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30 avril 2010 5 30 /04 /avril /2010 10:31

Je vous propose ci dessous de lire une partie de l'analyse  très précise de la violence rédigée par Claude Bartolone, Président Socialiste du Conseil Général de Seine Saint Denis:


"Depuis quelques jours, nous avons droit sur toutes les chaines de télévision à des reportages mettant en scène la violence qui ronge nos quartiers.

Le Ministre de l'Intérieur ne cesse de multiplier les annonces en matière de sécurité. Il a raison car les chiffres de sa politique sont mauvais et l'échec patent.


Mais qui peut croire que nos difficultés pourront être réglées simplement par un renfort de cars de CRS? Qui peut imaginer que nous pourrons en sortir sans l'aide sociale à l'enfance, sans la protection maternelle et infantile, sans l'école pour faire renaitre la promesse différée de l'éducation nationale, sans le développement économique pour faire grandir le territoire et l'emploi, sans les transports pour relier les hommes, sans le logement pour élever sa famille... Au fond sans le socle de l'action que mènent au quottidien les Départements et les Conseillers Généraux.

 

 

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8 avril 2010 4 08 /04 /avril /2010 09:33

[ATTAC-FRANCE] Faire entendre les exigences citoyennes sur les retraites

 

 

Attac et la fondation Copernic ont rendu public un appel "Faire entendre les exigences citoyennes sur les retraites" signé par 370 responsables syndicaux, associatifs et politiques ainsi que de nombreux universitaires, chercheurs... Cet appel veut mettre la question du partage de la richesse produite au centre du débat public qui s’ouvre sur l’avenir des retraites. Il doit être un point d’appui pour engager une vaste campagne d’éducation populaire qui se traduira par la multiplication de réunions publiques unitaires partout en France. Face à la régression sociale programmée, il faut créer un vaste courant d’opinion qui affirme que d’autres solutions sont possibles. L’appel "Faire entendre les exigences citoyennes sur les retraites" peut en être le catalyseur.

Pour signer l’appel :
http://www.exigences-citoyennes-retraites.net/

Faire entendre les exigences citoyennes sur les retraites


Le gouvernement français s’apprête à engager une nouvelle réforme qui risque de porter un coup fatal au système de retraite par répartition en jurant une fois de plus que c’est pour le sauver. Le bilan des réformes menées depuis 1993 est déjà catastrophique car toutes les dispositions prises (calcul sur les 25 meilleures années, indexation sur les prix et non plus sur les salaires des actifs, allongement de la durée de cotisation sous peine de décote...) ont déjà fait baisser le niveau des pensions d’environ 20 %. Elles ont aggravé les inégalités déjà fortes entre les pensions des hommes et des femmes. Le Conseil d’orientation des retraites (COR) prévoit que le taux de remplacement moyen - niveau de la retraite par rapport au salaire, passerait de 72 % en 2007 à 59 % en 2050. Cette dégradation continuera donc de frapper les actuels retraités et touchera également les générations suivantes.

Malgré ce bilan désastreux, le gouvernement veut aller encore plus loin en supprimant l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans en le portant à 62, voire 65 ou 67 ans, comme le demande le Medef, et en remettant en cause le calcul sur les six derniers mois d’activité des retraites du secteur public. Jumelées avec un nouvel allongement de la durée de cotisation pour obtenir une retraite à taux plein, ces mesures condamneraient à la pauvreté la plupart des futurs retraités, surtout les femmes et tous ceux et celles qui ont connu et connaîtront des périodes de chômage et de précarité importantes. Ce sont les salarié-es les plus jeunes qui subiraient les effets cumulés de ces orientations au moment de partir à la retraite.


Le gouvernement et le patronat persistent à vouloir durcir les conditions de départ en retraite alors même que les entreprises continuent de se débarrasser des salariés âgés avant qu’ils aient acquis la totalité de leurs droits. Exiger que les salariés travaillent et cotisent plus longtemps, alors que l’âge moyen de cessation d’activité est de 59 ans, ne vise qu’à baisser le niveau des pensions. De plus, cette logique remet en cause la solidarité intergénérationnelle. Il n’y a aucun sens à augmenter l’âge de la retraite alors que le chômage de masse sévit pour les jeunes. Au lieu de voir dans la retraite par répartition une transmission perpétuelle et solidaire de la prise en charge d’une génération par la suivante, le gouvernement et le patronat, afin d’attiser la division, la stigmatisent comme un fardeau pour la seule génération à venir.


Le danger ne s’arrête pas là. Le COR dessine les contours d’une réforme pour remplacer notre système par un autre « par points » ou « par comptes notionnels ». Dans les deux cas, il s’agirait de ne plus avoir à assurer un taux de remplacement du salaire défini à l’avance et de faire de la variation du niveau des pensions le moyen d’équilibre financier des régimes. Cela aggraverait encore la baisse du niveau des pensions et contraindrait les salariés, particulièrement les salarié-es pauvres et effectuant les travaux pénibles, à travailler toujours plus longtemps.


La vraie raison des mesures qui s’annoncent n’est pas liée à la démographie. La crise financière a provoqué une récession et donc une flambée des déficits publics. Les États continuent benoîtement à financer leurs déficits en empruntant sur ces mêmes marchés financiers qui ont provoqué la crise. Réduire ces déficits pourrait se faire par une taxation du capital. Mais les spéculateurs refusent évidemment cette solution, demandent que les États donnent des gages et exigent une réduction des dépenses publiques.


Une alternative à cette régression sociale existe pourtant. A moins de décréter la paupérisation des retraité-es, il est normal de couvrir les besoins sociaux liés à l’augmentation de leur part dans la population par un accroissement des prélèvements sur la richesse produite. Les déficits des caisses de retraite sont essentiellement dus au refus obstiné de le faire. Pourtant, le besoin supplémentaire de financement nécessaire aux retraites est réalisable puisqu’il a été chiffré en 2007 par le COR entre 1 et 2 points de PIB jusqu’en 2050, à comparer avec la chute de la part de la masse salariale de 8 points au cours des dernières décennies et avec l’explosion correspondante des dividendes, qui sont passés de 3,2 % du PIB en 1982 à 8,5 % en 2007. Il est donc juste d’augmenter la part des salaires et des pensions dans la richesse produite en s’attaquant aux profits. Le financement des retraites est possible à condition d’en finir avec l’actuel partage éhonté de la richesse au bénéfice des revenus financiers. C’est ce partage qui constitue le tabou à faire sauter, et non l’âge de départ. Il s’agit là d’un choix politique de justice et de solidarité.


La question des retraites pose celle de la société dans laquelle nous voulons vivre. Nous ne pouvons accepter la paupérisation programmée des futurs retraité-es, l’idéologie absurde du « travailler toujours plus » et la destruction des solidarités sociales. Nous souhaitons contribuer à une vaste mobilisation citoyenne (réunions publiques, appels locaux…) pour stopper cet engrenage.

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27 novembre 2009 5 27 /11 /novembre /2009 14:57
Le Président du Conseil Général du Nord supplée une nouvelle fois au désengagement de l'Etat en ce qui concerne la politique qui touche les plus démunis de nos concitoyens.

Rappel des faits:

C'était le 20 octobre : le président Bernard Derosier avait annoncé ne pouvoir verser aux CAF que 32 millions d'euros sur les 37 nécessaires pour payer le RSA en novembre.

Avant même que le Revenu de solidarité active (RSA) ne remplace le RMI en juillet dernier, les comptes n'étaient pas bons pour le président PS du conseil général du Nord : l'État n'avait en effet versé que 178 millions d'euros pour le paiement du RSA, quand les services du Département avaient estimé les besoins à 234 millions d'euros. Une situation que Bernard Derosier a toujours dénoncée, réclamant jusqu'ici en vain plus de crédits à l'État.
Le 20 octobre, les modifications au budget 2009 entérinaient une baisse des dépenses d'investissement de 10,27 millions d'euros. Pour « compenser les pertes de recettes » expliquait alors Bernard Derosier, dénonçant le « désengagement » de l'État et les transferts de compétences insuffisamment compensés. Exemple le RSA, et le président avait alors annoncé ne pouvoir verser aux caisses d'allocations familiales que 32 millions d'euros sur les 37 nécessaires au paiement du RSA de novembre.

Sans les subsides du Département, les CAF avaient prévu de ne pas verser d'allocations RSA au 5 décembre. Bernard Derosier, qui dit avoir voulu éviter que les « allocataires soient pris en otage », est donc revenu sur sa décision. Et le Département devra trouver les millions manquants dans son budget pour payer les CAF, non sans envoyer un titre de recettes à l'État. « Qui devra compenser », répète Bernard Derosier. Un État qui vient d'annoncer que le conseil général du Nord pourrait compter sur plus de crédits RSA en 2010. C'est toujours ça de gagné.
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23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 11:35

La fronde des maires renforce l'impression de cacophonie à droite. Etla gauche explique que la suppression de la taxe professionnelle sera payée par les ménages.

l'Etat n'a plus le sou et se défausse sur les collectivités locales ; le cadeau fiscal fait aux entreprises avec la suppression de la taxe professionnelle sera financé par les particuliers.

« Aujourd'hui, sur les impôts locaux, les ménages paient 48 % et les entreprises 52 % », a rappelé Laurent Fabius, sur Europe 1. Si la réforme a lieu, « les ménages paieront 68 %. On nous dit : “vous allez recevoir des dotations à la place” ; tout le monde sait que le gouvernement n'a pas d'argent ! […] Des milliers de gens commencent à comprendre qu'ils ne pourront plus faire fonctionner le club de foot, le club de vélo… »

Ces attaques font d'autant plus de dégâts, insiste Jérôme Fourquet, que « les impôts locaux, contrairement à l'impôt sur le revenu, sont payés par tous les Français ». Et qu'ils ont déjà fortement augmenté cette année.

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23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 11:19
Un rapport de la Cour de Comptes pointe les effets délètères de l'assouplissement de la carte scolaire.
Loin de favoriser la mixité sociale, elle renforce au contraire la ghettoisation des collèges les plus en difficulté.
Sur 254 collèges "ambition réussitte"', 186 ont perdu près de 10 % de leurs élèves. Plus inquiétant les enfants dont les familles ont décidé de ne pas inscrire dans le collège de leur secteurs sont générallement les meilleurs. Résultat: les établissements boudés, privés de leurs "têtes de classe"; se retrouvent avec une concentration plus importante d'élèves en difficulté?!.
Luc Chatel, s'était gardé de donner des chiffres globaux sur les effets de l'assouplissement de la carte scolaire. Le voilà, aujurd'hui, contraint de promettre "une étude détaillée d'ici à la fin de l'année. Elle est attendue de pied ferme.
Tout celà était évident dés  le départ  . Je crois que sciemment  ils  organisent  la mort de  l'école de la république  ..
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12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 16:24
Le gouvernement annonce à tout va, que les caisses sont vides alors qu'il a mis en place en 2008, un plan de relance qui met à disposition des banques, et ceci sans contrôle, un crédit de
40 milliards d'euros!
Ce gouvernement qui déclare que "les caisses sont vides" a adopté à son arrivée au pouvoir la loi TEPA (qui ne profite essentiellement qu'aux fortunés):
- 15 millards d'euros!
Ce gouvernement qui déclare que "les caisses sont vides" juge indispensable l'allègement des cotisations sociales (qui ne profite qu'aux entreprises et qui n'a jamais prouvé la moindre efficacité en terme d'embauche):
- 24 milliards d'euros!
Ce gouvernement qui déclare que "les caisses sont vides"  s'apprête à supprimer la taxe professionnelle:
- 11.7 milliards d'euros!
Ce gouvernement qui déclare que "les caisses sont vides"  prétend que si elles le sont c'est à cause de "trop de fonctionnaires" et qu'ils ne peuvent pas augmenter les salaires.

Pourtant  reprenons les chiffres: 1 milliards d'euros, c'est 1% d'augementation de tous les fonctionnaires, ou environ 30 000 fonctionnaires ou la construction de 4 hôpitaux .

Les chiffres démontrent bien la volonté politique de ce gouvernement qui n'agit que pour les intérêts de quelqu'uns au lieu d'agir pour le plu grand nombre!!!
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30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 10:58
A lire dans Le Phare Dunkerquois de ce mercredi 28 octobre:

http://www.lepharedunkerquois.fr/actualite/Dunkerque/2009/10/28/le-baroud-du-nord-de-christian-hutin.shtml

en voici quelques extraits :

"Monsieur le ministre, mon titre de médecine générale me permet peut-être de le dire : vous êtes un chirurgien assez particulier parce que vous avez l'habitude d'amputer uniquement à gauche ! ».
parce que le nouveau découpage est une aberration totale : vous avez réussi à recréer la poche de Dunkerque de 1940. La nouvelle circonscription dédiée aux Flandres, et à Jean-Pierre Decool en particulier, va de la centrale de Gravelines en passant par toutes les Flandres, et remonte jusqu'au littoral, comprenant même la façade maritime de l'ancienne ville de Malo-les-Bains.
C'est la poche de Dunkerque de 1940. Historiquement, c'est absolument magique ! Monsieur le secrétaire d'État, mon ami Michel Delebarre et moi-même n'avons nullement l'intention de déposer les armes ! » Pourtant, on devine bien que les deux voisins ne pourront se maintenir l'un et l'autre. « Certains ont dû vous parler de charcutage. En l'occurrence, on est ici davantage dans le domaine du traiteur. Nous avons une spécialité, dans le Dunkerquois, qui s'appelle le beulte kaze, une espèce de fromage de tête.


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22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 10:50

Monsieur le Sous-préfet,

 

Par ce courrier je tiens à vous apporter quelques remarques quant aux « projets » d’implantation de porcheries industrielles sur le territoire des cantons de Steenvoorde et d’Hondschoote.

 

P J’émets des réserves très fortes quant à la taille disproportionnée de ces équipements.

 

P Je m’interroge sur la gestion des épandages notamment en matière de chevauchements des différents plans d’épandage.

 

P Il est surprenant qu’à l’heure du Grenelle de l’Environnement, il soit envisagé d’autoriser le transport de l’épandage jusque Brouckerque et Spycker.

 

P En ma qualité de Président de la Commission Locale de l’Eau du SAGE de l’Yser, je vous précise mes inquiétudes concernant les risques éventuels de pollution de cette rivière et ses affluents.

 

    P Je suis également très inquiet en tant qu’élu du monde rural des répercussions
               sur  les  cultures avoisinantes.

Je souhaite que ces remarques soient étudiées dans le cadre de l’enquête publique en cours.

 

Vous remerciant par avance de l’intérêt que vous voudrez bien porter à ma démarche,

 

Je vous prie de croire, Monsieur le Sous-préfet, à l’assurance de mes sentiments les meilleurs.

 

 

 

 

Jean SCHEPMAN
         Vice-Président

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15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 10:16


Voici le mel que j'ai reçu de Mr COUCHE à ce sujet:

Beste members van 'n raed, Chers administrateurs,

Voilà qui devrait nous amener du public.
Notre manifestation commence à avoir de vrais appuis sur internet

Pour info, j'ai été approché aujourd'hui par un journaliste de France Bleu Nord qui souhaite faire une pub pour le festival autour de l'enseignement du flamand et qui passerait vendredi sur l'antenne.

Toet vrydag

Jean Paul Couché
Président de l'ANVT-ILRF


http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Dunkerque/actualite/Autour_de_Dunkerque/Littoral_Flandre/2009/10/12/article_un-festival-et-une-kermesse-1900-celebre.shtml

http://www.aplv-languesmodernes.org/spip.php?article2635

http://flandre.novopress.info/5301/5eme-festival-langue-et-musique-flamandes-16-17-18-octobre-2009-a-bollezeele/

http://www.dendraed.com/5eme-festival-de-la-langue-et-de-la-musique-flamandes-20eme-anniversaire-d%E2%80%99yser-houck/

http://www.infoconcert.com/festival/festival-de-la-langue-et-de-la-musique-flamandes-5037/concerts.html

http://histoiresdunord.blogspot.com/2009/10/noter-dans-vos-tablettes-5e-festival-de.html

http://www.routedesfestivals.com/festival/festival-de-la-langue-et-de-la-musique-flamandes-5037.html

http://utan.lille.free.fr/fichiers/D-pliant-2009-BAT.pdf

http://www.toulangues.org/dossiers/dossiers.php?val=726_les+nouveautes+site+aplv-langues+modernes+13+septembre

http://www.associations-dunkerque.org/flashinfo/209973.php

http://www.felco-creo.org/mdoc/index_fr.php?categ=autraslengas

http://www.asso-des-solos.fr/affclub.php?idclub=94

et bien d'autres ....

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28 septembre 2009 1 28 /09 /septembre /2009 16:15

Et pour une fois ce n'est pas que moi qui l'annonce!

Voici l'article paru dans le Monde de ce Lundi 28 sept à ce sujet:

La France peut s'attendre à un impact globalement négatif du changement climatique, avec des coûts supérieurs à plusieurs centaines de millions d'euros par an dans les secteurs économiques qui n'auront pas pris des mesures d'adaptation suffisantes : telle est la conclusion du rapport sur "l'évaluation du coût des impacts du changement climatique et de l'adaptation en France", publié très discrètement, lundi 21 septembre, par l'Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique (Onerc), placé sous la tutelle du ministère de l'écologie.

Cette photographie de la France face au réchauffement nuance l'idée selon laquelle les pays tempérés peuvent se sentir relativement à l'abri. Certes, les enjeux ne sont pas comparables à ceux auxquels certains pays en développement seront confrontés, mais l'étude montre que la France aussi, devra faire un important effort d'adaptation si elle veut limiter les effets négatifs du réchauffement.


L'exercice de prospective de l'Onerc prend pour hypothèse que l'élévation des températures atteindra entre 3 °C et 4 °C à la fin du siècle. La répétition des événements climatiques extrêmes (canicules, tempêtes, inondations) ressort comme le risque majeur pour plusieurs secteurs comme l'agriculture, la forêt, ou la production d'énergie. Sans être encore en mesure de les quantifier avec précision, les auteurs mettent aussi en avant "l'existence de seuils au-delà desquels les impacts du changement climatique auront des conséquences graves voire irréversibles".

Toutes les régions - ce n'est pas surprenant - ne seront pas logées à la même enseigne, mais il faudra aussi gérer l'inégalité des individus face au bouleversement climatique. "Les plus défavorisés seront probablement les plus affectés et le plus rapidement (...) les inégalités pourraient alors se creuser", avertissent les auteurs. Le travail, destiné à éclairer les décideurs publics et privés, balaie tous les grands domaines sur lesquels le réchauffement aura le plus de prise.


Eau. A demande constante, la France pourrait connaître un déficit de 2 milliards de m3 par an pour satisfaire les besoins de l'industrie, de l'agriculture et de l'alimentation en eau potable à l'horizon 2050. Cela représente 13 % des besoins actuels. Les zones les plus touchées seraient les zones déjà concernées aujourd'hui par des déficits structurels comme le Sud-Ouest.

Agriculture. La hausse des températures serait globalement une bonne nouvelle si elle ne s'accompagnait pas d'une multiplication de pics climatiques et de tempêtes, de sécheresses et d'une grande variabilité d'une année sur l'autre. En prenant l'exemple du blé, l'étude arrive à la conclusion que la récurrence de canicules comparables à celle de 2003, "pourrait, en l'absence de mesures d'adaptation, représenter un coût annuel de plus de 300 millions d'euros" à l'horizon de la fin du siècle.

Il y aura également des gagnants et des perdants dans la viticulture. Avec des rendements en hausse pour les producteurs de Bourgogne, par exemple, mais en baisse pour ceux du Languedoc. En revanche, la qualité des vins pourrait partout souffrir.

Forêt. Bonne nouvelle, la hausse des températures va favoriser la pousse des arbres. Mauvaise nouvelle, les risques de sécheresse et d'incendie pourraient annuler ces gains. A partir de 2050, les experts estiment que les effets négatifs seront prépondérants notamment dans le sud de la France.

Risques naturels. Le rapport reste prudent sur certains risques, comme les inondations, admettant ne pas disposer de données suffisantes. En revanche, il estime qu'en l'absence de politiques d'adaptation, le recul de la côte liée à l'érosion ou à la montée des eaux, "devrait concerner plusieurs centaines de milliers de personnes et la destruction de logements pourrait coûter plusieurs dizaines de milliards d'euros à l'échelle du siècle pour la seule région Languedoc-Roussillon".

Tourisme. Presque toutes les régions vont devoir adapter leur offre, soit parce que les fortes chaleurs feront fuir les touristes en été, soit parce que la neige aura déserté les sommets en hiver dans les régions de montagne. Dans les Alpes, 143 stations bénéficient d'un enneigement fiable aujourd'hui, une hausse moyenne des températures de 2 °C ferait chuter ce nombre à 96 stations.

Sur d'autres domaines, comme la santé ou la biodiversité, le rapport souligne la difficulté de parvenir à des évaluations chiffrées mais dans l'un et l'autre cas, il note que les effets du changement climatique sont déjà observables.

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