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nouvelles régulières du canton d'Hondschoote et sur la politique départementale en ma qualité de Vice Président

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La croissance française :ce qui nous attend et qu'on nous cache

Le fmi vient de pronostiquer lui ... 1,5 %!!!
Croissance : avis de tempête

La nouvelle révision à la baisse des perspectives de la croissance française ne peut réjouir personne. Passée de 2,2% pour 2008 à une fourchette encore indécise, mais dont la borne haute ne devrait cependant pas dépasser 1,8% si l’on en croit la rafle de prévisions qui viennent d’être publiées (OCDE, FMI, INSEE…), l’activité est donc en voie d’affaissement. Que les pouvoirs publics aient, cette fois, aussi rapidement admis l’évidence, en dit long sur l’étendue des dégâts.

Le fait que le mal soit mondial et avivé par une crise financière aussi multiforme qu’insaisissable, adoucit quelque peu nos peines hexagonales, mais doit d’abord nous inquiéter, car un organisme faible éprouve en général de lourdes difficultés dans un contexte épidémique…

L’équation devant laquelle nous nous trouvons est donc redoutable : des déficits publics colossaux qui vont s’aggraver et avec eux la charge de la dette, l’impossibilité de manier sensiblement les prélèvements fiscaux comme sociaux, sauf à ralentir encore une activité anémique et un pouvoir d’achat en berne, des promesses diverses non financées, des investissements stratégique (innovation, recherche, universités, logement social ...) qui le sont moins encore…et les regards en biais de Bruxelles à prévoir au moment où la France s’apprête à présider l’Union pour 6 mois.

Bref, il faudrait rapidement trouver pour notre économie l’équivalent du remorqueur qui a finalement désensablé le paquebot Artemis puis l’a remis à flots. En veillant cette fois à ce que le câble ne cède pas, car malheureusement, pour les sauvetages économiques et sociaux, notre soute n’est pas riche en matériel de rechange.


Ni l'hypothèse de 2,25 % inscrite au budget 2008, ni le 2 % auquel Bercy s'accrochait depuis des mois, ne sont plus d'actualité. Le FMI l'estime à 1,5%, la Commission de Bruxelles à 1,7% ; C.Lagarde a reconnu la semaine dernière que la prévision de croissance serait revue en légère baisse et H.Novelli enfonçait le clou : « Nous devons dire la réalité de la situation économique de notre pays et des difficultés financières qui s'annoncent. »

Ce coup de frein tient à deux causes : la stagnation, qu'au mieux les Etats-Unis devraient connaitre en 2008 qui fera sentir ses effets et notre commerce extérieur, avec un euro durablement installé à plus 1,50 pour un dollar, qui freinera l'activité. La flambée des prix des prix de l'alimentation et de l'énergie qui devrait pousser l'inflation autour de 3% en France et les banques qui octroieront probablement leurs prêts aux entreprises avec parcimonie.

Une prévision de 1,5% n'a rien de catastrophique, c'est d'ailleurs le rythme moyen de croissance de France sur les 10 dernières années. Mais ce rythme vient contrarier les espoirs : il ne permettra pas de créer les emplois supplémentaires pour que le chômage continue à baisser substantiellement ni pour rééquilibrer les comptes sociaux dont la couleur du solde reste rouge depuis 10 ans (11,6 milliards en 2005 ; 8,7 en 2006 ; 11,7 en 2007 et prévision de 12,7 pour 2008). Et encore, cette prévision reposait sur une hypothèse d'inflation de 1,6%. Cette croissance molle ne permettra pas de réduire le déficit public du budget 2008, (prévu à 41,7 milliards et lui aussi en rouge depuis 30 ans) et en tout cas ne permettra pas de dégager les ressources nécessaires à d'ambitieux projets. Or nous devons nous situer à l'équilibre de nos finances publiques à l'horizon 2012, ce sont du moins les engagements que nous avons pris devant nos partenaires européens et aussi ceux qui ont été pris devant les électeurs.

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