C'est un artiste de la région qui vient de disparaître. Denis Cacheux, 63 ans, a mis fin à ses jours, mardi soir, en se jetant du haut du Cap Gris-Nez.
Né en mai 1945, dans une famille de la bourgeoisie d'Avesnes-sur-Helpe, il connut longtemps des chemins de traverse avant d'embrasser la carrière d'artiste.
Séminariste puis engagé dans l'armée, il était devenu journaliste en décembre 1969, à l'agence de Maubeuge de La Voix du Nord. Il avait quitté ce métier en 1976, sept ans plus tard, pour celui d'éducateur-animateur, exercé au foyer Sangha à Maubeuge.
La passion du théâtre, du spectacle, le tenait depuis longtemps. Comédien amateur, il décidait, en 1980, d'en faire son quotidien. Ces vingt-cinq dernières années, Denis Cacheux aura arpenté toutes les scènes de la région. La plupart du temps au nom de la compagnie
Tant Qu'à Faire qu'il avait créée et qu'il animait non sans difficultés.
Il avait multiplié les rôles au théâtre et dans de nombreuses dramatiques de télé.
Mais on le voyait tout autant dans les spectacles de rues, comme comédien et chanteur, la casquette vissée sur la tête, l'accordéon à la bretelle, entonnant les chansons de Bruant et de Théodore Botrel comme celles de la Commune. Très souvent en duo avec sa compagne, la comédienne Anne Cuvelier.
Cet accordéon, il le baladait aussi près de la place du Tertre, dans le quartier du Vieux-Monmartre à Paris, dont il avait été fait « citoyen ».
Les années de galère n'avaient pas épargné cet intermittent du spectacle mais c'était, disait-il, le prix à payer. Denis Cacheux présidait également l'association du carnaval de Wazemmes et était l'une des figures du festival Wazemmes l'accordéon.
Denis Cacheux était aussi le père de deux filles.