nouvelles régulières du canton d'Hondschoote et sur la politique départementale en ma qualité de Vice Président
Installations pétrolières
© France 2 Sur les 12 derniers mois, le déficit cumulé s'établit à près de 38 milliards, rendant le pari du gouvernement d'un déficit de 31,7 milliards en 2007 impossible à tenir. Plusieurs économistes s'attendent à un déficit de quelque 40 milliards pour l'année.
Principales causes: le pétrole cher, l'euro fort, et un manque de compétitivité des entreprises.
Au mois de novembre, le déficit s'explique à la fois par une baisse des exportations, en recul de 1,8% sur un mois à 33,304 milliards d'euros, et une envolée des importations, en hausse de 1,5%, à 38,096 milliards.
Pour le secrétaire d'Etat en charge du Commerce extérieur, Hervé Novelli, "la dégradation est largement liée à la hausse des prix du pétrole".
"Certes la facture énergétique s'est alourdie, mais elle n'explique pas tout, et certainement pas la baisse des exportations", relativise Alexander Law, économiste chez Xerfi. Egalement en cause, le ralentissement de la croissance mondiale et "le niveau étouffant de l'euro face au dollar", indique M.Law, pour qui "il faudra s'habituer à un taux de change aussi vigoureux au moins jusqu'au second semestre 2008".
Mais là encore, "la surévaluation réelle de l'euro (...) ne peut servir de bouc-émissaire: les exportations vers l'Union européenne stagnent alors que les importations s'envolent", relève Nicolas Bouzou, économiste chez Asterès.
Hervé Novelli le reconnaît: l'aggravation du déficit commercial s'explique aussi par la persistance de "difficultés industrielles et de problèmes structurels".
Selon l'institut Coe-Rexecode, "la part des exportations françaises dans les échanges mondiaux de marchandises a baissé en 8 ans, passant de 5,3% en 1999 à 4% en 2007".
"La France n'est pas assez spécialisée dans les biens d'équipements et les produits high tech et n'exporte pas assez vers la Chine ou l'Europe de l'est, qui sont les zones de forte croissance", relève M.Touati.
"Symptôme de la baisse de compétitivité française, même les importations de produits pharmaceutiques ont augmenté en novembre, un secteur pourtant censé détenir de solides avantages comparatifs", note M.Bouzou.
Les importations de véhicules sont reparties en hausse. Quant aux ventes d'Airbus, elles n'ont rapporté que 895 millions d'euros en novembre, soit la deuxième plus mauvaise performance depuis août 2006.
Au vu de ces chiffres, qui s'ajoutent à une baisse récente de la consommation des ménages, "la croissance du quatrième trimestre est plus que compromise", estime Alexander Law.
Le gouvernement table toujours sur une croissance d'au moins 2% en 2007, une prévision confortée par la récente révision en hausse de la croissance du PIB au troisième trimestre par l'Insee, mais que le ralentissement des exportations pourrait mettre à mal.