger les salariés fragilisés

par la crise :

• En décourageant les licenciements boursiers ;

• Obligation de reclasser dans l’emploi les salariés

licenciés et réindustrialiser les sites abandonnés ;

• Augmenter la durée et l’indemnisation du chômage.

 

ensuite soutenir l’investissement

par :

• la construction de 300 000 logements sociaux ;

• un plan de modernisation de l’hôpital ;

• la création d’un fonds de soutien aux PME pour

l’automobile.

AVEC LES SOCIALISTES

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Published by jean schepman - dans Parti Socialiste
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24 janvier 2009 6 24 /01 /janvier /2009 15:26

On a eu une nouvelle fois chaud hier soir
le canal de jonction ( à Dunkerque ) était en surcote de 50 cm hier soit (50 cm au dessus cote d'alerte  )
plus quelques pompes en difficulté un peu partout : à Bergues  à Cappelle  etc ..
mais on a tenu !!!
on a aujourd'hui un jour de répit .
les marées seront plus favorables à partir de Mardi !
croisons les doigts !
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Published by jean schepman - dans wateringues
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24 janvier 2009 6 24 /01 /janvier /2009 15:01

Pour le GRENELLE edf a essayé de ne pas compter l'énergie produite dans les centrales nucléaires , je le sais ,j' y étais !
or si les centrales nucléaires  produisent il faut bien qu'ils installent du chauffage électrique partout !
Merci à Marc P 


Pour maintenir l'augmentation globale des températures en deçà de deux degrés, nous savons ce qu'il faut faire : réduire de moitié les émissions mondiales de gaz à effet de serre, notamment de dioxyde de carbone (CO2), d'ici à 2050. Pour Greenpeace, nous pouvons relever ce défi, à condition de mettre en œuvre une politique énergétique nouvelle, fondée sur l'efficacité énergétique et un développement massif des renouvelables.

 

Energie / Climat - le 7 janvier 2009

 

Source :

http://blog.greenpeace.fr/energie-climat/vague-de-froid-et-pics-de-consommation-electrique-la-france-nucleaire-emet-beaucoup-plus-de-co2-que-prevu

 

Vague de froid et pics de consommation électrique : la France nucléaire émet beaucoup plus de CO2 que prévu !

À l’heure où les vagues de froid et les pics de consommation électrique battent des records, Greenpeace dénonce la faillite du système énergétique français fondé sur du tout nucléaire.

« Il est scandaleux d’entendre EDF appeler les citoyens à réduire leur consommation alors qu’EDF et l’État français ont mis en place un système où surproduction d’électricité et dispositifs d’économies d’énergie insuffisants obligent les citoyens à gaspiller l’électricité, condamne Frédéric Marillier, de Greenpeace France. Il est aberrant de venir culpabiliser les consommateurs, otages d’un système énergétique inefficace, cher et polluant, à un moment où ils ont légitimement besoin d’énergie ! »

La faillite du système énergétique français
Avec les températures qui chutent augmente le recours au chauffage électrique, qui équipe près d’un tiers des ménages français (record européen). Pour faire face à ces pics de consommation d’électricité (le record historique a explosé hier avec 92 500 mégawatts, contre 88 960 MW en décembre 2007), les 58 réacteurs du parc nucléaire français sont totalement inadaptés. Les centrales nucléaires produisent « en base » : elles fournissent une puissance constante, quelle que soit la demande en électricité, et ne sont pas du tout adaptées aux variations. EDF est alors obligé de recourir à deux solutions, toutes deux fortement émettrices de gaz à effet de serre… D’abord, allumer ses vieilles centrales au fioul. Résultat : depuis 1990, la part des énergies fossiles dans la production d’électricité française a crû de près de 25 %. Et ensuite, importer de plus en plus d’électricité produite chez nos voisins européens, en grande majorité à partir du charbon. Depuis cinq ans, l’Allemagne est ainsi exportatrice nette d’électricité vers la France (rapport RTE 2007).

« Le système nucléaire, et les surcapacités électriques qu’il a engendrées, a conduit à une perversion : on a développé le chauffage électrique parce qu’EDF avait des kilowattheures à vendre, explique Frédéric Marillier. Cette situation conduit à une augmentation du recours aux combustibles fossiles en période de pics. »

Le scandale du chauffage électrique
Une étude sur l’efficacité électrique, commandée par Greenpeace à l’institut ICE (à paraître en janvier), révèle qu’en France les pics de consommation liés au recours aux convecteurs électriques s’avèrent très fortement émetteurs de CO2. « Selon les premiers résultats de cette étude, en France, le contenu en CO2 du chauffage électrique approche les 600 g de CO2 pour tout kWh supplémentaire, contre 230 g par kWh pour le gaz, par exemple », précise Frédéric Marillier. En France, le chauffage représente 10 % de la consommation globale d’électricité et 80 % des constructions neuves sont aujourd’hui équipées en chauffage électrique !

La solution : stopper l’expansion du nucléaire !
Au lieu d’appeler les citoyens à ne pas utiliser leur sèche-linge ou leur lave-vaisselle, l’État français ferait mieux de renoncer d’urgence au programme EPR, et notamment à l’annonce de la construction d’un 2e réacteur (publication de la Programmation pluriannuelle des investissements – PPI – attendue pour janvier).

« Investir dans le nucléaire accentuerait ces phénomènes de pics et de recours aux énergies fossiles, avec comme résultat à terme une augmentation des émissions de CO2 dans l’électricité française, affirme Frédéric Marillier. La France doit renoncer à son projet de 2e EPR et investir les 4 milliards nécessaires à sa construction dans des dispositifs d’économies d’énergie (isolation de l’habitat) et dans le développement des renouvelables, seules solutions permettant de faire face à la fois aux enjeux de consommation, d’indépendance énergétique, de lutte contre les changements climatiques et de défense du pouvoir d’achat des consommateurs. »

 

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Published by jean schepman - dans développement durable
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24 janvier 2009 6 24 /01 /janvier /2009 14:21
Rassemblement pour la démocratie à la télévision
(RDT)
(Association loi 1901, J.O. du 07/07/2007)

 
Communiqué de presse / 22.01.2009

 
Encore un effort, Monsieur le Président,
pour aider les Français à affronter à la crise !


 
Vous connaissez la nouvelle ? Elle faisait hier la une des médias : les dirigeants des principales banques françaises ont renoncé à leur bonus pour l’exercice 2008, comme le leur demandait Nicolas Sarkozy.
 
Votre louable injonction, Monsieur le Président, nous a donné à notre tour une idée. Pourquoi ne vous appliqueriez-vous pas à vous-même ce sens de la rigueur et de la justice ? Pourquoi ne reverseriez-vous pas au budget de l’Etat une partie de votre traitement de président de la République ? A la hauteur, par exemple, de l’augmentation des 140 000 euros annuels que vous demandâtes et perçûtes en 2008, que vous continuerez à percevoir en 2009, alors même que cette nouvelle année s’annonce si difficile pour tous…
 
Lançons, toutes et tous, l’aimable suggestion ! Ecrivons à l’Elysée, au gouvernement, aux parlementaires, aux médias (1) pour demander à notre Président cet effort de justice, ce beau geste que, n’en doutons pas, il ne saurait refuser à ses compatriotes
.

 

Montrez l’exemple, Monsieur le Président !

En ces temps de crise, vous vous devez d’être pour tous
un modèle !



(1) Voir  fichiers d’adresses disponible sur notre blog.

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Published by jean schepman - dans tzarko 1er
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24 janvier 2009 6 24 /01 /janvier /2009 13:41

Merci à Laurent qui m'a passé ce texte !


Appel de syndicalistes de la région Nord-Pas-de-Calais

 

 

La crise du capitalisme s’emballe, d’ailleurs les suppressions d’emplois s’accélèrent notamment à Renault, Peugeot,  Sevelnor, Arcelor et toute la sous-traitance industrielle, dans la VPC, La redoute, les 3 suisses et bien d’autres encore ; le chômage repart fortement à la hausse.

 

Dans son allocution à Toulon le 26 septembre 2008, Sarkozy, face à cette crise, a annoncé la couleur pour les travailleurs de ce pays : « La crise appelle à accélérer le rythme des réformes, en aucun cas à l’arrêter ou le ralentir ».

 

Ces derniers mois, nous avons pétitionné et participé à une succession de journées d'action avec débrayages ou grèves et à des manifestations de rue...

 

  • pour nos salaires, nos retraites, nos conditions de travail, le maintien des 35 h, la défense de la recherche, de la télé publique, du Code du travail et du statut de fonctionnaires, nos conventions collectives, la défense et l’amélioration des indemnités chômage et pour le maintien des Hôpitaux publics...   
  • contre les franchises médicales, les licenciements, le chômage partiel, les suppressions des postes à France Télécom,  ... et  dans tous les services public(s) et la Fonction Publique, à commencer par  l'Education nationale. 
  • etc...

 

Pourtant ni le gouvernement ni le Medef n'ont bougé.

 

Et nous syndicalistes avec les salariés, les retraités, les chômeurs, les jeunes nous en avons assez d'être baladés de journées d'action en journées d'action éclatées et sans continuité ... Faute d'une riposte généralisée, le gouvernement fera  passer toutes ses contre-réformes...

Et  ça, nous ne l'acceptons pas !

 

Aussi nous appelons l'ensemble des directions syndicales et les salariés qu'ils soient du public ou du privé, à tout mettre en œuvre  pour  faire converger les mécontentements et  fédérer les revendications; Pour faire front tous et toutes ensemble et en même temps, de façon prolongée.

 

Les thèmes des revendications communes ne manquent pas : salaires, pouvoir d’achat, emplois, protection sociale et retraite, garanties collectives, défense des services publics et de la fonction publique, libertés démocratiques et citoyennes...

 

En cela nous pensons que l’appel intersyndical et interprofessionnel du 29 janvier doit être un véritable point d’appui vers une grève générale et reconductible. Il est temps d’agir ensemble, en même temps et sur les mêmes revendications qu’on soit du privé, des services publics ou de la fonction publique, actifs, en CDI ou précaires, privés d’emploi ou retraités.

 

Nous appelons tous les militants, quelle que soit leur appartenance syndicale, syndiqués ou non à participer à une assemblée générale le 29 janvier à 18H00 salle Lestiboudois (Quartier Vauban/Esquermes , Métro port de Lille) à Lille pour organiser les prolongements qu’appelle la journée unitaire du 29 janvier.

 

Premiers signataires :


 

Un appel unitaire pourquoi ?

 

Il est né du constat, largement partagé, des difficultés pour construire des perspectives de mobilisation afin de résister aux attaques tous azimuts que nous subissons. Que nous soyons salariés, employés ou privés d'emploi, du secteur public ou du privé, ou étudiants.

Au delà des nécessaires journées d'action, des débrayages et des grèves de 24 heures, il faut créer les conditions du tous ensemble, de la convergence et donc de l'unité pour défendre nos revendications. et obtenir satisfaction. Tous les salariés, tous les syndicalistes, les équipes militantes, les directions des organisations syndicales à tous les niveaux. Tout le monde est concerné.

 

Cet appel a pour ambition:

 

  • d'exprimer l'exaspération devant l'incapacité d'opposer une riposte à la hauteur, face aux mauvais coup du gouvernement et du MEDEF;

 

  • de contribuer à créer des cadres de discussion nécessaires pour que la question des perspectives d'un mouvement d'ensemble soit débattue le plus largement possible .

 

  • d'aider à ce que ce débat soit porté dans le maximum de secteurs, par le maximum de salariés, de militants, d'équipes et d'instances syndicales

 

  • que tous ensemble nous décidions de la meilleure perspective possible et que nous nous donnions les moyens d'y parvenir.

 

Cet appel de syndicalistes de la région Nord-Pas-de-Calais a donc pour vocation d'être signé par toutes celles et ceux qui partagent tout ou partie de ces préoccupations. Il peut aussi être pris en charge par les structures syndicales qui le souhaitent pour s'en saisir comme outil de réflexion. Il peut aider  à définir des perspectives .permettant de répondre au défi que doit relever le monde du travail avec ses organisations syndicales.

 

Il veut dépasser le simple aspect pétitionnaire, insuffisant face aux défis lancés pour susciter à tous les niveaux, dans tous les secteurs du salariat, des cadres d'échanges permanents.

 

Nous décidons de nous constituer en Collectif pour fédérer les initiatives diverses en train de voir le jour, sur la base d’un programme de revendications immédiates vitales pour nous tous :

 

  • L’interdiction des licenciements, des suppressions d’emploi, l’indemnisation à 100% de chômage partiel ;
  • L’augmentation générale des salaires, des retraites et de toutes les allocations, leur indexation sur le coût de la vie ;
  • Le retour aux 37,5 annuités pour tous, retraite calculée sur les 10 meilleures années dans le privé ;
  • Le blocage des prix, blocage des loyers, réquisition des appartements vacants ;
  • Le CDI comme seul contrat de travail ;
  • Le rétablissement de tous les postes et services publics supprimés ;
  • L’abrogation de toutes les lois réactionnaires contre les immigrés. La fermeture des centres de rétention. La régularisation immédiate de tous les sans papiers ;
  • L’abrogation de toutes les lois et mesures réactionnaires prises par ce gouvernement et les précédents etc.
  • LA défense le l’ Hôpital public et de l’accès aux soins pour tous.*
  • La défense et l’amélioration de tous les services publics

 

Les directions de nos syndicats doivent rompre tout dialogue ou concertation sur les plans du gouvernement et du Medef qui n’aboutissent qu’à les faire passer.

 

Elles doivent cesser d’appeler à des journées d’action, les unes après les autres, dont chacun sait qu’elles sont totalement inefficaces et ne servent qu’à empêcher l’unification de tous les travailleurs contre le gouvernement.

 

Si elles ne veulent pas l’entendre, nous devons nous organiser pour l’imposer, parce que les syndicats sont à nous !

 

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Published by jean schepman - dans la faillite du gouvernement
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24 janvier 2009 6 24 /01 /janvier /2009 00:57

Conférence de presse de Martine AUBRY

Mercredi 21 janvier

Agir vraiment contre la crise

(seul le prononcé fait foi)

I – Introduction

►Un parti qui propose

Nous ne sommes pas au pouvoir. Mais nous voulons être utiles. Nous sommes profondément inquiets de voir que notre pays est devenu l’un des seuls en Europe à ne pas avoir un plan de relance digne de ce nom. Alors nous pensons qu’il est de notre devoir de faire des propositions, de dire ce que nous ferions si nous étions au pouvoir.

►Pour prendre les bonnes décisions, il faut bien comprendre la crise

La crise que nous traversons est une crise sans précédent par son ampleur, sa violence et sa gravité. Les principales conséquences de la crise ne sont pas derrière nous mais bien devant nous, d’où l’urgence d’une action rapide. Nous sommes confrontés à une crise de système, dont l’une des causes profondes est l’accroissement des inégalités, des bas salaires, de la précarité et des régressions sociales.

► Le plan SARKOZY est totalement insuffisant dans ses montants et gravement déséquilibré dans sa structure.

Je ne vais pas rentrer dans le détail, je l’ai déjà fait. Prétendument 26 milliards d’euros. En réalité : 4 à 5 milliards. Rien ou presque sur la consommation. Quelques mesures sur l’investissement mais à effet très différé. Pas d’accompagnement sérieux des PME, ni des salariés.

 

II- Nos propositions : un plan concerté, global, massif et adapté aux enjeux

A l’opposé de Nicolas SARKOZY donc, nous proposons un plan adapté aux enjeux avec :

► des actions à effet rapide car il y a urgence ;

►une mobilisation massive de moyens car il faut aller aussi fort que la crise est profonde (le PIB diminuerait de 1,8% en 2009 selon les dernières prévisions de la Commission Européenne et passage du taux de chômage de 7 à 10%). Notre plan mobilise 50 milliards de crédits dont 10 milliards en capital, ce qui se situe dans la fourchette de 2 à 3% du PIB préconisée par les experts et par le FMI.

►`un plan qui marche sur ses deux jambes (24 milliards de soutien à la consommation via le revenu des ménages et 26 milliards sur l’investissement) et si j’ose dire qui y ajoute deux bras, l’accompagnement des entreprises et des salariés en difficulté.

►mais aussi des actions qui s’inscrivent dans une dynamique de changement profond. Nous ne réglons pas là les problèmes fondamentaux du système actuel ; nous pensons qu’il faut en changer et nous ferons des propositions d’ensemble dans quelques mois. Mais nous avons pensé chaque mesure en cohérence avec la vision que nous avons des changements nécessaires à long terme dans notre pays, pour que les pas que nous ferons dans les mois qui viennent soient aussi des pas dans la bonne direction pour l’avenir.

►Enfin, sur la méthode, ce plan est concerté : syndicats, patronat, économistes, collectivités locales…

 


A- Relancer immédiatement le pouvoir d’achat et la consommation

Si la crise que nous traversons trouve son origine dans un accroissement des inégalités et une stagnation des salaires, les réponses à y apporter doivent d’abord favoriser une augmentation du niveau de vie des catégories moyennes et populaires, comme le font la Grande-Bretagne, l’Espagne, l’Allemagne et bientôt les Etats-Unis. Nous proposons :

►une aide immédiate de 500€ versée à tous les bas salaires (bénéficiaires de la PPE), ainsi qu’aux bénéficiaires de minima sociaux. Cette mesure toucherait 12,4 millions de personnes. Elle est susceptible de donner un véritable coup de fouet à l’économie (6,2 milliards d’euros) et en tout état de cause un vrai ballon d’oxygène à ceux qui en ont le plus besoin (salaires inférieurs à 1,4 SMIC). En termes macroéconomiques, c’est une mesure très efficace car ce sont des ménages qui ont une propension à consommer très forte.

►pour que cette aide immédiate ne soit pas un feu de paille, il faut qu’elle puisse se prolonger par des mesures plus durables. C’est la raison pour laquelle, en cohérence avec notre diagnostic selon lequel il faut redresser la part des salaires dans la valeur ajoutée qui a considérablement chuté depuis 20 ans, nous proposons une hausse immédiate du SMIC de 3%. Par ailleurs, afin d’enclencher des négociations salariales pour répercuter cette hausse dans les grilles salariales, nous préconisons de conditionner le maintien des exonérations à la conclusion d’accords salariaux dans les six mois. Il faut faire confiance aux salariés et à leurs représentants pour négocier les augmentations les plus adaptées à la situation de leur entreprise.

►nous préconisons de coupler ces hausses de salaire avec une baisse de la TVA de 19,6 à 18,6% (coût : 6,5 md€). Les études montrent qu’en général, une baisse de TVA se répercute aux deux tiers envers le pouvoir d’achat (la hausse des prix du panier de la ménagère est encore de 1,8%) et 1/3 pour les entreprises. Ce dernier tiers permettra, au cas par cas à la fois de rendre possible et de financer la hausse des salaires. Hausse de salaires financée ou baisses de prix, dans les deux cas, le pouvoir d’achat est gagnant par ce couplage. Par ailleurs, le combat doit être mené au niveau européen, car les baisses de TVA sont d’autant plus efficaces qu’elles sont largement pratiquées. Si, après le Royaume-Uni, la France s’engage dans cette voie, d’autres pays nous suivront à n’en pas douter. Et pour nous, dans l’optique de la réforme globale de la fiscalité, cela fait partie des pas dans la bonne direction, tout comme l’aide immédiate de 500€. Nous sommes pour une réduction des impôts et prélèvements indirects, injustes, comme la TVA (elle constitue un prélèvement de 11% pour les 10% des ménages les plus modestes et de 3% pour les 10% les moins plus aisés) ; et pour la création d’un grand impôt direct progressif par un rapprochement de l’impôt sur le revenu et de la CSG , l’aide de 500 euros va dans le sens de cette plus grande progressivité.

►nous complétons ces mesures en agissant sur deux dépenses lourdes du budget des ménages les plus modestes, le logement et le transport, par une hausse de 10% des allocations logements (1,4 milliards d’euros : celles-ci n’ont été augmentées qu’à deux reprises depuis 2002 ; nous rattrapons ainsi le pouvoir d’achat perdu) accompagnée de mesures de plafonnement des hausses de loyers là où ils sont élevés afin que ces aides ne soient pas annulées par des hausses de loyer), et par la généralisation du chèque transport (600 millions d’euros).

►enfin, dans une période de hausse massive du chômage (+64 000 en novembre), le temps de retour à l’emploi s’allonge considérablement et il est absolument essentiel et prioritaire de dégager des moyens très importants pour indemniser correctement les chômeurs (allongement de la durée d’indemnisation du chômage, extension du chômage partiel, généralisation des contrats de transition professionnelle) et soutenir la création d’emplois non marchands  (emplois aidés, emplois verts et gel des suppressions d’emplois publics…). J’y reviendrai, nous y consacrons dans notre plan 8 milliards d’euros.

►nous nous attaquons donc dans ce plan aux inégalités de revenus par le bas en ciblant les moyens sur les plus bas et moyens salaires ; il faut aussi les attaquer par le haut. En commençant bien sûr par la suppression de l'ensemble des indemnités de départ et des bonus des dirigeants ayant conduit leurs entreprises dans l’impasse ; en poursuivant par l’interdiction pour les banques ayant perçu une aide de l'Etat de verser des dividendes ou de racheter leurs actions. Le chef de l’Etat en parle mais ne le fait pas : nous attendons des actes. Mais il faut aller plus loin et encadrer les rémunérations des acteurs du secteur financier et des dirigeants d'entreprises (décourager les prises de risque excessives, réglementer strictement les stock-options).

Au total : 24 milliards d’euros sont consacrés au soutien à la consommation via les revenus des ménages.

B- Financer des investissements utiles qui peuvent être lancés rapidement

Inexistant ou presque sur la consommation, le plan Sarkozy est aussi notoirement insuffisant sur la relance de l’investissement. L’essentiel se limite en outre à des projets qui ne pourront démarrer immédiatement, alors que c’est maintenant et en urgence qu’il convient de relancer les investissements, de court terme comme de long terme, tant publics que privés.

Un pacte de relance entre l’Etat et les collectivités locales. Nous proposons un véritable pacte de relance entre l’Etat et les collectivités territoriales : en contrepartie d’une enveloppe de 4,8 milliards d’euros visant notamment à compenser le paiement de ce que l’Etat leur doit au titre des charges qu’il leur a transférées et du manque à gagner sur les dotations (rupture contrat de croissance, arriéré RMI, restitution ticket modérateur TP…), les collectivités locales accroîtront leurs investissements (voirie, bâtiment, équipements, infrastructures transport, haut débit, énergies renouvelables, et économies d’énergie…) et pourront atténuer les hausses de prélèvements auxquelles elles ont été contraintes le cas échéant de procéder.

Un plan de sauvegarde de l’hôpital public. La droite n’a cessé depuis plus de six ans de pénaliser financièrement les établissements hospitaliers. Nous proposons le retrait immédiat du plan social engagé de fait par le gouvernement dans l’hôpital public (20.000 emplois en 2009), l’adaptation du mode de financement pour lutter contre les effets pervers des règles actuelles de la tarification à l’activité et la recherche systématique de rentabilité et la création d’un fonds de modernisation de l’hôpital public doté d’un montant de 1,4 milliards d’euros poursuivant les objectifs de l’égal accès aux soins pour tous et de la préservation du rôle de l’hôpital public au cœur de l’excellence du système de santé.

Un grand programme logement. Nous proposons l’engagement immédiat d’un grand plan logement doté de 4 milliards d’euros : mise en chantier dans les deux ans de 300.000 logements sociaux (PLAI, PLUS, logement social étudiant, incluant un doublement de la subvention unitaire pour solvabiliser leur financement par les offices : 2,7 milliards d’euros), un plan de réhabilitation de logements anciens (1 milliard d’euros),  un plan de réhabilitation et de construction de places d’hébergement d’urgence décentes supplémentaires (300 millions d’euros). Nous demandons que ces financements soient assortis d’une multiplication par cinq des pénalités devant être payées à l’Etat par les communes ne respectant pas l’obligation de proposer 20% de logements sociaux (loi SRU).

Une relance durable de l’investissement privé L’investissement privé, qui a fortement reculé cette année, après avoir stagné plusieurs années, doit être stimulé et relancé durablement. Nous proposons notamment de bonifier de 50% le crédit impôt recherche pour les PME innovantes intervenant dans l’économie verte (1 milliard d’euros) et de moduler l’impôt sur les sociétés suivant que les bénéfices sont réinvestis ou distribués aux actionnaires. Pour aider les PME à se développer, il faut aussi leur faciliter l’accès au financement. Aujourd’hui, beaucoup de PME ont des projets d’investissement viables dans leurs cartons mais ne peuvent les lancer faute de financement par les banques. Force est de constater que les 10,5 milliards donnés aux banques n’ont pas permis d’y répondre. Il faut en tirer les conséquences : tout d’abord limiter au strict minimum nécessaire les aides apportées par l’Etat aux banques et exiger de solides contreparties comme nous l’avions demandé. Ensuite, l’Etat doit intervenir plus directement pour financer les projets des PME : nous proposons la création de fonds régionaux d’intervention stratégique (FRSI) dotés de 6 milliards d’euros. Dans le même esprit, nous proposons la création de deux autres fonds dédiés, l’un aux PME de l’automobile (500 millions d’euros) et l’autre à celles qui développent des technologies propres.

Au total : 26 milliards d’euros sont consacrés dans notre plan à l’investissement dont 10 milliards d’euros en capital.

 

C- Aider les entreprises qui sont en difficulté et protéger les salariés contre les licenciements

Nous sommes convaincus que c’est par la relance de la consommation et de l’investissement à court terme que nous sortirons de l’ornière dans laquelle nous nous enfonçons. Les propositions que nous faisons sont de nature à le permettre. Mais dans l’attente, nous allons traverser plusieurs mois très difficiles. Il faut tout faire pour préserver l’appareil productif et pour accompagner les salariés.

Il y a en réalité trois situations à prendre en compte :

Les entreprises qui traversent des difficultés temporaires et qu’il faut aider à traverser la crise en maintenant l’emploi.

*Nous devons les aider à se financer : financer leurs investissements, nous en avons parlé plus haut, mais aussi financement de leurs besoins de trésorerie. Nous proposons de renforcer les possibilités d’intervention des fonds de garantie de prêts bancaires (Oséo) et d’augmenter les taux d’intervention (le Royaume-Uni vient de décider de les porter à 75% pour les PME de moins de 25 millions de livres de chiffre d’affaires). Pour les entreprises en difficulté et qui le souhaiteraient, un moratoire sur le paiement des dettes sociales et fiscales serait proposé, pour une durée de trois mois éventuellement reconductible. Ce moratoire ferait l'objet d'une convention avec l'entreprise dans laquelle celle-ci s'engagerait en contrepartie du non versement de dividendes à ses actionnaires ainsi qu'au paiement d'un intérêt de 5%

*Nous devons aussi aider ces entreprises à maintenir autant que possible les contrats de travail. C’est la raison pour laquelle nous proposons la création dans l'urgence et à titre exceptionnel d'un chômage partiel prolongé (800 heures au-delà des 800 heures actuellement prévues, rémunération portée à 80%, soumises à accord du CE). Ces périodes devront obligatoirement être accompagnées de formations.

* Certains secteurs nécessitent des interventions complémentaires. L’urgence des urgences, c’est l’automobile. Il faut sauver la filière. Pour répondre à l’urgence économique et sociale, nous proposons un certain nombre de mesures spécifiques à l’automobile (création d’un fonds dédié de 500 millions d’euros pour recapitaliser les PME, plan de renouvellement accéléré du parc auto de l’Etat et des collectivités territoriales…).

* Dans l’automobile mais aussi dans d’autres secteurs très touchés, nous proposons la possibilité d’accords collectifs de branche mettant en place des dispositifs temporaires de retraite anticipée, prenant en compte principalement le critère de la pénibilité. Ces dispositifs exceptionnels sont une arme nécessaire pour traverser la crise, sans remettre en cause notre objectif général de favoriser l'emploi des salariés âgés. Nous proposons  dans cet esprit d’abroger purement et simplement la circulaire de juillet 2008 sur les carrières longues, qui a allongé de plusieurs mois la durée d’activité nécessaire pour partir en retraite à taux plein avant 60 ans, alors qu’il s’agit de salariés qui ont commencé à travailler très jeunes, et qui remplissent aujourd’hui les conditions fixées initialement par la loi.

Deuxième cas de figure : les entreprises qui vont bien et qui néanmoins veulent procéder à des licenciements boursiers : il faut les en dissuader

Si, dans cette période de crise, les difficultés que rencontrent certaines entreprises peuvent justifier le recours à des compressions d'effectifs, il n'est pas acceptable que soient prononcés des licenciements dont l'unique but est d'améliorer la profitabilité d'entreprises parfaitement bénéficiaires, ou pire, que des employeurs profitent de la crise pour réduire leur masse salariale. Nous proposons de donner les moyens à l’administration du travail de peser réellement sur les décisions de l’entreprise.

Le contenu du plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) devra tenir compte de la situation financière des entreprises. Lorsque ces dernières sont réellement bénéficiaires, et lorsqu’elles continuent à verser des dividendes à leurs actionnaires ou à procéder à un rachat d’actions, le Plan Social d’Entreprise devra se donner tous les moyens de reclasser ou de reconvertir dans un emploi de catégorie équivalente l’intégralité des salariés concernés, et financer la réindustrialisation des sites affectés.

L'appréciation de cette obligation relèvera de l’administration du travail : si elle le juge insuffisant, elle pourra demander des mesures complémentaires. Le montant des sommes affectées par l’entreprise aux mesures de formation des salariés et à la réindustrialisation des sites ne pourra être inférieur à l’équivalent de 80% du salaire brut pendant deux ans pour chaque salarié concerné (en plus du versement des indemnités légales et conventionnelles de rupture, au reclassement). Si les préconisations de l’administration du travail ne sont pas suivies d’effets, le juge judiciaire pourra intervenir, en urgence, pour suspendre la procédure de licenciement économique tant que les obligations pesant sur l’entreprise ne sont pas remplies.

Bref, vous l’avez compris, ce surcoût financier, bien supérieure à ce que prévoit la majorité des Plan Social d’Entreprise aujourd’hui, dissuadera véritablement les entreprises de procéder à des licenciements de convenance et lorsqu’elle le feront néanmoins la réparation sera intégrale tant pour les salariés que pour le bassin d’emploi.

Enfin, le troisième cas concerne les entreprises qui vont mal sans espoir de repartir et dont il faut accompagner la restructuration et le reclassement des salariés

Pour les licenciements qui ne pourront être évités, et lorsque l’entreprise n’a pas les moyens d’en financer les conséquences, il faut accompagner les salariés par des moyens publics. Compte tenu de la très forte dégradation du marché du travail que nous allons inévitablement connaître dans les mois qui viennent, il faut tout faire pour que la perte d’emploi n’entraîne pas la spirale de l’exclusion. En particulier, il va être, pour tous, beaucoup plus long et beaucoup plus difficile de retrouver un emploi. Aussi nous proposons, à titre exceptionnel pendant 24 mois :

¨ un rallongement de six mois des durées d’indemnisation des chômeurs. Ces droits supplémentaires seront pris en charge par l'État, et ne remettront pas en cause le paritarisme dans la gestion de l’Unedic et l’équilibre auquel sont susceptibles de parvenir les partenaires sociaux.

¨ l’extension à deux ans de la durée des Contrats de Transition Professionnelle et leur généralisation à tous les bassins d’emploi

¨ à l’échelle européenne, l’utilisation du « Fond européen d’ajustement à la mondialisation ». Créé en 2006 et doté d’un demi milliard d’euros par an, il n’a fait l’objet d’aucune mobilisation par la France en 2008. A terme, cet outil pourrait être changé en « Fond européen de soutien aux salariés de l’industrie » (FS2I) pour mieux indemniser et aider à la reconversion des salariés de l’industrie (licenciés ou au chômage partiel).

¨ Enfin, il faut également agir sur les emplois non-marchands. Notre plan prévoit un volet supplémentaire de 100 000 emplois aidés (type CAE), la création de 100 000 contrats verts et contrats associatifs (75% du salaire pris en charge pendant deux ans), le gel des 30 000 suppressions de poste de la fonction publique et des 20 000 suppressions de postes dans les hôpitaux.

 

D- Pour de nouvelles règles financières

La dimension proprement financière de la crise a suscité des réactions massives, de tous les pays, pour éviter une catastrophe bancaire. Les socialistes ne se sont pas opposés au vote d'un plan permettant d'apporter une garantie de l'État aux prêts interbancaires et à certaines opérations de recapitalisation des banques. Mais ils n’ont pas été écoutés quand ils dénonçaient l’absence de contreparties, à l’opposé de ce qu’ont fait tous les autres pays. 

Nous demandons, pour la première tranche de 10,5 milliards comme pour toute tranche complémentaire , de conditionner l’intervention de l’Etat à :

-         l'interdiction de verser des dividendes et la suppression de l'ensemble des indemnités de départ et des bonus des dirigeants, j’en ai déjà parlé ;

-         la présence de l’Etat dans les conseils d’administration des banques, avec droit de vote, et un contrôle des rémunérations dans les entreprises soutenues ;

-         la remise en cause de toutes les activités liées aux paradis fiscaux ;

-         une modification réelle et forte de la politique de crédit des banques en direction des ménages et des entreprises les plus touchés par la crise.

►Une fois le stade aigu de la crise passé, nous refusons que les mêmes choix politiques qui ont conduit à la catastrophe soient de nouveau mis en oeuvre. Au niveau mondial, nous pèserons pour que soit mise en place une instance de concertation politique globale sur les taux de change entre les monnaies, et les déséquilibres commerciaux et financiers entre les pays.  Ce débat sur un « nouveau Bretton Woods » concerne toutes les nations, et notamment les pays émergents. L’urgence est de sortir d’une situation internationale dans laquelle les États-Unis financent à crédit le fonctionnement de leur économie et où les capitaux ne sont pas suffisamment investis dans les pays émergents. La mise en oeuvre et le suivi des nouvelles règles pourraient être confiés au Fonds monétaire international.

Au niveau européen et national, nous demandons l’adoption d'un grand projet de loi de régulation financière qui devra : encadrer les rémunérations des acteurs du secteur financier et des dirigeants d'entreprises je l’ai dit ; rendre réellement dissuasives les sanctions des régulateurs bancaires et financiers (renforcement des règles prudentielles mais surtout modernisation et augmentation des sanctions) ; mieux encadrer l'activité de tous les acteurs financiers (réglementation plus stricte de la titrisation en fixant à 5 % la part titrisable de crédits, renforcement de la réglementation à l’égard des fonds d’investissement, des fonds souverains et des agences de notation) ; redéfinir les règles comptables ;  revoir les règles d’encadrement du marché des crédits aux particuliers, aux collectivités territoriales et aux entreprises (protection contre le surendettement et lutte contre les prises de risque excessives) ; lutter contre la fraude et l’évasion fiscales, et mettre un terme au scandale des paradis fiscaux ; faire reposer le coût de la résolution des crises financières sur leurs responsables (renforcement des sanctions et révision de la fiscalité sur la rémunération des grands dirigeants).

 

III- Le financement

Nous avons tenu à chiffrer très précisément chacune des propositions que nous faisons. Car nous voulons, même dans l’opposition, faire preuve de responsabilité.

Je l’ai dit, notre plan engage 50 milliards d’euros de moyens financiers. 10 milliards sont une intervention en capital (fonds régionaux stratégiques d’investissement). L’impact budgétaire est donc de 40 milliards d’euros.

Notre sens de la responsabilité va plus loin : nous proposons l’annulation de la loi TEPA, ce qui permettra d’apporter 10 milliards en 2009 et 15 milliards en régime de croisière.

            Surtout, à l’inverse du plan Sarkozy qui va détériorer les comptes publics, notre plan apportera des recettes parce qu’il contient surtout des mesures portant sur la consommation et l’investissement immédiat. On peut estimer à 1 point de PIB les retours liés à notre plan.

 

IV- Conclusion

Voilà l’essentiel de ce plan. Massif : 2,5% du PIB. Equilibré : quasiment 50/50 consommation et investissement. Efficace. Ouvrant vers l’avenir.

Il comprend bien d’autres mesures et aspects que je n’ai pas eu le temps de développer,  et notamment sur la croissance verte ou sur le volet européen. Je veux souligner tout de même sur ce dernier point que notre plan s’inscrit totalement dans l’esprit de la déclaration des dirigeants socialistes européens adoptée à Madrid le 1er décembre.

Deux mots pour conclure.

1°) Les socialistes proposent vous le voyez, mais agissent aussi. Vous trouverez dans vos documents des exemples qui montrent ce que nous faisons dans les collectivités locales que nous dirigeons  :

-              hausse des investissements pour soutenir les PME locales notamment du bâtiment et de la construction ;

-              mesures pour aider financièrement les familles dans nos villes et départements (cantines, transports en commun…) ;

-              adaptation, dans nos régions et communautés urbaines qui ont la compétence économique, de nos dispositifs pour accompagner les PME dans la crise.

2°) Les propositions que nous faisons ici sont des mesures d’urgence. Mais pour nous, cette première étape en appelle une seconde beaucoup plus essentielle sans laquelle rien ne sera durablement réglé : le système doit être totalement repensé.

Nous y travaillons déjà. Et je vous l’annonce, nous organiserons une grande convention du Parti Socialiste sur le nouveau modèle de développement économique et social.

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23 janvier 2009 5 23 /01 /janvier /2009 22:28

Une frégate française au large de Gaza

23.01.2009, 21h54 | Mise à jour : 22h08
 

Une frégate française va participer au large de Gaza à la lutte contre la contrebande d'armes. Ce déploiement a été décidé à la demande de Nicolas Sarkozy et en coopération avec Israël et l'Egypte, a annoncé l'Elysée vendredi soir. 

La frégate, qui croise actuellement au large du Liban,  arrivera sur place dans les heures qui viennent.

Elle dispose notamment d'un hélicoptère et de radars pour détecter les évolutions des bateaux croisant à proximité.

Ce déploiement s'inscrit, selon un communiqué de la présidence française, dans des «actions immédiates pour lutter contre la contrebande des armes vers Gaza», demandées par le chef de l'Etat à ses ministres des Affaires étrangères et de la Défense. 

 L'urgence «est de consolider l'actuel cessez-le-feu, ce qui passe par l'action humanitaire, l'arrêt total du trafic d'armes vers Gaza, la réouverture durable des points de passage, la reconstruction et la réconciliation inter-palestinienne», indique un communiqué de la présidence. «Déterminé à ce que la France prenne toute sa part à ces efforts», M. Sarkozy a demandé à ses ministres Bernard Kouchner et Hervé Morin, «d'engager des actions immédiates pour lutter contre la contrebande des armes vers Gaza».

Surveillance des eaux internationales

 

La frégate porte-hélicoptères sera chargée de surveiller les eaux internationales au large de Gaza, en pleine coopération avec l'Egypte et Israël.  Ces actions, selon Paris «doivent s'accompagner d'une réouverture totale et permanente des points de passage vers Gaza».

«C'est pourquoi le président de la République a rappelé son souhait d'une réactivation rapide sous supervision européenne du point de contrôle de Rafah, à laquelle la France prendra toute sa part», dit encore l'Elysée.

Leparisien.fr avec AFP

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