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14 février 2009 6 14 /02 /février /2009 02:14

Jeudi 11 février 2009

De la rentabilité médicale à la médecine au rabais, il n’y a qu’un pas !

Mme Bachelot s’échine à faire croire que sa réforme du système de santé recueille

un large consensus parlementaire. Dès l’entrée dans l’examen du projet, cette

affirmation a volé en éclat.

Les députés socialistes, radicaux, citoyens demandent que la loi garantisse noir sur

blanc l’égalité d’accès aux soins sur tout le territoire et pour tous les Français. On

sait que dans la réalité d’aujourd’hui ce n’est plus le cas.

Le gouvernement et sa majorité refusent d’en débattre. Ils ont dit non aux

propositions pour assurer l’accès à des soins de proximité dans le cadre d’un

service public. Seule compte désormais la rentabilité.

Pis, leur projet de loi détricote le service public hospitalier en permettant aux

cliniques privées de choisir, à la carte les missions de service public qu’elles

assumeront : Mme Bachelot a reconnu que ce choix était au coeur de la philosophie

de son projet. En clair, il donne le droit aux cliniques privées de refuser la

permanence des soins ou la prise en charge des malades les plus pauvres.

C’est l’institutionnalisation de cette médecine inégalitaire qui nous heurte et que

nous allons combattre durant tout ce débat.

De la rentabilité médicale à la médecine au rabais, il n’y a qu’un pas.

Xavier Jullien - Direction de la Communication et de la Presse - tél.: 06.86.67.61.37 - fax:

01.40.63.69.50

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11 février 2009 3 11 /02 /février /2009 11:08

COLERE - Sixième semaine de grève, pour la maternité de l’hôpital Pellegrin. Hier, en assemblée générale, le personnel a une nouvelle fois décidé de poursuivre son mouvement débuté le 5 janvier dernier. Les négociations avec la direction sont au point mort, le courage des grévistes s’essouffle, mais les sages femmes sont déterminées.

«Cela fait trop longtemps que la situation se détériore, explique Patricia Gervier, déléguée CGT. Nous sommes à bout. Nous n’avons jamais assez de temps dans une journée. On déborde en permanence. On prend des risques et du coup les patientes aussi. Bref, on est frustrées». Le personnel se plaint de travailler de plus en plus dans l'urgence, et de ne pas avoir suffisamment de temps à consacrer aux patientes. Il réclame donc la création de quinze postes, dont six de sage-femmes et huit d'aides-soignantes ou auxiliaires de puériculture.

Deuxième maternité de France (après Lille), le CHU de Bordeaux pratique chaque année 4.500 accouchements. Il est le seul établissement de niveau III en Aquitaine qui peut prendre en charge des grossesses pathologiques Avec 99 sages-femmes le rythme est intense. «On est rappelées sur nos repos, on nous sucre nos RTT, nous n’avons pas le temps de faire de pose, et nous passons chaque jour huit heures sans manger, raconte Patricia Gervier. Forcément, notre concentration baisse. Pour les suites de couches, il n’y a qu’une seule sage-femme pour 24 patientes et 24 bébés. C’est un stress et une charge mentale terribles. On est au centre du dispositif, mais on est trop peu pour tout assurer».

Toutes ont le sentiment d’être déjà passées près de la catastrophe. Un épisode fin novembre a fortement marqué les esprits, et est en grande partie à l'origine du mouvement. Ce jour là, la sage-femme en charge du service des urgence a dû abandonner son poste pendant une heure, pour se rendre en salle d’accouchement et prendre en charge une femme dont le bébé était en souffrance. La professionnelle a donc été contrainte de confier les urgences avec les deux patientes présentes à la garde d’un brancardier. «Elle s’est fait très peur, et elle a mis en danger les patientes, résume la syndicaliste. Mais nous avons toutes cette crainte. C’est pour ça que le recrutement de personnel nous permettrait de ne plus travailler en effectif minimum».

Pour l’heure, deux rencontres ont été organisées avec la direction du CHU. Les grévistes ont notamment déjà obtenu trois nouveaux brancardiers, deux ASH (agents des services hospitaliers) et un poste d’assistante sociale, ainsi que le renforcement du secrétariat. Au-delà, la direction précise sans plus de précision que «La réflexion sera poursuivie». Le mouvement social est donc maintenu. Le taux de grévistes varie de 25 à 50% selon les jours. La continuité des soins est assurée grâce à la réquisition du personnel. Les sages-femmes organisent des temps de débrayage dans la journée, et celles qui sont assignées portent un auto collant de gréviste.

Pour ne rien arranger, la maternité est engagée depuis 2001 dans un vaste plan de rénovation (chambres majoritairement à un lit, 14 salles de naissance, un nouveau plateau technique de pointe) qui doit durer jusqu’en 2011 et s’effectue sans interruption d’activité. Un contexte qui pèse un peu plus encore sur les conditions de travail au sein de l’établissement.

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7 février 2009 6 07 /02 /février /2009 17:26
Après l'intervention télévisée du chef de l'Etat, jeudi soir, les syndicats se montrent méfiants et déplorent le manque d'annonces concrètes. L'opposition épingle la suppression de la taxe professionnelle, tandis que l'UMP juge que Nicolas Sarkozy "a fait de l'emploi une priorité".
    * Opposition
"Je n'ai pas trouvé un président qui savait où il allait, j'ai eu l'impression qu'il était plus hésitant que d'habitude", a déclaré la première secrétaire du PS, Martine Aubry, sur RTL vendredi matin. Mme Aubry a notamment reproché au chef de l'Etat d'avoir renvoyé au 18 février sa rencontre avec les syndicats. "Tous les autres pays ont décidé de relancer la consommation et l'investissement à court terme, le président renvoie au 18 février des négociations, des discussions, des concertations, lui qui sait passer en force quand il faut baisser l'impôt des plus riches, quand il faut essayer de faire travailler le dimanche, quand il faut mettre la justice sous sa coupe."
Benoît Hamon, porte-parole du Parti socialiste. "Tout change, sauf Nicolas Sarkozy, toujours aussi sûr de lui, toujours aussi sûr des bons choix qui ont été les siens et qui ne change absolument rien à sa politique. Il n'est plus possible de poursuivre avec un président de la République qui ignore à ce point ce qu'est le difficulté, la brutalité et la dureté de la vie quotidienne des Français."
Claude Bartolone, député PS Saint Denis. Supprimer de la taxe professionnelle, "ça ne peut pas relancer l'économie". "Si vous enlevez des moyens financiers aux collectivités locales qui représentent à elles seules 75 % de l'investissement public, vous croyez que ça ne va pas donner un sacré coup de ralentissement à l'activité ?"
Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste, radical et citoyen de l'Assemblée. "Il a fallu que des centaines de milliers de Français descendent dans la rue pour que Nicolas Sarkozy découvre que son plan de relance était injuste et insuffisant. Concrètement, les engagements en faveur des salariés et les contreparties demandées aux entreprises demeurent floues."
Victorin Lurel, député PS et président du conseil régional de Guadeloupe. "Le président de la République n'a pas un mot pour la Guadeloupe. Ce silence est méprisant au moment où ce territoire de la République traverse une crise sociale de très grande ampleur, générée par la politique gouvernementale."
Jean-Paul Huchon, président PS du conseil régional d'Ile-de-France. Nicolas Sarkozy "désigne comme boucs émissaires les collectivités locales, à qui il supprime leurs ressources, avec l'annonce ex abrupto de la disparition de la taxe professionnelle, sans évidemment proposer une réforme de la fiscalité locale, ni de compensation financière digne de ce nom".
Jean-Marc Bouvet (PCF). "A n'en pas douter, c'est une très forte déception qui domine ce soir chez toutes celles et ceux qui ont écouté le président de la République, et qui fera grandir la mobilisation sociale dans les jours à venir. La seule mesure concrète annoncée face à la crise est la suppression de la taxe professionnelle, c'est à dire un nouveau cadeau aux entreprises. On croit rêver !"
Le Parti de gauche, dans un communiqué. "Nicolas Sarkozy s'entête et enfume. Il a cherché pendant 90 minutes à profiter de la crise pour justifier sa politique tout en bottant en touche face aux demandes des Français."
 
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4 février 2009 3 04 /02 /février /2009 11:13

Dans ce gouvernement UMP SARKOZY ils veulent bien écouter mais ne veulent rien entendre !

Au deuxième jour de la grève lancée dans les Universités, le gouvernement a clairement décidé de jouer le bras fer jusqu'au bout.

 

Valérie Pécresse annonce qu'elle ne négociera aucun aménagement du projet de décret affirmant :"si ce décret était modifié, ce serait extrêmement dommage pour l'université française et pour l'ensemble des chercheurs ". Elle a d'ailleurs envoyé le texte de son décret au Conseil d'Etat vendredi pour un examen final. De son côté le premier ministre François Fillon a déclaré : "Il faut que la réforme du statut des enseignants chercheurs voie le jour. Les présidents d'université doivent pouvoir recruter librement et arbitrer entre temps de recherche et temps d'enseignement". Un propos qui vient contredire la déclaration de la Conférence des Présidents d'Université qui conteste l'affirmation selon laquelle ils bénéficieraient de "pouvoirs exorbitants".

 

Dans les Universités, les signes de mobilisation se multiplient. D'après ma collègue de Libé Lyon l'Université Lyon-3 s'est mise en grève. L'Institut d'Etudes Politiques d'Aix-Marseille continue sa grève. Des A-G ont voté diverses actions, dont la grève, à Toulouse (voir aussi sur LibeToulouse), Lyon, Clermont-Ferrand-2, Lille, Montpellier-3, à Saint-Etienne, Bordeaux-3, Nantes, Troyes, Mulhouse, Rennes-1, Rennes-2, Strasbourg, l'IUTd'Aix-Marseille,Dijon, l'UFR de sciences sociales de l'Université Versailles Saint Quentin, Paris-6, Paris-7, Paris-8, l'UFR d'histoire au Mans, celui de maths à Orsay, plusieurs UFR à Paris-4, Paris-13 etc... Un signe amusant : le site web de Sauvons l'Université connait quelques ratés car l'explosion de sa fréquentation a contraint ses responsables à changer de support. Des sites web locaux ont été créés (ici celui d'Orsay). De plus en plus de sites de laboratoires et d'Universités sont utilisés pour diffuser l'information (ici un labo de mathématiques de Strabourg). Dans la presse, ce mouvement commence à percer, de nombreux articles dans la presse régionale, un beau portrait d'Olivier Beaud dans Le Monde, le juriste de Paris-2 Assas qui a assassiné (textuellement) le projet de décret du ministère

 

 

Aujourd'hui, à 12h, une centaine de chercheurs et d'universitaires ont lancé plusieurs centaines de chaussures dans les jardins du ministère de Valérie Pécresse, en signe de protestation contre le mépris du gouvernement et du Président de la République à leur égard.

 

La Coordination nationale réunie hier à la Sorbonne annonce avoir rassemblé 276 délégués et appelle à de nouvelles actions dont une manifestation nationale le mardi 10 février à Paris. L'UNEF vient d'appeler les étudiants à se joindre à cette journée de grève et de manifestation.

 

Laurence Giavarini (porte parole de SLU) contactée au téléphone me dit que "cela prend, nous avons de nombreuses informations sur des Assemblées générales. Les votes de grève se sont multipliés. Des délégations d'enseignants et d'étudiants auprès des Présidents d'Universités demandent l'organisation de journées banalisées, de refuser d'envoyer les maquettes pour les formations d'enseignants au ministère là où les Conseils d'Administrations n'on pas encore voté ce blocage".

 

La réforme de la formation des enseignants (la "mastérisation") décidée par Valérie Pécresse et Xavier Darcos vient de prendre un nouveau coup dur avec le vote solidaire des conseils d'administration des universités de Lyon (1,  2, et 3) et de Saint-Etienne qui refusent d'envoyer au ministère les maquettes des nouveaux masters. Il faut noter que le Président de Lyon-1, Lionel Collet, est également le président de la Conférence des Présidents d'Université. Le Président de  Paris-4, Georges Molinier, annonce une réunion lundi 9 février à la Sorbonne contre cette réforme et réaffirme son refus d'envoyer les maquettes au ministère.

 

La ministre a reçu le soutien de l'ancien Président de Paris-4, Jean-Robert Pitte, qui appelle notamment à instaurer la "sélection à l'entrée de l'Université" et à "augmenter les droits d'inscription".

 

En revanche Martine Aubry, première secrétaire du Parti socialiste, a demandé mardi au gouvernement un "moratoire des réformes engagées et  le gel des suppressions d´emploi dans les universités et la recherche". Le PS "apporte son plein soutien au mouvement en cours", affirment Martine Aubry et Bertrand Monthubert, secrétaire national à l'enseignement supérieur et à la recherche.

 

Le Parti communiste français a accusé mardi le gouvernement de "tourner le dos aux défis de l'avenir" avec sa politique envers les universités et la recherche, et a demandé "l'abandon sans retour" des réformes de la ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse. "L'avenir a besoin de l'indépendance intellectuelle des chercheurs et des universitaires, le pouvoir la bafoue", écrit le PCF dans un communiqué.

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3 février 2009 2 03 /02 /février /2009 15:53
Les principaux plans de réductions d'effectifs en France depuis septembre

De la sidérurgie à l'automobile, en passant par la banque et l'informatique, inventaire des plans sociaux secteur par secteur.

Sidérurgie

ArcelorMittal: 1.400 emplois.
Le 1er décembre, le groupe sidérurgique dit viser 1.400 départs en France en 2009.

Banque

Natixis: 450 emplois.
La banque a annoncé le 9 décembre la suppression de 450 postes en plus des 850 déjà annoncés en mai 2008.

Calyon (filiale du Crédit Agricole): 250 emplois.
La banque a annoncé le 10 septembre la suppression de 250 emplois.

Pharmacie

Sanofi-Aventis: 927 emplois.
Le groupe pharmaceutique a annoncé le 2 octobre la suppression de 927 postes en France, principalement des visiteurs médicaux.

Schering-Plough SA: 330 emplois.
Le groupe pharmaceutique a annoncé le 12 septembre la suppression de 330 postes.

MBO et Innovex: 755 emplois.
Le 4 décembre, liquidation judiciaire des sociétés MBO et Innovex (groupe MBO) spécialisées dans la visite médicale.

Automobile

Renault: 4.900 emplois.
Le constructeur a indiqué le 9 septembre prévoir d'ici avril un plan de 4.000 «départs volontaires». Le 25 septembre, il a ajouté la suppression de 2.000 emplois dans ses filiales européennes, dont 900 en France.

PSA Peugeot Citroën: 3.550 emplois.
Le groupe automobile a annoncé le 20 novembre un plan de "départs volontaires" concernant 3.550 salariés en France.

Valeo: 1.600 emplois.
L'équipementier automobile a annoncé le 17 décembre la suppression de 1.600 emplois en France (5.000 dans le monde).

SevelNord: 350 emplois.
La filiale de PSA-Peugeot-Citroën et Fiat a annoncé le 26 janvier la suppression de 350 emplois par départs volontaires à Hordain (Nord).

Plastic Omnium: 219 emplois.
L'équipementier automobile a annoncé le 10 décembre la fermeture de l'usine de Saint-Romain de Colbosc, près du Havre, qui emploie 219 salariés.

Tyco Electronics: 620 emplois.
Le groupe (composants électroniques automobile) a annoncé le 4 septembre que d'ici 15 mois, il allait supprimer 620 emplois. Fermeture des usines de Chapareillan (Isère) et de Val-de-Reuil (Eure).

Key Plastics France: 300 emplois.
L'équipementier automobile s'est déclaré le 13 septembre en cessation de paiement et va supprimer quelque 300 emplois à Bellême (Orne), Voujeaucourt (Doubs) et Rochefort (Charente-Maritime).

Molex: 300 emplois.
Le groupe américain a annoncé le 23 octobre son intention de fermer son site de production de connecteurs électriques pour automobiles employant quelque 300 salariés à Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne).

Fulmen (Exide Technologies SAS): 314 emplois.
Le fabricant de batteries d'automobiles a annoncé le 26 janvier la fermeture de l'usine d'Auxerre et le licenciement de ses 314 salariés.

Vente par correspondance

Camif: 946 emplois.
Le numéro trois français de la vente à distance a annoncé le 7 novembre la suppression de 946 postes.

La Redoute: 672 emplois.
La Redoute (PPR) a annoncé le 21 octobre la suppression de 672 emplois d'ici 4 ans.

Intérim

Adecco: 600 emplois.
Le groupe de travail temporaire a annoncé le 16 octobre la suppression de 600 emplois en France d'ici juin.

Informatique

Hewlett-Packard: 580 emplois.
Le groupe informatique a indiqué le 9 octobre qu'il supprimerait 580 postes en France (9.330 en Europe).

NXP France: 450 emplois.
Le fabricant de puces électroniques NXP France (ex-Philips) a annoncé le 29 septembre la suppression de 450 postes sur 1.100.

Et aussi...

A ces réductions s'ajoutent celles chez Peugeot Motocycles (250), Amora (296, 3 sites), Jean Caby (groupe Aoste, 350), Sony à Pontonx-sur-l'Adour (Landes) (312), le fournisseur d'accès Alice (320). De fortes inquiétudes pèsent aussi chez Texas-Instrument à Nice (305), la banque Dexia, STMicroelectronics ou Schneider Electric.

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3 février 2009 2 03 /02 /février /2009 10:12

C’est le résultat d’un sondage CSA pour l’Humanité. Autre chiffre: 59% des sondés ne sont pas satisfaits de la réaction de Sarkozy après la mobilisation du 29 janvier.

 

Près de deux Français sur trois (62%) pensent que la politique du gouvernement ne permet pas de lutter efficacement contre les effets de la crise et 61% souhaitent que les syndicats appellent à poursuivre la mobilisation, selon un sondage CSA pour l'Humanité à paraître demain.

 

59% des personnes interrogées ne sont pas satisfaites des réactions du président de la République Nicolas Sarkozy et du gouvernement après la journée de mobilisation du 29 janvier.

 

Le chiffre monte à 83% chez les sympathisants de gauche et à 71% chez ceux du Modem. 65% des sympathisants de droite sont au contraire satisfaits de l'attitude du chef de l'Etat face aux manifestations et grèves.

 

73% des Français se réclamant de droite trouvent la politique du gouvernement efficace face à la crise. A gauche, 84% la trouvent inefficace.

 

Quant à une poursuite de la mobilisation des syndicats, 84% des sympathisants de gauche et 57% des sympathisants MoDem l'approuvent, contre 77% des sympathisants de droite qui y sont opposés.

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2 février 2009 1 02 /02 /février /2009 17:27

En décembre 2008, le gouvernement a débloqué 10,5 milliards d'euros au profit de six grandes banques françaises. Alors que l'Etat, dans des pays comme l'Italie, l'Allemagne, le Royaume-Uni, est entré dans le capital des banques ou leur conseil d'administration, et que dans ces pays, les banquiers ont mis fin au versement de dividendes, chez nous, l'aide publique a été accordée sans contre-partie.

 

Le 21 janvier dernier, un deuxième versement de 10 milliards d'euros a été annoncé, sans plus de contraintes pour les banques qui en bénéficieront.

 

L'inconditionnalité de ces aides pose plusieurs questions. La première est que la plupart des banques françaises ont dégagé des bénéfices en 2008: l'incompréhension des Français est donc légitime. La deuxième est que ces aides sont supposées faciliter l'accès au crédit: les ménages modestes en attente d'un prêt ou les petites entreprises en difficulté de paiement témoignent chaque jour que tel n'est pas le cas. La troisième est que les dividendes versés en 2007 par trois grandes banques à leurs actionnaires s'élèvent à 10,5 milliards d'euros: c'est l'exact équivalent du premier plan qui leur a été consacré.

 

Ce qu'un salarié payé au Smic gagne en une vie de travail, certains bénéficiaires de ces bonus le perçoivent en un seul versement. La manne que les banquiers qualifient pudiquement de " part variable des rémunérations " représente jusqu'à 60% voire 80% de leur salaire annuel! Pourtant, lorsque les députés socialistes demandent à l'Etat français d'exiger des contreparties à la distribution de fonds publics au secteur bancaire, le Premier ministre s'étrangle et nous accuse de vouloir " nationaliser " les banques au nom d'une " position idéologique ".

 

S'il y a une dérive " idéologique " dans le sens péjoratif où François Fillon l'entend, c'est à dire celui d'un certain dogmatisme, c'est bien le gouvernement qui s'y abandonne, en refusant de réorienter sa politique économique. En ces temps de crise, mieux vaut être banquier que salarié, mieux vaut être actionnaire qu'intérimaire.

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2 février 2009 1 02 /02 /février /2009 15:10

Il n’y aura pas d’augmentation du pouvoir d’achat. Le gouvernement ne tient aucun compte de la grève de jeudi dernier !

 

Source : Libération, Politiques 2 fév. 11h08

 

François Fillon affirme qu’«il n’y aura pas de tournant de la politique économique et sociale», après les manifestations de jeudi dernier. Il ajoute que le gouvernement s’apprête à réviser à la baisse sa prévision de croissance.

 

«Rien ne serait pire qu’un changement de cap» de la politique gouvernementale après la mobilisation syndicale du 29 janvier, estime le premier ministre François Fillon dans Le Monde à paraître aujourd’hui.

 

«Nous ne sous estimons pas les inquiétudes, mais dans la situation de crise majeure dans laquelle nous nous trouvons, rien ne serait pire qu’un changement de cap ou une absence de décision», explique-t-il au lendemain des plus importantes manifestations en France depuis 2006.

 

Selon le chef du gouvernement, «le mouvement de jeudi exprime majoritairement une inquiétude devant la crise, mais sans qu’il s’en dégage un message très précis ni des propositions claires et cohérentes. Cette inquiétude n’a rien d’étonnant car la crise est profonde».

 

François Fillon note que de la «colère» s’est exprimée dans les cortèges «contre ceux qui sont à l’origine de la crise», et y voit «une forme de soutien exigeant aux initiatives que la France a prises pour engager la refonte des institutions financières internationales».

 

«Il n’y aura pas de tournant de la politique économique et sociale», souligne-t-il, ajoutant plus loin que «cela n’empêche évidemment pas qu’il y ait place pour le dialogue et la concertation.» Questionné sur l’ordre du jour de la prochaine rencontre à l’Elysée entre le président Nicolas Sarkozy et les syndicats, il souhaite qu’il y figure «dans l’ordre des urgences» le «suivi de la réforme de la formation professionnelle», le «renforcement du dialogue social dans les petites entreprises», le «suivi des restructurations et du plan de relance», ainsi que le «suivi des plans sectoriels».

 

François Fillon ajoute par ailleurs que le gouvernement s’apprête à réviser sa prévision de croissance pour 2009 afin de tenir compte de l’aggravation de la situation économique. «Les institutions internationales et les conjoncturistes ont tous revu à la baisse leur prévision. Nous allons réajuster les nôtres, mais nous attendons d’en savoir un peu plus sur le premier trimestre et sur l’évolution de la situation aux Etats-Unis», déclare-t-il.

 

Le gouvernement table jusqu’à présent sur une croissance du produit intérieur brut (PIB) comprise entre 0,2% et 0,5% en 2009. Le Fonds monétaire international (FMI) s’attend en revanche à une baisse du PIB de la France de 1,9%, et la Commission européenne prévoit de son côté une baisse du PIB de 1,8% cette année.

 

«Beaucoup dépendra de la croissance américaine», explique au Monde Fillon, qui se dit «inquiet» d’une «tendance à la renationalisation des politiques de relance en Europe depuis janvier». «Historiquement, plaide-t-il, les mesures trop nationales se sont révélées catastrophiques. Le protectionnisme a été un des facteurs aggravants de la crise de 1929. La coordination des politiques économiques est un levier très puissant pour sortir de la crise.»

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2 février 2009 1 02 /02 /février /2009 14:55

«Il y a un certain nombre de réformes qui sont contestées et qui ne sont plus adaptées à la situation de la crise», déclare le secrétaire général de la CFDT.

 

Source : Libération Politiques 1 fév. 11h07

 

Le secrétaire général de la CFDT François Chérèque a réclamé dimanche "un changement de cap" de Nicolas Sarkozy face à la crise, par le biais de mesures en faveur de la relance de la consommation et d'un moratoire sur les suppressions de postes dans la fonction publique.

 

François Chérèque, invité du "Grand rendez-vous - Europe 1 - Aujourd'hui en France", a espéré que le chef de l'Etat fixe aux syndicats un rendez-vous à une date proche: "si c'est dans les dix jours qui viennent, c'est bien, si c'est fin février c'est trop loin".

 

"D'abord le plan de relance est insuffisant, il faut le compléter par un plan de relance par la consommation", a estimé le leader syndical, .

 

"Par ailleurs, il y a un certain nombre de réformes qui sont contestées et qui ne sont plus adaptées à la situation de la crise (...)", a poursuivi M. Chérèque en appelant en particulier à revoir "la réforme de l'organisation de l'Etat, des services publics" et à "un moratoire sur les suppressions d'emplois dans la Fonction publique".

 

Le responsable de la CFDT a aussi demandé à Nicolas Sarkozy de "sortir de la compassion" et "à montrer de façon très déterminée qu'il était prêt à débattre" dans un délai très rapide.

 

"Il faut débattre de la relance économique, et surtout du soutien de l'emploi et de ce qu'on demande aux entreprises (...), du pouvoir d'achat (...) et de la réforme de l'Etat.

 

 

 

 

Et la réponse de Fillon ne s’est pas fait attendre !!!

 

Fillon refuse un «changement de cap»

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2 février 2009 1 02 /02 /février /2009 10:16

Rappelez-vous. Tsarko avait promis : (si vous ne vous en souvenez plus, vous pouvez vous connecter sur : http://www.u-m-p.org/propositions/

J’irai chercher la croissance avec les dents. A la fin de mon mandat, je veux le plein emploi ..

 

Résultats :

 

45.000 chômeurs de plus en décembre

La ministre de l'Economie et de l'Emploi Christine Lagarde a confirmé ce chiffre ce matin.

Le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à l'ANPE a encore progressé de 45.000 en décembre 2008, a confirmé ce matin la ministre de l'Economie et de l'Emploi Christine Lagarde sur France 2.

Précisant que le chiffre exact, «à l'unité près», serait annoncé «en fin de journée», elle a indiqué que c'était «autour de de 45.000».
Cela porterait la hausse du nombre d'inscrits à l'ANPE à plus de 200.000 sur l'ensemble de l'année 2008.

Le chiffre avait filtré dimanche soir sur la chaîne d'information LCI et vendredi, Christine Lagarde avait prévenu que «le chiffre du chômage en France serait, comme dans les autres pays, mauvais».
En novembre, le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à l'ANPE en catégorie 1 qui sert de baromètre officiel depuis 1995, avait bondi de 64.000 à 2.068.500, augmentant de 3,2% par rapport à octobre et de 8,5% sur un an.
Le nombre de chômeurs en catégorie 1 est repassé en octobre au-dessus de la barre symbolique des deux millions, pour la première fois depuis avril 2007.
La catégorie 1 ne retient que les personnes à la recherche d'un emploi à temps plein et à durée indéterminée.
La publication des chiffres de décembre, qui devait intervenir jeudi, avait été reportée en raison d'une grève des statisticiens qui protestent contre un projet de délocalisation à Metz qui, selon eux, va démanteler leur service et nuire au débat démocratique.

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