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PARIS, 26 juin 2008 Avec AFP) - Le volet financier de la réforme de l'audiovisuel public fait renâcler les chaînes privées, qui jugent les calculs effectués "inexacts", et les opérateurs télécoms et internet, qui jugent le projet de taxe "discriminatoire". Libération publie ainsi deux entretiens révélateurs. *Même un Pdg de chaîne privée qui devrait être content de récupérer la pub qu'on retire au service public estime la manip injuste et il le dit: ** *
"Je trouve profondément antilibéral que d'imaginer des taxes sur des opérateurs privés pour financer un groupe public qui l'est déjà par la redevance", estime Bertrand Méheut, pdg de Canal + et président de l'Association des Chaînes privées (ACP), qui défend les intérets de TF1, Canal+ et M6.
"Ensuite les calculs de la commission Copé sont inexacts, ce ne sont pas 450 millions mais 250 millions qu'il faut compenser", estime-t-il.
Selon lui, la deuxième coupure ou l'augmentation du volume de la publicité "ne sont pas des cadeaux". "Il n'y pas de raisons de nous pénaliser avec une taxe supplémentaire, c'est scandaleux!", s'insurge-t-il.
Yves Le Mouël, directeur de la Fédération française des Télécoms, qui défend les intérêts des opérateurs télécoms et internet, est sur la même longueur d'onde: "On fera tout ce qui est notre pouvoir pour que cette loi ne soit pas promulguée".
"On est très déterminés à se battre sur le plan constitutionnel et juridique", ajoute M. Le Mouël qui juge la nouvelle taxe "discriminatoire".
"C'est unique au monde: il n'y a qu'en France qu'on vient ponctionner une activité qui tire l'économie vers le haut pour en financer une autre sans rapport direct!" dit-il.