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30 décembre 2008 2 30 /12 /décembre /2008 19:08
Nicolas Sarkozy est le spécialiste incontestable et incontesté de l'agitation de bras et de la ventilation inefficace. Et ce à tous les échelons. Plus son public est grand, plus il aime agiter les bras et se montrer en sauveur du monde. Malheureusement pour lui, il n'est pas capable de grand chose.

Merci à Bar

Ou plutôt il est capable de belles promesses, faites la main sur le coeur et devant 5 fois plus de personnes que la salle ne peut physiquement en contenir. Des promesses en bois, comme les chèques qu'il va signer dans les prochains mois. Car avec un déficit de 100 milliards d'euros, la faillite n'est pas loin !

Merci à Juan pour le bilan des promesses en bois du mini président, amateur de vacances pas chères payées :

Merci à  Photo en Délire


Allocations Familiales
"J’aiderai les familles à chacune des étapes de leur existence. En particulier, j’allouerai des allocations familiales dès le premier enfant." promettait Sarkozy dans son "projet" électoral. En avril dernier, on apprenait que que les bonifications accordées pour les adolescents ne seraient plus versées dès les 11 ans, mais après 14 ans. Tout ça pour économiser 138 millions d'euros sur le dos de 4,5 millions de familles.

Banlieues
Fadela Amara était l'une des "prises" politiques de Nicolas Sarkozy en mai 2007. Elle incarnait aussi un espoir de rénovation et de réhabilitation des banlieues : site web participatif, déclarations tonitruantes sur le "plan anti-glandouille" en août 2007, puis annonce d'un plan "Banlieues Espoirs" en février 2008 soit-disant doté d'un milliard d'euros ! La promesse d'un contrat de travail unique sensé simplifier les embauches en banlieues est vite oubliée. Le plan Amara regroupe des dépenses gérées par d'autres ministères. Dix mois plus tard, le 17 décembre dernier, Nicolas Sarkozy reconnait que le plan est un échec.

Chômage

Sarkozy avait promis de réduire le nombre de chômeurs. Effectivement, les statistiques lui donnèrent raison. Et pour cause ! Après avoir fait voter la dégradation des indemnités chômage pour les sans-emplois qui refuseraient plus de "deux offres raisonnables", il a ignoré les travailleurs précaires. Dès avril 2008, l'intérim s'effondre. "Heureusement" pour lui, la crise mondiale lui donne un prétexte sur mesure pour masquer son échec.

Croissance
Sarkozy devait aller chercher "avec les dents" un point de croissance du PIB supplémentaire. On lui reprochera d'avoir négligé le contexte international. L'éclatement des subprimes américains date de ... l'été 2007. Dès septembre, Bruxelles, l'INSEE ou l'OCDE contredisaient les prévisions gouvernementales. Dès le second trimestre 2008, la production industrielle baissait. Le 29 mars dernier, nous écrivions : "Sarkozy voulait la rupture, il aura la crise mondiale."

Déficits publics
"La maîtrise de nos finances publiques est un impératif moral autant que financier. Les jeunes générations ne peuvent accepter que les générations actuelles vivent à leur crédit" dixit le candidat Sarkozy. Avant même le déclenchement de la crise mondiale au second semestre, les déficits publics s'envolent et la promesse d'équilibre budgétaire en 2012 devient obsolète. La défiscalisation des heures supplémentaires aggrave les comptes de l'Etat, de la Sécurité Sociale et des retraites : 615 millions d'euros pour le seul dernier trimestre 2007 dans les comptes de la Sécu ! Dès mars dernier, Fillon suspend la promesse de réduire de 68 milliards d'euros pendant la mandature les prélèvements obligatoires. Le 4 avril, Sarko annonçait 166 "mesurettes" pour économiser 7 milliards d'euros. On les a déjà oubliées ! Pour 2009, le seul déficit budgétaire de l'Etat est prévu à 80 milliards d'euros par le gouvernement

Droits de l'Homme
Lors de son discours de vainqueur, au soir du 6 mai, Nicolas Sarkozy fut lyrique. En matière de droits de l'homme, on allait voir ce qu'on allait voir; 19 mois plus tard, le mensonge est patent: la France s'est réconciliée (si tant est qu'elle fusse fâchée) avec la quasi-totalité des dictatures du monde, pour reprendre un fructueux dialogue ... commercial ! Syrie, Russie, Chine, Tunisie, etc, qui n'a pas sa centrale nucléaire ou ses avions Dassault ? La Françafrique continue. Même Bernard Kouchner a fait son mea culpa: un secrétariat d'Etat aux Droits de l'Homme ne sert à rien selon lui. Les droits de l'homme sont bel et bien oubliés.

Environnement
Sarkozy et Borloo s'étaient gargarisés de plaisir avec la tenue, jusqu'en octobre 2007, de leur Grenelle de l'Environnement. A l'exception du moratoire contre la culture d'un maïs transgénique (obtenu grâce à une grève de la faim) et du malus-bonus écolo pour l'acquisition de voitures, a fallu attendre un an pour faire voter la "première loi Grenelle", un catalogue de bonnes intentions dont le financement fut reporté à l'examen d'une seconde loi début 2009. Lors du dernier Conseil Européen, son président, le même Sarkozy, est parvenu à un compromis minable sur l'engagement européen à l'horizon 2020: à peine 4% de réduction des émissions carbone sur son territoire. La belle affaire !

Franchises médicales
En janvier 2007, Sarkozy promettait la lune. Rappelez-vous: "Je ne pense pas qu’il y ait matière à beaucoup d’économies dans la santé. Compte tenu de l’allongement de la durée de la vie, du progrès médical et de l’aspiration bien naturelle de nos concitoyens à vivre en bonne santé, l’investissement dans la santé sera forcément majeur." Le 1er janvier dernier entraient en vigueur ... de nouvelles franchises médicales pour économiser quelques 650 millions d'euros par an sur le dos des malades.

Gouvernement resserré
Le décompte réel des effectifs du gouvernement révèle qu'il n'est pas si resserré que promis par le candidat. Entre septembre 2007 et juillet 2008, selon l'annexe au projet de loi de finances pour 2009, les affectations dans les cabinets ministériels ont crû de 397 personnes et le montant des primes distribuées a progressé de près de 5 millions d'euros.

Immigration
En 2008, Brice Hortefeux peu se targuer d'un succès : au prix de quelques compromis, il fait adopter un pacte européen interdisant les régularisations massives. Mais derrière cet arbre, se cache une forêt d'illusions : l'immigration, thème majeur de Sarkozy en campagne, était (et reste) une diversion : sous couvert de quelques nominations au gouvernement (Rachida Dati, Rama Yade et Fadela Amara) Sarkozy s'est permis ce que jamais la France n'a connu depuis la France de Vichy: création d'un ministère de l'Identité Nationale, regroupement familial durci jusqu'aux tests ADN, tests de Français, quotas ethniques par métier, rafles et traques jusque dans les écoles, industrialisation de la rétention, et ... tribunaux pour étrangers. Rachida Dati a même dû préparer une modification constitutionnelle, et créer une commission ad hoc, pour faire passer ce changement de régime. Si l'on retire les expulsions à Mayotte (17 000 par an), le nombre d'éloignements dépasse péniblement les 10 000 cette année encore. Tout ça pour ça !

Immobilier

Favoriser l'accession à la propriété était l'une des priorités de Sarkozy. Le président nous vantait même les vertus du crédit hypothécaire ! Les mesures de soutien furent votées en 2007. Un an plus tard, on mesure combien le projet était anachronique. La crise des subprimes a éclaté à l'été 2007. La bulle immobilière en France était prête à exploser. De janvier à juin 2008, les crédits immobiliers ont chuté de 11%. La défiscalisation des intérêts d'emprunts n'a servi à rien. Les faillites boursières et le resserrement général du crédit ont achevé les ambitions présidentielles.

Police de proximité
Nicolas Sarkozy aurait du avaler son chapeau. Michèle Alliot-Marie a créé en janvier 2008 des "unités territoriales de quartier", histoire de faire oublier les déclarations de campagne ("La police de proximité mise en oeuvre par M. Jospin a abouti à ce que, pour la première fois dans l’histoire de France, on a dépassé les 4 millions de crimes et délits").

Pouvoir d'achat
Cf "Travailler plus pour gagner plus."

Prisons
La rénovation des prisons et des conditions de détention est l'un des grands échecs de la présidence Sarkozy à ce jour. Sa promesse de campagne était pourtant claire : "Je suis également partisan d'une grande loi pénitentiaire permettant à notre démocratie de définir ce qu'elle attend de ses prisons et de se donner les moyens de sa politique dans ce domaine." Depuis, les records de surpopulation sont dépassés de mois en mois. Le 28 juillet, Rachida Dati présentait quelques mesurettes.

Protection des sources des journalistes
Bel effet de communication, en mars dernier. Rachida Dati a fait voter une loi. Mais son texte officialise en fait les exceptions à cette protection des sources, qui sont "à titre exceptionnel et à condition que la nature et la particulière gravité du crime ou du délit et les nécessités des investigations le justifient" comme le terrorisme par exemple...

République irréprochable
Sarkozy nous l'avait promis. Mais 2008 fut l'année de tous les excès : augmentation du traitement présidentiel de 173% en janvier 2008, nouvel avion, dérapage des frais de la Présidence, multiplication des déplacements d'ordre privé, légions d'honneur de complaisance, nomination des patrons de l'audiovisuel, grâce présidentielle pour Marchiani ou Tapie. Tout y est.


Retraites
Contrairement à ce qu'on nous raconte, la "grande" réforme des retraites n'a pas eu lieu. En fait, le gouvernement Sarkozy n'a fait que dégrader le régime par petites touches: suppression des pré-retraites de 57 à 60 ans, revalorisation a minima des pensions ( moins que l'inflation en 2008), allongement à 41 ans de la durée de cotisation retraite passera mécaniquement à 41 ans, en application... de la loi Fillon de 2003.

Le véritable impact de Sarkozy sur les retraites fut la loi TEPA : la défiscalisation des intérêts d'emprunts immobiliers, et des heures supplémentaires (pour ne citer que les deux plus importantes) creusent le déficit des caisses des retraites de quelques 2,5 milliards d'euros par an...

Sans-abris
C'était l'un des engagements les plus démagogiques du candidat: le 18 décembre 2006, il promettait de supprimer tous les ans-abris dans les deux ans. Le 18 décembre dernier, il y avait (évidemment) encore pas mal de sans-abris en France. Près de 350 d'entre eux sont même morts de froid cette année. Le 29 janvier dernier, à quelques semaines de la fin de l'hiver, Fillon avait fait un geste, un plan pluri-annuel pour prévenir les expulsions locatives et un programme de "réhabilitation des centres d'hébergement et d'augmentation des capacités." Comme un bégaiement de l'histoire, Sarkozy répéta quasiment mot pour mot les mêmes promesses en décembre...

Seniors
"Je mets d’ailleurs les entreprises devant leurs responsabilités. On doit garder les quinquagénaires dans les entreprises" nous expliquait le candidat de la droite en 2007. On croyait qu'il allait agir sur les employeurs. Quel malentendu ! En mai dernier, les (futurs) retraités ont eu confirmation que (1) leur pension n'augmenterait que de 1,9% (1,1% en mars, 0,8% en septembre), (2) les pré-retraités de 57 à 60 ans devraient pointer prochainement au chômage, (3) la durée de cotisation retraite passerait mécaniquement à 41 ans et (4) qu'ils risquent d'être radiés du chômage après deux refus d'emploi comme tout chômeur. 60%* des seniors (55 à 65 ans) ont été ainsi précarisés en quelques jours.

Traité Simplifié
Le 3 janvier, le Conseil des Ministres adoptait le "projet de loi constitutionnelle modifiant le titre XV de la Constitution", proposé par la Garde des Sceaux. Mais quelques mois plus tard, ce projet censé relancer la construction européenne s'écrasait en Irlande, seul pays européen à avoir choisi la ratification par référendum. Déjà lourd de quelques centaines de pages, ce traité fut encore charcuté lors du dernier Conseil Européen de l'année, le 12 décembre dernier. On veut nous faire croire que tout va bien...


Travail le dimanche
Même si l'examen de cette loi est reportée au 15 janvier 2009, ses supporters devraient s'interroger sur le rétrécissement brutal de son périmètre. Nicolas Sarkozy, qui travaille lui-même rarement le dimanche, a usé et abusé du fameux exemple des ouvertures de magasins sur les Champs Elysées à paris. In fine, il a accepté de limiter le projet de loi à la légalisation des ouvertures actuelles.

"Travailler plus pour gagner plus"

Ce slogan mérite un blog à lui tout seul. Votée dans l'urgence dès juillet 2007, la loi TEPA exonérait les heures supplémentaires d'impôt et de cotisations sociales. Effet d'aubaine, les entreprises ont pu en profiter. Le marché de l'intérim s'est effondré dès le mois d'avril. En 2007 déjà, les Français n'ont pas travaillé plus. Le pouvoir d'achat a-t-il cru pour autant ? Non. L'envolée des prix de l'énergie et des matières premières conjuguée à une faible augmentation des salaires ont sabordé l'efficacité du dispositif. En 2008, le pouvoir d'achat des Français a baissé, le chômage technique s'étend, les destructions d'emploi se multiplient. On ne cherche pas à travailler plus, mais à travailler tout court.

Il y a presque un an, un confrère blogueur commentait ainsi l'actualité présidentielle : "Pour l'instant, la seule opposition véritable, c'est la réalité."

Un an plus tard, le constat tient toujours. En 2007, Sarkozy a conduit une campagne électorale victorieuse, sur des promesses intenables, ou des mensonges grossiers qui n'engagent que ceux qui y ont cru. Le débat électoral méritait mieux que ces intoxications




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30 décembre 2008 2 30 /12 /décembre /2008 17:12
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30 décembre 2008 2 30 /12 /décembre /2008 13:17
même si notre orgueil en prend un coup !!!

Des ministres qui font office de chefs de rayon

Ce genre d’anecdotes fâcheuses n’a pas manqué dans la France de 2008, l’an II du gouvernement Sarkozy. Le pays est aujourd’hui le sujet de comptes rendus dont certains rappellent l’Amérique du Sud des années 1970. Après une visite des prisons françaises, le commissaire européen aux Droits de l’homme, Thomas Hammarberg, ne s’est pas contenté de trouver “inacceptable” la situation carcérale ; il a également reproché à la politique judiciaire française d’agir en contradiction avec les “droits humains fondamentaux”. Cet été, pièces justificatives à l’appui, Human Rights Watch a brossé un sombre tableau des procédés de la police française, jugés brutaux, et notamment de ses méthodes d’interrogatoire. Il se passe en France quelque chose de tout à fait inquiétant.
Après les années de plomb, sous Jacques Chirac – qui furent, avec le recul, des années immobiles mais douillettes –, un nouveau style politique a fait une apparition fracassante avec Sarkozy. Un style qui porte préjudice à la grande culture démocratique du pays. Le discours politique se radicalise, comme si Sarkozy et ses camarades de combat avaient été à l’école de George W. Bush. Leur credo est le suivant : ceux qui ne sont pas avec nous sont contre nous. L’axe du mal version Sarkozy se compose des syndicats, des journalistes, des juristes, des étudiants, des scientifiques et des immigrés, qui risquent, dans le pire des cas, d’avoir un aperçu musclé du nouvel esprit en vigueur dans les salles d’audience et les commissariats. La réforme des institutions qui vient d’être adoptée en France ne peut que renforcer cette inquiétude. La Constitution, originellement destinée à conférer plus de droits au Parlement, a au moins renforcé dans les mêmes proportions le rôle déjà considérable du président et réduit le pouvoir du gouvernement. Celui-ci, nommé par le président, sert aujourd’hui de cabinet privé de l’Elysée, dont la toute-puissance fait penser au Versailles des rois de France. Sarkozy peut se rendre seul aux conférences des chefs d’Etat et de gouvernement. Cela fait longtemps qu’il porte les deux casquettes, et ses ministres ne sont depuis le début que ses chefs de rayon.
Enivré par le pouvoir, Sarkozy se sent des compétences pour tout. Il prononce des discours sur la maladie d’Alzheimer et la psychiatrie, sur l’industrie automobile, sur le logement, sur l’urbanisme, présente des projets pour une croissance durable et contre la misère ; il a une vision de l’avenir de l’Afrique, et une des chances du Québec ; il a son idée sur l’éolien, sur le Tibet et sur le rugby. Et, lorsqu’il n’a vraiment rien à faire, il demande à l’Unesco d’inscrire la gastronomie française au Patrimoine de l’humanité. Ses discours et ses projets sont rarement ceux que l’on pourrait attendre d’un homme d’Etat. Eternel candidat en campagne, il est toujours à l’affût du prochain conflit. En ces temps troublés, il manque au système politique français une figure apaisante, un cadre de référence fiable, une instance neutre.
Si Sarkozy était au moins l’homme d’action pour lequel il se fait passer, le champion de l’intérêt général, on pourrait minorer ce type de projets. Mais la situation se trouve encore aggravée par le fait que, depuis son arrivée au pouvoir, le président semble avoir oublié ce qu’il avait promis aux plus défavorisés, alors qu’il a tenu scrupuleusement tous les engagements qu’il a pris auprès des privilégiés. Sarkozy – plus personne n’en doute en France – a abandonné le principe d’égalité de traitement de tous les citoyens. Il n’est pas le “président de tous les Français”, mais plutôt un chef de clan parvenu à la fonction suprême. Tout naturellement, ce devrait être l’heure de l’opposition. Or – et c’est aussi ce qui met en difficulté la démocratie française – celle-ci n’existe plus. Les socialistes, seuls capables de mettre sur pied une alternative pour la prochaine présidentielle de 2012, sont passés tout près de la dissolution. Incapable de régler ses querelles internes, terrorisé par les ambitions de ses éléphants, jeunes ou vieux, le parti ne fait, pour l’heure, plus partie des options.
Sarkozy et ses partisans n’ont cependant pas de quoi jubiler. En effet, chaque fois que des situations conflictuelles de ce type sont apparues, que la machine politique s’est grippée, le peuple français s’est toujours manifesté. Cela fait tout juste trois ans que les banlieues autour de Paris s’enflammaient et que le gouvernement proclamait l’état d’urgence. Depuis, aucun des problèmes qui avaient conduit à la révolte n’a été abordé sérieusement. Sarkozy, qui avait promis un “plan Marshall”, ne veut plus entendre parler de ce dossier. Au lieu d’argent, d’économistes, d’urbanistes, d’architectes et d’enseignants, il envoie de nouvelles unités de police dans les quartiers socialement défavorisés. Ces précautions pourraient cependant se révéler prochainement utiles, car la grogne monte, palpable.
Les forces de la désintégration déchirent la France plus que tout autre pays, car la société française est un mélange bigarré d’ethnies, de religions et de citoyens à la pensée libertaire rafraîchissante, mais le ciment qui maintenait le tout s’effrite. Le processus avait commencé avant Sarkozy, mais le président n’a rien entrepris pour le ralentir, l’atténuer ou créer du lien. Au contraire : en divisant pour mieux régner, il sape un peu plus la cohésion nationale. Et l’évolution actuelle démontre d’une façon exemplaire que la démocratie et l’Etat de droit ne vont pas de soi mais doivent être reconquis chaque jour, entretenus et parés de sens, de volonté et de vertu. L’Allemagne l’a appris d’une façon plus amère que tout autre pays. La France, qui s’est le plus souvent trouvée du bon côté de l’Histoire, doit aujourd’hui prendre garde de ne pas l’oublier
.
Ullrich Fichtner
Der Spiegel
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30 décembre 2008 2 30 /12 /décembre /2008 13:02
Cet article est long mais il dit la vérité , ce qu'aucun journaliste Français n'ose dire ou voir !

 
!!!Pour le correspondant en France du magazine Der Spiegel, Nicolas Sarkozy est une calamité pour les Français. Ivre de pouvoir, il est – selon lui – en train de mettre à mal les fondements démocratiques du pays.
 
La question de savoir s’il arrive à Nicolas Sarkozy de dormir s’est une nouvelle fois posée ces dernières se­maines, pendant lesquelles le président français s’est attelé à sauver la planète. On l’a vu sur toutes les chaînes de télévision, à la une de tous les journaux, avec Merkel et Barroso, avec Brown et Zapatero, avec Bush et Medvedev. Il s’est assis à la table de toutes les réunions avec le plus grand sérieux, est apparu l’air parfaitement réveillé derrière tous les pupitres, s’est exprimé devant le Parlement européen et devant les Nations unies, parlant comme toujours d’une voix forte et claire, proposant des plans pour en finir avec la crise financière et économique mondiale, des idées et des paquets de mesures pour relancer le système mondial après le naufrage. Même ceux qui n’ont prêté qu’une attention distraite aux faits et gestes de Sarkozy ne peuvent qu’arriver à la conclusion suivante : voilà un homme d’action, l’un des dirigeants politiques les plus énergiques de notre époque.
Bientôt, quand s’achèvera la présidence française de l’UE, Sarkozy devra revoir ses ambitions à la baisse. Déjà, il a renoué avec la politique intérieure et présenté avec force roulements de tambour un plan de sauvetage national, dont le but est de rassurer la population, mais qui convainc peu d’économistes. La France était à l’aube d’une crise majeure dès avant la crise. La politique et l’économie ont couru après des réformes manquées. Le déficit du commerce extérieur et la dette publique atteignent des sommets. L’impression d’être mal armé pour les temps difficiles qui s’annoncent se renforce dans le pays, et la cascade d’apparitions toniques de Sarkozy ne peut faire oublier que son Premier ministre, François Fillon, avait sobrement constaté, voilà plus d’un an, que la France était quasiment en faillite.

Avec la démocratie, c’est Montesquieu qu’il assassine

Et tout cela alors que le “téléprésident”, “l’omniprésident”, “l’hyperprésident” n’a cessé de promettre des lendemains qui chantent depuis son entrée en fonctions, en mai 2007. Résultat : la société française s’est scindée en deux camps ennemis. Si l’on en croit les sondages, une petite moitié des Français est satisfaite du président, tandis que l’autre moitié, grosso modo, pense qu’il est une catastrophe pour le pays. Les seconds ont de bons arguments, peut-être les meilleurs. Contrairement à l’Allemagne, dont la démocratie est fondée sur le consensus, la France est encline à la confrontation, et c’est Sarkozy lui-même qui a fait sortir le mauvais génie de sa bouteille en faisant de la “rupture” l’objectif premier de son action.
Ce qui était encore perçu comme libérateur pendant la campagne électorale devient aujourd’hui de plus en plus oppressant. Car le président ne met pas seulement un terme aux pires traditions françaises, mais aussi aux meilleures. Toujours en invoquant les valeurs suprêmes, les plus beaux idéaux, les meilleures intentions, Sarkozy triture le corps vieilli de la démocratie française et commence à inciser dangereusement près des organes vitaux. Des fondamentaux démocratiques sont aujourd’hui en péril, tels que la séparation des pouvoirs, la liberté de la presse, la protection des minorités. C’est Montesquieu qui se trouve remis en question, lui qui disait voilà bientôt deux cent cinquante ans que la vertu était le fondement de toute démocratie. Sans vertu, écrivait-il, l’Etat devient la “proie” du pouvoir.
Quatre scènes de la France d’aujourd’hui. Scène 1 : le manifestant Hervé Eon est traîné en justice et condamné [à 30 euros d’amende] pour “offense au chef de l’Etat” après avoir brandi une pancarte ornée d’un “Casse-toi, pauvre con” lors d’une visite de Sarkozy en province. Scène 2 : le quotidien Le Figaro, propriété de Serge Dassault, un marchand d’armes proche de l’Elysée, publie une photo retouchée de la ministre de la Justice, Rachida Dati. Une bague d’une valeur de 15 600 euros brille par son absence au doigt de la garde des Sceaux. Scène 3 : après une manifestation de nationalistes corses sur la propriété de Christian Clavier, un comédien proche de Sarkozy, le patron de la police corse est limogé sur ordre de Paris. Scène 4 : l’ancien directeur de la publication de Libération est arrêté à l’aube et menotté pour un commentaire d’internaute paru deux ans plus tôt. Il est traité de “racaille” par les policiers et doit se soumettre à plusieurs fouilles au corps.
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30 décembre 2008 2 30 /12 /décembre /2008 12:28
"Si on n'est plus choqué lorsque quelqu'un est oblgé de dormir dehors quand il fait froid, c'est tout l'équilibre de la société qui s'eb trouvera remis en  cause ..."
Lui où il est aujourd'hui il n'a pas froid ...
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29 décembre 2008 1 29 /12 /décembre /2008 17:42
Rappelez vous ses promesses de campagne : plus unSDF dans la rue dans deux ans (18 décembre 2006 )...
Vidéo : Sarkozy : "plus de SDF dehors d'ici à 2 ans"

Lors de son discours à Charleville-Mézières lundi, Nicolas Sarkozy a promis que plus aucun SDF ne serait obligé de dormir sur les trottoirs sous 2 ans.



Le président du collectif Morts de la rue, Christophe Louis, précise que  359  SDF sont morts "dans la rue ou des suites de la vie dans la rue" en 2008. Quelque 200 décès de SDF avaient été enregistrés par le collectif en 2006 et en 2007 mais les chiffres pour 2008 ont connu une augmentation spectaculaire due, selon Christophe Louis, à la remontée de davantage d'informations provenant d'associations et du grand public sur ces décès.

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27 décembre 2008 6 27 /12 /décembre /2008 18:29

Merci Marc P
Le grand Meccano de Nicolas Sarkozy

Tout contrôler, tout savoir, tout décider. Jusqu'au détail. Garder la main sur son premier ministre que l'article 20 de la Constitution institue comme celui qui "détermine et conduit la politique de la nation". Conserver la maîtrise de son parti, cette arme sans laquelle 2012 ne pourrait pas s'écrire. Maîtriser sa majorité, bras armé de la réforme, et l'élargir sans cesse pour étouffer l'opposition.


Nicolas Sarkozy, l'hyper, l'ultraprésident, a bouleversé en dix-huit mois l'ordre hiérarchique des institutions. "Tout se passe à l'Elysée", constatent à l'unisson les tenants et les contempteurs de la Sarkozie.


Le 5 décembre, c'est une nouvelle fois dans le bureau de Nicolas Sarkozy que se jouent les équilibres entre le parti, le gouvernement et le Parlement. Le président hésite à confier les clés de l'UMP à celui qui en a le plus envie, Xavier Bertrand, le ministre des affaires sociales. Il les offre à Brice Hortefeux, son ami de trente ans. Le ministre de l'immigration est indécis : il pense être plus utile au président au sein du gouvernement. "D'accord, Brice, mais tu le surveilleras au parti (Brice Hortefeux devrait prochainement en devenir vice-président) et tu prendras sa place au gouvernement où tu te façonneras une nouvelle image", lui répond en substance le président.


A l'heure du déjeuner, c'est au tour de Claude Guéant, le secrétaire général de l'Elysée, le premier ministre bis, de faire le remaniement. Il informe Xavier Bertrand de son sort et s'assure que le ministre du travail est prêt à quitter le gouvernement pour devenir secrétaire général de l'UMP. "Sarkozy utilise les gens pour leurs défauts. A l'UMP, il a choisi Xavier Bertrand pour sa servilité. Et il va y placer Brice Hortefeux pour sa méchanceté", analyse un ministre.


Xavier Bertrand a immédiatement été désigné secrétaire général par intérim. Mais sa nomination officielle n'interviendra qu'en janvier, juste après que la loi organique permettant aux anciens ministres de retrouver leur siège de député sera entrée en application. Coup double : à l'Assemblée, Xavier Bertrand sera aussi chargé de faire contrepoids à l'ambitieux patron du groupe UMP, Jean-François Copé.


Gouvernement, majorité, opposition, aucun des trois piliers de la vie politique ne doit échapper au contrôle du président. "Nous sommes passés dans un système présidentiel, où le contre-pouvoir n'est pas encore stabilisé", analyse l'ancien premier ministre de Jacques Chirac, Jean-Pierre Raffarin. "Nicolas Sarkozy ne fait rien comme ses prédécesseurs, justifient les conseillers élyséens. Chirac fonctionnait de manière pyramidale, en ne voyant que le haut de la pyramide. Sarkozy garde le contact avec tout le monde."


Sous le règne du sixième président de la Ve République, le premier ministre et les ministres sont devenus de simples exécutants. "Dans la hiérarchie du chef de l'Etat, il y a l'Elysée, l'UMP et seulement après le gouvernement", analyse un conseiller. "Le numéro un, c'est Sarko, avec sa filiale UMP, le numéro deux Claude Guéant et le numéro trois Fillon", ose même Jean-Pierre Raffarin.


Pour conserver la main sur ses ministres, le président s'est entouré d'une garde rapprochée de conseillers spécialisés, craints des ministères et influents dans les médias. En face de chaque portefeuille, un homme de l'Elysée : Jean-David Levitte aux affaires étrangères, Raymond Soubie aux affaires sociales, François Pérol à l'économie, Patrick Ouart à la justice, Emmanuelle Mignon et Catherine Pégard, l'ex-signature vedette du Point, postées pour panser les états d'âme des parlementaires. Chaque matin, à l'heure du petit déjeuner, le président les réunit autour de lui. Comme un gouvernement bis.


Au sein même de cette équipe, Nicolas Sarkozy veille à instaurer des contre-pouvoirs, comme celui du souverainiste keynésien Henri Guaino. Pendant la première année politiquement correcte du quinquennat, celle de la maîtrise des déficits, il était là, fulminant, menaçant de claquer la porte. Avec la crise, le président en a fait l'inspirateur de son plan B, au grand dam des hauts fonctionnaires libéraux qui peuplent l'Elysée.


Pour faire pièce à Matignon, Nicolas Sarkozy a placé Claude Guéant au secrétariat général de l'Elysée. Du petit mécano de l'UMP jusqu'au maestro du gouvernement, rien n'échappe au vice-roi. Longtemps, François Fillon a résisté. Pendant un an, il a protesté contre l'amenuisement de son pouvoir. Fâché d'être traité de "collaborateur" par le président, il a ensuite pesté contre l'instauration du "G7", ce groupe des sept ministres préférés que le président convoque selon son bon vouloir, en l'absence du premier ministre. Longtemps, François Fillon s'est réfugié en gardien du temple, du respect des promesses : baisse des dépenses, réduction des déficits, réforme de l'Etat. La crise financière, avec la diminution des recettes et le plan de relance de 26 milliards d'euros, a rendu cette obstination obsolète.


Désormais, François Fillon semble avoir renoncé. Il a choisi... de durer. La nomination de Patrick Devedjian comme superministre de la relance ne l'a même pas fait ciller : "C'est pourtant une décision qui devrait être inacceptable pour un premier ministre de la Ve République, relève l'un de ses prédécesseurs à Matignon. Demander au secrétaire général de l'UMP de s'occuper pendant deux ans du plan de relance..., c'est une insulte."


Pour conserver la main sur la majorité, Nicolas Sarkozy a un levier : l'UMP, le parti qui l'a amené à la victoire. S'il a consenti, dans l'esprit de la Ve République, à démissionner de son poste de président de l'UMP pour se "donner aux Français", il n'en reste pas moins le vrai et le seul patron. Le 24 janvier, il sera présent au Conseil national de l'UMP qui entérinera la nouvelle direction du parti.


Jamais, depuis 1958, un chef de l'Etat n'avait conservé un lien aussi direct avec son parti. Deux fois par semaine au minimum, il réunit à l'Elysée les dirigeants de l'UMP. Le lundi, autour de l'équipe dirigeante resserrée, pour évoquer la vie du mouvement et présider à ses transformations. Le mardi au cours du "petit déjeuner de la majorité", pour évoquer la vie parlementaire avec les responsables des groupes parlementaires de l'UMP et des partis associés ou alliés, Hervé Morin pour le Nouveau Centre, Eric Besson, pour les Progressistes, Jean-Marie Bockel, pour la Nouvelle Gauche, et depuis quelques semaines le sénateur du MoDem Michel Mercier, une "prise possible".

 


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27 décembre 2008 6 27 /12 /décembre /2008 18:25
Subject: Fw: A chacun son ambition pour le peuple

 
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26 décembre 2008 5 26 /12 /décembre /2008 17:57

Le couple Sarkozy photographié en plein footing sur une plage

Le couple présidentiel, qui passe les fêtes dans un hôtel de luxe au nord-est du Brésil, est poursuivi par les paparazzi. Nicolas Sarkozy aurait téléphoné au président Lula pour se plaindre (ça devient une manie ! ) d'être traqué par la presse.

 

Nicolas Sarkozy et son épouse Carla au Brésil, en Une du site O Globo (

Alors que la présidence française souhaitait rester discrète sur les vacances du couple Sarkozy, le quotidien brésilien O Globo publie vendredi 26 décembre sur son site une photographie du chef de l'Etat français en compagnie de la Première dame, en train de courir sur la plage de leur hôtel.
Le couple présidentiel qui passe les fêtes de Noël dans un hôtel de luxe au nord-est du Brésil est poursuivi par les paparazzi. Selon le journal brésilien, Nicolas Sarkozy aurait d'ailleurs téléphoné au président Lula pour se plaindre d'être traqué par la presse, menaçant de s'en aller si cela continuait dans les prochains jours.

Vacances gratuites ?

La presse brésilienne affirme que Nicolas Sarkozy et Carla Bruni-Sarkozy logent depuis le 23 décembre dans l'hôtel de luxe, le Resort Twai, sur une plage isolée d'Itacaré, une petite ville à 430 km au sud de Salvador de Bahia, dans le nord-est du Brésil. La délégation française occupe une dizaine de bungalows, à plus de 800 euros la nuit, dans cet hôtel isolé de la côte brésilienne.
Selon le site d'O Globo, la société du père de Carla Bruni-Sarkozy, l'entrepreneur italien Maurizio Remmert, détient une maison de villégiature dans le condominium de la branche Resort. Le couple profiterait donc en compagnie du fils de l'ex-top model, Aurélien, et de sa belle-mère, de vacances gratuites.
La presse locale s'est largement étendue sur le déroulé du Réveillon du couple présidentiel qui aurait dîné en compagnie de ses proches dans une section isolée de l'hôtel.
Restant particulièrement à l'écart, Nicolas Sarkozy et son épouse ont profité de leurs quelques jours de vacances pour se prélasser au bord de l'une des trois piscines de l'établissement, selon un hôte espagnol préférant rester anonyme.

Incident mercredi

Malgré l'irritation des services de sécurité français en raison de la présence de journalistes dans le secteur proche de l'hôtel, le chef de l'Etat se serait montré sympathique et décontracté avec les autres hôtes. Nicolas Sarkozy aurait déjà couru deux fois sur la plage d'Itacarezinho, la première fois dès son arrivée, dans l'après-midi du mardi, et une seconde fois mercredi après-midi, avec Carla Bruni-Sarkozy. Selon le journal brésilien, les Sarkozy auraient d'ailleurs assisté à la naissance d'une dizaine de petites tortues sur la plage de ce site protégé.
Mais le périmètre de sécurité très étendu n'a pas empêché les Sarkozy d'être photographiés par un jeune paparazzo brésilien.
La sécurité rapprochée du couple tente pourtant de tenir les journalistes à l'écart. Un incident aurait d'ailleurs opposé des agents chargés de la sécurité de la délégation française à des journalistes, mercredi matin.

Marine brésilienne

Pour assurer la protection de la délégation française, un navire de la Marine nationale brésilienne interdit aux bateaux d'approcher.
D'ailleurs la présence du président français dérangerait quelques indigènes locaux.

PAUVRE PêCHEUR

Le pêcheur Rosenilton Pinto Freitas a notamment protesté parce que ces derniers deux jours il n'a pas pu travailler dans les environs de l'hôtel. Selon l'agence de presse brésilienne A tarde, son bateau aurait été intercepté par la frégate de la Marine brésilienne qui patrouille devant la plage de l'hôtel.
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26 décembre 2008 5 26 /12 /décembre /2008 17:04

Sarkozy et Fillon en vacances à l'étranger, c'est une «maladresse» voire une «faute»


Pour le député de droite Nicolas Dupont-Aignan,
leur place est au côté des Français...
En ces temps difficiles, il n'est pas de bon ton de passer ses vacances à l'étranger quand on est président de la République ou Premier ministre. C'est en substance ce qu'a fait remarquer, ce mercredi, le député (non-inscrit) Nicolas Dupont-Aignan. Pour lui, «la place du président et du Premier ministre est auprès des Français!».

«Les Français qui souffrent auraient aimé en cette fin d'année voir leurs dirigeants auprès d'eux, sans ostentation, avec simplicité et sincérité», a poursuivi dans un communiqué le fondateur du petit parti de droite Debout la République.

«Réveillonner à l'écart des difficultés du pays»

Nicolas Dupont-Aignan note en effet que Nicolas Sarkozy et François Fillon, «au moment où des dizaines de milliers de salariés voient leur entreprise fermer, s'envolent toujours plus loin, ici au Brésil, là en Egypte, pour réveillonner à l'écart des difficultés du pays». Le député estime qu'«au mieux, c'est une maladresse, au pire c'est une faute».

Selon la presse brésilienne, le
couple Sarkozy passe les fêtes de Noël dans un hôtel de luxe sur une plage isolée d'Itacaré, une petite ville à 430 km au sud de Salvador de Bahia, dans le nord-est du Brésil. Le président est resté sur place au terme d'une visite officielle de deux jours.

>> Où les membres du gouvernement passent-ils leurs vacances? Pour le savoir, cliquez ici.


Quant à François Fillon, il a également prolongé son déplacement au Caire. Au programme: quelques jours de détente dans la station balnéaire de Charm el-Cheikh. A noter que la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, qui accompagnait le Premier ministre, joue aussi les prolongations.

Selon Hamon cependant, l’Elysée et Matignon «n’ont pas été capables d’accorder leurs agendas». «C’est nouveau et étonnant, le pays est entre les mains de Michèle Alliot-Marie… Dormez tranquille, braves gens», a commenté Hamon. «C’est arrivé qu’il y ait absence simultanée du premier ministre et du président de la République, mais jamais pour des vacances», a-t-il insisté.

Début juin, Sarkozy et Fillon s’étaient rendus ensemble à Beyrouth pour rencontrer le président fraîchement élu après une longue crise politique. Jean-Louis Borloo avait alors assuré l’intérim.

Dans l’entourage de Nicolas Sarkozy, on estime que les nouveaux «outils de communication» ont complètement changé la donne, en laissant le pouvoir de décision aux chefs de l’Etat et du gouvernement qui sont «joignables sans arrêt» même lors de leur absence du territoire. «Ce n’est plus un sujet. Nous sommes plus dans le même schéma qu’il y a vingt ans. Il n’y a pas de vacance du pouvoir», estime cette même source.

(Source AFP)


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