| Ils ont obtenu dès le lendemain le droit de vendre leurs stock-options. Selon des informations publiées par le quotidien économique, un nouveau plan interne de production est édité le 6 mars 2006, prévoyant la livraison en 2007 de seulement 24 A380 au lieu des 29 escomptés. Cette révision à la baisse du calendrier des livraisons n'est pourtant pas mentionnée dans le procès verbal du conseil d'administration du groupe européen de défense et d'aéronautique qui se tient le lendemain à Amsterdam, poursuit La Tribune. Dans une conversation téléphonique entre l'homme d'affaires Jean Galli Douani et Alain Garcia, ex-directeur technique d'Airbus, ce dernier affirme pourtant que lors du conseil d'administration "de graves problèmes industriels d'Airbus" et des retards "conséquents" ont été évoqués, selon le quotidien. L'enregistrement de cette conversation a été remis aux autorités judiciaires, poursuit le journal, précisant qu'EADS avait démenti les propos d'Alain Garcia, parti en retraite en avril. Le 7 mars au soir, Noël Forgeard, alors coprésident exécutif d'EADS, fait signer par Hans-Peter Ring, directeur financier du groupe, l'autorisation de vendre ses stock-options. Au total, 85% des 800 dirigeants possédant des options sur titres les exercent, note La Tribune. Lagardère a vendu des actions EADS en avril 2006 Le 4 avril 2006, Arnaud Lagardère et le constructeur automobile DaimlerChrysler, deux actionnaires de référence, réduisent chacun de 7,5% leur participation au capital d'EADS . Les 15 et 16 juin 2006, Lagardère et DaimlerChrysler affirment qu'ils n'étaient pas informés du retard de calendrier lorsqu'ils ont vendu leurs actions le 4 avril. |