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Le rapport de l'inspection générale de la Caisse d'épargne, chargée d'enquêter sur la perte de 695 millions d'euros, établit un "nombre important de défaillances du contrôle interne", révèle, mercredi 22 octobre, le site du Nouvel Observateur. Le rapport parle d'un "nombre important de défaillances de contrôle interne", d'"alertes ignorées", d'une "dérive dans la gestion" qui "n'a pas été perçue à temps", rapporte l'hebdomadaire.
Ce rapport préliminaire de treize pages, dont la version définitive doit être rendue publique dans quelques jours, établit que l'un des trois traders chargés des dérivés actions au sein de la Caisse nationale des caisses d'épargne (CNCE) a engagé à partir du 15 septembre des "montants très importants", pariant sur la hausse des marchés boursiers. Pendant près d'un mois, alors que le plongeon des Bourses mondiales aggrave la perte potentielle, la hiérarchie "ne réagit pas".
Une situation qui s'explique notamment par le fait que "le responsable du compte propre, le chef direct du trader, a négocié son départ avec la CNCE pour la fin septembre", la direction ayant décidé au printemps que cette activité serait fermée d'ici à la fin de l'année. Le directeur financier, alerté le 10 octobre, ne "bouge pas non plus". Le 13 octobre, le jeune trader remet sa démission, après avoir chiffré ses pertes à "120 millions d'euros". Entre le 15 et le 17 octobre, jour où la perte est révélée, la Caisse d'épargne se défait de ses positions.
Heureusement les petits salariés oeuvrent pour défendre la Caisse d'Epargne, la preuve en image