nouvelles régulières du canton d'Hondschoote et sur la politique départementale en ma qualité de Vice Président
Christian Clavier, mais aussi Martin Bouygues, Jean-Marie Bigard et même Bernard Tapie : les amis du président sont souvent célèbres. Depuis un an et demi, ils déclenchent régulièrement la polémique. Leur complicité avec le chef de l'Etat les a-t-elle avantagés ou protégés ? Enquête sur un sens très poussé de l'amitié.
L'Etat, ce jour-là, avait une drôle de voix. Aucun service administratif, aucun conseiller n'avaient prévenu le président de la République. C'est Christian Clavier qui lui a téléphoné pour lui indiquer que le jardin de sa villa, à Porto-Vecchio, avait été occupé par des militants indépendantistes corses, le 30 août. "Parce qu'il n'avait pas été informé, Nicolas Sarkozy s'est senti trahi, et parce que c'était la maison de son ami, il s'est senti visé personnellement", raconte un ministre .
La suite est connue : sanction immédiate du coordinateur des forces de sécurité sur l'île et violente polémique sur le "fait du prince", qui provoque même quelques tensions parmi les conseillers élyséens. La contre-attaque se mène dans le plus pur style sarkozyste. Offensive politique du chef de l'Etat en Conseil des ministres - "Etre un ami du président n'entraîne pas le fait d'avoir moins de droits qu'un autre citoyen"- puis argumentation technique: le lendemain, le directeur général de la police nationale, Frédéric Péchenard, suivant les conseils de l'Elysée, monte au créneau sur RTL. Encore un très proche du président.