REUTERS/Alessia Pierdomenico ¦ Manifestation contre le réchauffement climatique, à Londres, le 8 décembre 2007.
«Le monde n'a rien obtenu d'autre qu'un langage fleuri qui n'empêchera pas le chaos climatique». Daniel Mittler, expert deGreenpeace International, ne cache pas sa colère. CommeGreenpeace, d’autres ONG environnementalistes et les pays du G5 (Afrique du sud, Brésil, Chine, Inde et Mexique) jugent insuffisantl’accord signé à Toyakoet demandent aux huit pays les plus industrialisés d'établir des objectifs à moyen terme de réduction des émissions polluantes.
Les pays riches fuiraient leurs responsabilités L'ONG WWFa estimé que les dirigeants du G8 avaient fui leurs responsabilités: «le G8 est responsable de 62% du dioxyde de carbone accumulé dans l'atmosphère terrestre, ce qui fait d'eux les principaux responsables des changements climatique, et la plus grande partie du problème»,écrit l’ONG.
Il «est essentiel que les pays développés montrent la voie», poursuivent les pays du G5 estiment dans un texte commun et réduisent en 2020 «leurs émissions de gaz à effet de serre (...) d'au moins 25 à 40% par rapport à leur niveau de 1990 et en 2050 de 80 à 95%» par rapport à cette même date.
Autre inquiétude pour les ONG, l'absence d'année de référence (pour mesurer la baisse), qualifiée de «troublante» par Alden Meyer, de«l'Union of concerned scientists», importante ONG scientifique américaine. Une position également partagée parl’Oxfam (Oxford Commitee for Famine Relief): «A ce rythme le monde aura grillé d'ici à 2050», a lancé son porte-parole Antonio Hill.
«La vision du G8 pour 2050 est cauchemardesque, à moins de mettre un terme immédiat à la dépendance mondiale vis-à-vis des énergies fossiles. Mais un pétrolier du Texas a empêché d'agir de façon décisive», accuse Daniel Mittler, expert deGreenpeace Internationalen désignant le président américain George Bush.
Les positions des ONG tranchent avec l’optimisme affiché par Nicolas Sarkozy qui considère que l’accord signé par le G8 est «un progrès important puisque toute le monde, notamment le Canada et les Etats-Unis, est d'accord pour considérer et adopter cet objectif (...) nous sommes passés à un niveau contraignant».
REUTERS/Alessia Pierdomenico ¦ Manifestation contre le réchauffement climatique, à Londres, le 8 décembre 2007.