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nouvelles régulières du canton d'Hondschoote et sur la politique départementale en ma qualité de Vice Président

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Tsarko1er bling-bling et maintenant plan-plan!

Et toujours du vide absolu en matière de réponse aux besoins des français.

Hier soir Martine Aubry a très bien cerné le personnage qui, il y a 3 semaines crachait sur les emplois aidés, et maintenant propose comme réponse de relancer  les contrats aidés, ce n'est pas du pragmatisme mais de l'opportunisme!


Voici ci dessous l'intégralité de l'interview de martine Aubry:
Laurence FERRARI : Et puis notre invitée ce soir, c’est l’une des leaders socialistes en piste pour le poste de premier secrétaire.
Martine Aubry, bonsoir. Martine AUBRY, maire (PS) de Lille : Bonsoir.
Laurence FERRARI : Vous êtes maire de Lille. Que pensez-vous des mesures pour l’emploi annoncées aujourd’hui par Nicolas Sarkozy ?
 Martine AUBRY : Je crois que c’est vraiment une immense déception. Rien ne paraît être à la hauteur de la crise économique et sociale que nous vivons. Bien sûr, il y a la crise financière…
Laurence FERRARI : Même les contrats aidés ? Le rétablissement de 100 000 contrats aidés ?
Martine AUBRY : 100 000 contrats aidés…
 Laurence FERRARI : Que vous avez souhaité ?
 Martine AUBRY : 100 000 contrats aidés rajoutés aujourd’hui qui étaient retirés, il y a un mois, du budget. Donc on n’est vraiment pas à la hauteur d’une crise qui est d’abord la crise de la politique que Nicolas Sarkozy a mené depuis maintenant deux ans et qui nous a conduit à la récession, à la baisse du pouvoir d’achat et à l’augmentation du chômage.
Donc on aurait attendu des mesures fortes, un changement de cap, la reconnaissance que cette politique ne fonctionnait pas. Et je dois dire que les Français ne comprennent pas que 360 milliards d’euros puissent être trouvés pour les banques sans contrepartie et qu’on n’ait pas trouvé les 15 à 20 milliards d’euros pour relancer le pouvoir d’achat, le logement, l’aide aux collectivités et que le président n’ait pas eu un mot pour les licenciements à La Redoute, dans la crise de l’automobile aujourd’hui et dans ces dizaines de milliers de salariés qui aujourd’hui sont inquiets. Je dois dire que ce n’était pas un plan pour l’emploi
.

 Laurence FERRARI : On l’a vu dans un reportage, la généralisation du contrat de transition professionnelle aux bassins d’emplois les plus en difficulté, c’est une bonne chose selon vous ?
Martine AUBRY : Oui, enfin on change les mots. C’était ce qu’on appelait avant les congés de conversion. Mais nous, ce qu’on attendait, c’était d’abord des mesures pour le pouvoir d’achat : augmenter le SMIC au 1er janvier, l’inflation est là ; supprimer les exonérations de charges fiscales aux entreprises qui ne signent pas un accord salarial ; augmenter le budget du logement qui va baisser dans quelques jours. Vous-même, vous l’avez montré : le nombre de logements en France baisse. On aurait pu créer 300 000 logements sociaux, aider les PME-PMI qui aujourd’hui sont en pleine difficulté. Rien de tout cela. Uniquement l’explosion du CDD qui a été saluée par le MEDEF, plus de précarité en période de crise et le travail le dimanche, comme si on avait besoin de consommer tous les jours de la semaine. Ca ne donne pas du pouvoir d’achat de travailler plus ; ça ne donnera pas plus de consommation. Il faut d’abord de l’argent pour ceux qui en ont besoin et relancer l’économie.
Laurence FERRARI : Et comment est-ce que vous financez toutes les mesures que vous proposez : revalorisation du SMIC, augmentation des allocations familiales ? Elles font partie d’ailleurs des mesures anti-crise proposées par le Parti Socialiste.
Martine AUBRY : Oui, eh bien, tout simplement en revenant sur la loi TEPA et sur le bouclier fiscal, 15 milliards d’euros ; en supprimant une bonne partie des 70 milliards de niches fiscales qui existent aujourd’hui ; et la défiscalisation des heures supplémentaires. Nous sommes le seul pays aujourd’hui pour lequel un chef d’entreprise peut faire des heures supplémentaires. Ca lui coûte moins cher que d’embaucher. Donc on voit bien que c’est rajouter de la crise à la crise. Et moi, je me rends compte quand même que Nicolas Sarkozy, quand il veut aider les banques, eh bien, il trouve des idées ; mais quand il s’agit d’aider les salariés, les retraités, les locataires, il est très inactif.
Laurence FERRARI : A travers les banques, c’est les Français qu’il aide, évidemment.
Martine AUBRY : Oui, enfin vous savez, on n’emprunte pas quand on n’a pas d’argent et quand on n’a pas de salaire. Ca, on aura du mal à leur expliquer. Il a essayé, mais je crois qu’il n’a pas réussi.
Laurence FERRARI : Pour parler politique, est-ce que vous êtes, Martine Aubry, oui ou non, candidate au poste de premier secrétaire du Parti Socialiste ?
Martine AUBRY : Vous savez, moi, je reste toujours sur la même idée : quand on parle de soi, on ne parle pas des Français, on ne parle pas des projets. Mais j’ai toujours dit que je prendrai mes responsabilités. Chacun le sait. Laurence FERRARI : D’accord. Martine AUBRY : Moi, ce que je veux d’abord, c’est un Parti Socialiste qui redonne envie aux Français de croire en l’avenir, qui propose un autre modèle.
Laurence FERRARI : Donc le ni oui ni non, pour l’instant.
Martine AUBRY : Voilà, et nous proposons beaucoup de choses pour les salariés. Et puis un parti, voilà, qui rassemble, un parti qui rénove, un parti dont les Français se disent “Ca y est ! Il a changé”, le 20 novembre. On en a bien besoin, je crois, aujourd’hui. C’est ce qu’ils attendent.
Laurence FERRARI : Il était endormi ? Il était endormi, le Parti Socialiste ?
Martine AUBRY : Nous ne travaillions pas. Nous étions trop sur nos ambitions personnelles. Et je crois pas assez rénovés dans nos pratiques, pas assez mixte, pas assez aux couleurs de la France, pas assez ouverts sur la société. Aujourd’hui, la rue de Solférino est vide. Il faut que tous ceux qui ont envie de réfléchir à un autre système, et cette crise financière a ouvert beaucoup d’envies de réfléchir à une société qui soit plus douce, quand on pense qu’aujourd’hui les jeunes n’arrivent pas à trouver leur place dans la société, qu’on vire les plus de 50 ans des entreprises et qu’on ne parle des personnes âgées que pour dire qu’elles nous coûtent cher en matière de Sécurité sociale, on voit bien que le monde marche sur la tête. Alors il faut changer tout ça et on va changer aussi le Parti Socialiste pour que les Français retrouvent confiance en eux.

Laurence FERRARI : Merci beaucoup, Martine Aubry. Candidate donc ? Oui ou non ? Réponse après le vote des militants ?
Martine AUBRY : Je prendrais mes responsabilités…
Laurence FERRARI : Courant novembre.
Martine AUBRY : … mais l’important, c’est que le Parti Socialiste change et que les Français se rendent compte qu’on est là tous ensemble, collectivement, pour eux.

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