nouvelles régulières du canton d'Hondschoote et sur la politique départementale en ma qualité de Vice Président
PARIS - L'inflation a atteint 3,3% sur un an en mai en France, un niveau inégalé depuis juillet 1991, sous l'effet de la flambée des cours du pétrole et de l'alimentation qui pèse toujours un peu plus sur le pouvoir d'achat des Français.
Cette hausse "provient de nouveau principalement du renchérissement des produits pétroliers, mais aussi, de manière saisonnière, de celui des produits frais et des autres services", a précisé l'Institut national de la statistique.
L'inflation en France s'était légèrement modérée en avril, à 3,0% sur un an contre 3,2% le mois précédent.
Cette hausse s'inscrit dans un mouvement général en Europe, où l'inflation a atteint 3,6% en mai sur un an, un record depuis la création de la zone euro en 1999.
En France, "sur un an, les augmentations de prix demeurent assez spectaculaires dans l'alimentation (5,7%) et surtout dans l'énergie (15,4%). Au bout du compte, le renchérissement des cours des matières premières explique les deux tiers de l'inflation française", souligne l'économiste Nicolas Bouzou.
Le gouverneur de la Banque de France Christian Noyer a suggéré mercredi que la Banque centrale européenne (BCE) ne prévoyait pas de hausses de taux au-delà de l'été, se disant "confiant" sur le reflux de l'inflation "au second semestre et au début de l'année prochaine".
De nombreux économistes se montrent néanmoins pessimistes sur l'évolution des prix en France.
"Etant donné la poursuite des tensions et l'incertitude sur les marchés des matières premières, il est désormais difficile de dire que le pic d'inflation est passé. Au contraire, les prix pourraient encore accélérer au cours de l'année", estime ainsi Mathieu Kaiser, économiste chez BNP Paribas.
Les économistes s'inquiètent de la baisse prévisible dans les prochains mois de la consommation des ménages, principal moteur de la croissance française.
Selon l'Institut national de la statistique, le pouvoir d'achat des ménages devrait quasiment stagner au premier semestre 2008 et il pourrait même régresser pour les plus pauvres.