nouvelles régulières du canton d'Hondschoote et sur la politique départementale en ma qualité de Vice Président
Soldats français à Kaboul (avril 2007)
Les députés PS ont annoncé le dépôt d'une motion de censure contre le gouvernement Fillon enr raison de l'absence de vote sur cette question.
Dans la soirée, l'Elysée a indiqué que Nicolas Sarkozy ne devrait pas préciser pas lors du sommet de l'Otan qui s'ouvre mercredi à Bucarest le nombre de soldats français envoyés en Afghanistan.
La motion portera sur les renforts militaires en Afghanistan, mais aussi sur l'ensemble des problèmes économiques et sociaux.
François Fillon a annoncé mardi que la France dépêcherait "quelques centaines de soldats supplémentaires" en Afghanistan, qui ne "doit plus jamais redevenir le foyer du terrorisme".
"Les modalités de cet effort ne sont pas encore arrêtées. (...). Ces conditions seront débattues demain et le président de la République précisera, au regard de vos analyses et au vu des conclusions du sommet (de l'Otan), notre engagement", a déclaré le Premier ministre en ouverture du débat sur l'engagement militaire français en Afghanistan.
"Nos forces armées engagées en Afghanistan peuvent être amenées à s'investir davantage dans les échelons du commandement en particulier à Kaboul, dans la formation de l'armée afghane, dans les unités réparties dans les provinces d'Afghanistan", a-t-il précisé.
Un débat animé sur l'Afghanistan
La gauche opposée à l'envoi de nouvelles troupes et réclamant un vote dénonce "l'ersatz de débat" de ce mardi.
A la tribune de l'Assemblée, M. Ayrault, après avoir officiellement annoncé le dépôt d'une motion de censure pour dénoncer "l'alignement stratégique global" de la France sur les Etats-Unis, a réitéré l'opposition du PS à la décision du chef de l'Etat de renforcer les troupes françaises en Afghanistan, car "elle a peu à voir avec l'Afghanistan et beaucoup avec l'obsession atlantiste du président Sarkozy".
La gauche voit sa position confortée par un sondage BVA-Sud-Ouest, selon lequel 68% des Français désapprouvent la décision de Nicolas Sarkozy d'envoyer des renforts en Afghanistan. Seuls 15% des sondés soutiennent cette décision.
Quant à savoir si les Etats-Unis et leurs alliés "ont raison ou tort de faire la guerre en Afghanistan ", les résultats sont analogues: 65% pensent qu'ils ont tort, 17% qu'ils ont raison et 18% ne se prononcent pas.
Réclamé par tous les parlementaires, qui ont peu apprécié que le chef de l'Etat réserve l'annonce d'un renforcement des troupes aux parlementaires britanniques, ce débat a été accordé, en dernière minute, par le gouvernement qui l'a inscrit à l'ordre du jour de l'Assemblée, avant le sommet de l'Otan qui s'ouvre mercredi.
Pas de vote, contrairement à ce qui s'est passé lors de la guerre du Golfe
Dimanche, François Fillon a tenté de calmer les esprits en annonçant qu'il présenterait "lui-même" la position de la France aux parlementaires. Mais il a à nouveau refusé que le débat soit suivi d'un vote. "Il n'y a jamais eu de vote dans notre pays sur l'envoi de forces", a soutenu le Premier ministre. "Je n'ai jamais vu François Mitterrand demander l'autorisation du Parlement pour envoyer des forces", "même" lors de la guerre du Golfe où "il n'y a pas eu de vote", a-t-il insisté.
Une affirmation erronée, puisque M. Mitterrand avait fait organiser un premier débat, sans vote, en août 1990, lors de l'invasion du Koweit par l'Irak, et un second, sanctionné par un vote, le 16 janvier 1991, avant l'envoi des forces françaises.
L'opposition entend bien manifester sa totale opposition à la décision de renforcer -de quelque 1.000 hommes selon la presse- les 1.600 soldats actuellement engagés. Invitée du journal de 20 heures sur TF1, Ségolène Royal s'est déclarée "très hostile" à l'envoi de soldats supplémentaires en Afghanistan .
"Un débat sans vote n'a pas de sens", renchérit le député PS Henri Emmanuelli, qui avait interpellé le gouvernement mercredi dernier lors de la séance de questions. "Le Parlement est élu pour contrôler et décider, et pas pour organiser des causeries".
La motion de censure du Parti socialiste
"Nous avons décidé ce matin de déposer une motion de censure qui sera rédigée dans les prochaines heures et qui sera discutée dans les prochains jours en raison de ce changement complet de stratégie (en Afghanistan) et pour protester contre la politique économique et sociale du gouvernement", a annoncé Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste, radical et citoyen (SRC), lors de son point de presse hebdomadaire.
Il a également précisé que cette motion de censure sera déposée en vertu de l'article 49 alinéa 2 de la Constitution.
La motion de censure pourrait être déposée mercredi ou jeudi et examinée le mardi 8 avril, a-t-on appris dans les couloirs de l'Assemblée.
| La presse souligne les dangers du "piège afghan" |
| L'Est Républicain, sous la plume de Michel Vagner, souligne que "l'Afghanistan est un piège. Y rester, c'est s'exposer. Se retirer, c'est avouer sa défaite. Se renforcer, c'est accroître les périls." |
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