nouvelles régulières du canton d'Hondschoote et sur la politique départementale en ma qualité de Vice Président
Le député y dénonce "le gouffre entre les promesses de transparence et d'économies formulées par Nicolas Sarkozy et la réalité".
Ces crédits ont augmenté de 11,45% dans le budget 2009 par rapport au budget 2008 initial pour atteindre 112,33 millions d'euros, selon le document de Bercy transmis cette semaine au Parlement.
"Une hausse de 11,5%, c'est une progression très forte, 6,3 fois supérieure au budget de l'Etat. A ce rythme, en cinq ans, Nicolas Sarkozy doublera le budget de l'Elysée", a tempêté René Dosière dans son rapport.
L'examen de ces crédits à l'Assemblée est programmé le 13 novembre. L'Elysée a au contraire assuré mardi, dans un communiqué, que son budget était "exemplaire de transparence et de bonne gestion" et qu'il progressait en réalité de "2%".
Faux, répond M. Dosière, qui a dénoncé un "tour de passe-passe": "la présidence réintègre pour 2008 9,2 millions d'euros qui ne seront en fait votés que lors du collectif budgétaire, en décembre".
Des frais de déplacement en hausse de 33%
Le député de l'Aisne insiste sur la "progression énorme" de 25,2% des charges de fonctionnement (fournitures, télécommunications, frais de réception...) et note que le budget arrêté pour les frais de déplacements du chef de l'Etat est en hausse de 33% par rapport en 2008.
L'Elysée souligne pour sa part que l'estimation de ce dernier poste pour le budget 2008 a été "faite sur la base des déplacements du précédent chef de l'Etat (Jacques Chirac) en 2006, alors que ceux-ci ont triplé entre ces deux années".
De fortes dépenses de personnel
S'agissant des dépenses de personnel, qui concernent 1.031 personnes et constituent le poste principal de dépenses (70 millions d'euros), M. Dosière affirme qu'elles correspondent à celles "d'une ville de 100 à 150.000 habitants". Il note également que la rémunération des 98 contractuels de la présidence progresse de "20% après 26,8% en 2008". "Décidément, les collaborateurs du président ne connaissent pas de problème de pouvoir d'achat", ironise-t-il.
Surtout, l'élu PS s'interroge sur le nombre exact de fonctionnaires mis à disposition, dont le chiffrage résultant des réponses des ministères est "inférieur de 150 environ à celui de l'Elysée" (872): "malgré de multiples demandes, je ne sais toujours pas d'où viennent ces 150 'clandestins'".
M. Dosière s'étonne enfin que le budget soit "silencieux" sur l'acquisition, "qui serait pourtant signée" et qu'il juge "nécessaire, d'un "Airbus 330-223 auprès d'Air Caraïbes, qui est attendu chez Sabena Technics à Bordeaux pour procéder à son aménagement" en vue des déplacements présidentiels.
Un budget jugé "opaque" par René Dosière
"Jamais le budget de l'Elysée n'a été présenté d'une manière aussi opaque et inexacte alors qu'il augmente à un rythme inhabituel en période de récession. Dans ces conditions, l'Elysée doit revoir sa copie", souligne le rapport.
L'an dernier, lors de l'examen des crédits alloués à la présidence, le gouvernement avait provoqué une polémique en faisant adopter, au nom de "la transparence", un amendement de dernière minute qui multipliait par plus de deux la rémunération du chef de l'Etat, en l'alignant sur celle du Premier ministre.
La réponse de l'Elysée
L'Elysée , dont la réalité des finances est mise en cause par un rapport du député PS René Dosière, a souligné mercredi disposer au contraire, "pour la première fois", d'un budget pleinement "transparent"."Je ne comprends pas qu'on puisse parler d'opacité et de retour à je ne sais quel obscurantisme, alors que c'est la première fois que le budget est vraiment transparent", a déclaré lors d'une rencontre avec la presse Christian Frémont, le directeur de cabinet du président Nicolas Sarkozy.
"C'est la première fois que la présidence a un budget qui est transparent, lisible, sans mystère", a-t-il insisté : "Il n'y a plus de fonds secrets, plus de prélèvements sur les ministères. L'Elysée est une administration comme une autre, soumise au contrôle du Parlement, soumise pour la première fois, et par la volonté du président, au contrôle de la Cour des comptes".