nouvelles régulières du canton d'Hondschoote et sur la politique départementale en ma qualité de Vice Président
Le groupe Hersant-Média (GHM), héritier du papivore des années 70 (Groupe de Robert Hersant) accélère son développement en France Et considérablement renforcé, ce groupe est devenu, depuis peu, un opérateur important de la télévision locale en rachetant 49% des parts détenues par les deux fondateurs de la société Antennes locales et par le fonds Berlys Développement de Pierre Bergé. Antennes locales devient ainsi filiale audiovisuelle à 100% du groupe .Cette société, premier opérateur de chaînes de télévision locales en France, regroupe sept chaînes locales . Par ailleurs, Philippe Hersant, aimant le bon air suisse , possède au pays des Helvètes, 4 quotidiens à Nyon et Neuchâtel et deux télévisions locales, Léman Bleu (à côté de Genève) et TVM3.
Beaucoup plus discret que Robert, son fiston, Philippe Hersant, tranquille habitant du bord du Lac Léman, reprend, encore un peu plus, pied en France, après les grandes difficultés du groupe, à la mort du père fondateur . Deux stratégies financièrement peu compatibles s’offrent à lui : soit le groupe poursuit sa consolidation sur le Sud Est en ajoutant à sa panoplie papier (La Provence, Marseille Plus, Nice-Matin, Var-Matin, Corse Matin), LCM (La Chaîne de Marseille), fleuron qui a échappé à GHM au moment de son attribution par le CSA. Soit, GHM construit un réseau de villes à partir des 7 télévisions qu’ils possèdent déjà maintenant avec le contrôle à 100% d’Antennes locales. Malgré l’apport de Paru-vendu, vache à lait du groupe (tiré à 15 millions d’exemplaires sur 260 villes , le groupe d’Hersant fils, devra, sans doute, effectuer des choix et des reconfigurations mettant en jeu d’autres titres de son portefeuille (L’Union de Reims, Le Havre Libre, Le Havre Presse notamment). La tendance d’une PQR féodale contrôlant son territoire (de Grenoble à Marseille, à Nice et en Corse) est une vieille recette qui convient encore aux tycoons de province.
Interférence politique et échange de services : le fils est le digne héritier de son père Comme lui, Philippe a le cœur à droite. Dès l’automne après le rachat de Nice-Matin, il prend parti dans la campagne municipale qui oppose le sénateur-maire UMP Jacques Peyrat au ministre de l’outre-mer Christian Estrosi. Selon Le Canard enchaîné, « Philippe Hersant a déjà choisi le second » . Selon Le Canard Enchaîné, le 23 novembre dernier, un sondage de la Sofres est publié dans le quotidien Nice-Matin, qui titre en une « Municipales à Nice : un seul tour pourrait suffire » ; le groupe Hersant, qui l’a fait réaliser l’a imposé. Le quotidien publie en outre une interview du patron de la Sofres, "qui crucifie Peyrat". Le Canard précise que "tout cela n’a rien à voir avec le fait qu’Estrosi a été un des plus fervents supporters de Philippe Hersant dans le rachat du pôle sud de Lagardère. Ni même qu’Hersant se trouve être le pape de la presse de l’outre-mer, dont Estrosi est le ministre...".