nouvelles régulières du canton d'Hondschoote et sur la politique départementale en ma qualité de Vice Président
Source: Libération du Lundi 13 octobre 2008
Les réactions divergeaient après la réunion européenne qui s'est tenue à l'Elysée.
L’UMP a qualifié dimanche soir «d’événement historique» le «plan concerté» programmé en Europe après le sommet de l’Eurogroupe à Paris. De son côté, le PS estime qqu'il a apporté des réponses «nécessaires mais pas suffisantes» face à la crise financière.
«Le plan concerté qui va être mis en place dès demain dans toute l’Europe est un événement historique (…). C’est le résultat exceptionnel du travail opiniâtre de Nicolas Sarkozy, qui n’a cessé depuis le début de réunir chaque jour les moyens d’atteindre ce résultat», a déclaré le secrétaire général de l’UMP, Patrick Devedjian en saluant «un grand succès diplomatique». «Il appartient aux Etats d’engager le rétablissement d’une confiance indispensable mise en péril aux Etats-Unis par les excès d’une dérégulation débridée», a-t-il ajouté dans un communiqué.
«La réunion qui vient de se tenir à l’Elysée marque une nouvelle fois la réactivité de la France et de l’Europe qui montrent leur volonté de rétablir au plus vite la confiance», a renchéri Frédéric Lefebvre, porte-parole de l’UMP. «L’Europe tant décriée encore dans un passé récent pour son incapacité à apporter des réponses fortes et unitaires vient de démontrer de façon éclatante qu’une page venait de se tourner avec la crise. L’Europe relève la tête! Le plan européen est une arme efficace pour le retour de la confiance», a-t-il affirmé.
François Hollande, de son côté, estimait ce matin sur France Inter que des décisions «indispensables» avaient été prises, mais les jugeait «tardives». Julien Dray, porte-parole du PS, était plus critique. Il a estimé dimanche que, si les décisions annoncées étaient «nécessaires», elles n'étaient «pas suffisantes». «La réunion du G-20 hier, comme celle de l’Eurogroupe aujourd’hui, n’ont pas apporté les éléments qui auraient permis de ramener la confiance face à l’ampleur de la crise», a indiqué le député de l’Essonne dans un communiqué.
«Aucune garantie des crédits n’a été proposée pour les entreprises ou les particuliers», a souligné Dray. «La question d’un grand plan de relance, adossé à un emprunt ou à des grands travaux, ne semble pas avoir été abordée: elle est pourtant plus que jamais d’actualité», a-t-il également déploré.
Le député (app-PCF) de Seine-Saint-Denis Jean-Pierre Brard a de son côté jugé que «l’Eurogroupe s’enlise dans la crise». «On est à mille lieues d’un impulsion déterminée pour refonder le système financier international dans le cadre d’un nouveau Bretton Woods. La réunion de l’Eurogroupe a veillé à protéger les dogmes libéraux et à consolider un système qui a failli, sans prendre de mesures contre les prédateurs, ni remettre en cause la spéculation», a-t-il regretté.
Les 15 pays de la zone euro se sont mis d’accord dimanche sur un plan, avec une garantie des prêts interbancaires et un recours possible à une recapitalisation des banques.