nouvelles régulières du canton d'Hondschoote et sur la politique départementale en ma qualité de Vice Président
S'exprimant lors d'une conférence de presse, il a réaffirmé, comme il l'avait fait lundi à Singapour, que toute politique de sanctions contre la Birmanie devait être couplée à "une perspective" et à "un espoir" de développement économique pour la population."Imaginez que nous fermions le robinet de Total [en Birmanie], qui souffrira ? La population de Birmanie et la population de Thaïlande. Qui remplacera les Français? D'autres", a-t-il lancé.
TOTAL DÉDOUANÉE DE COMPLICITÉ DE TRAVAIL FORCÉ
En 2003, Bernard Kouchner a rédigé, pour le compte de sa société BK Conseil, un rapport défendant les activités de Total en Birmanie, qui dédouanait la plus importante des sociétés françaises d'allégations de complicité de travail forcé. Le document a valu au fondateur de Médecins sans frontières les critiques des organisations humanitaires.
Fin septembre, le régime militaire birman a brutalement réprimé un mouvement de protestation populaire emmené par des moines bouddhistes, suscitant de vives condamnations à travers le monde. Le 15 octobre, l'Union européenne a approuvé le principe de nouvelles sanctions contre la Birmanie, incluant un embargo sur les bois et métaux birmans, mais excluant les produits pétroliers. Le lendemain, le directeur général de Total, Christophe de Margerie, avait annoncé que le groupe pétrolier français ne ferait pas de "nouveaux investissements" en Birmanie mais qu'il "ne quitterait pas" ce pays.