nouvelles régulières du canton d'Hondschoote et sur la politique départementale en ma qualité de Vice Président
Selon le rapport, 60% des familles "rencontrées" en 2007 par le Secours catholique sont monoparentales et les 50-60 ans sont de plus en plus nombreux dans ses services d'accueil: 19,5% en 2002, 24,1% en 2007.
L'enquête portant sur 90.000 des 1,4 million de personnes accueillies en 2007 montre que 18,7% occupent un emploi, contre 17,7% en 2006.
Concernant les 50-60 ans, "il s'agit de personnes qui exerçaient des professions anciennes, qui ont un niveau de formation très faible et pour lesquelles un reclassement est quasi impossible",diagnostique le président du Secours catholique, François Soulage. "Mais ce rapport a un temps de retard. On voit arriver en ce moment des jeunes. Ce sont des jeunes qui étaient en intérim ou en CDD de trois mois et que l'on voit arriver depuis le début de la crise en septembre", précise-t-il encore.
François Soulage n'est pas en mesure de donner un chiffre précis mais fait état d'une augmentation des personnes accueillies par le Secours catholique "de 10 à 15% depuis les vacances". "Aux Restaurants du Coeur, dit-il, c'est la même chose: il y a un problème évident, en ce moment, et spécialement avec les jeunes".
Les familles monoparentales très touchées
Le Secours catholique, qui a accompagné en 2007 quelque 290.000 familles, souligne que le nombre de familles monoparentales n'a cessé d'augmenter au cours des dix dernières années. En 1997, il "rencontrait" autant de familles monoparentales que de couples. En 2002, ces familles étaient 56% et, en 2007, 60%.
67% des enfants de 6 à 17 ans (accueillis par l'association) vit dans une famille monoparentale alors que les plus jeunes (moins de 3 ans) sont plus nombreux au sein des couples. Les familles monoparentales sont aussi grandement défavorisées par rapport à l'accès à l'emploi : parmi les couples dont le plus jeune enfant a moins de 3 ans, 27,5% des chefs de familles en couple ont accès à l'emploi contre 9,2% pour les familles monoparentales. Enfin, la précarité du logement touche davantage les mères jeunes et seules.
Les travailleurs pauvres également en hausse
Les personnes qui occupent un emploi mais doivent avoir recours à des associations caritatives pour vivre sont de plus en plus nombreuses en France, estime encore le Secours catholique.
Et oui il faut travailler plus pour gagner moins !
L'organisation caritative rappelle qu'au total, la population vivant en-dessous du seuil de pauvreté en France est estimée à sept millions de personnes, dont deux millions d'enfants ou adolescents.
"Même si le pourcentage de travailleurs pauvres accueillis au Secours catholique est assez minoritaire, son augmentation, même légère, signifie que de plus en plus de personnes, bien qu'ayant un emploi, ne parviennent pas à échapper à la pauvreté". Les travailleurs qui viennent demander assistance à l'organisation occupent en grande majorité des emplois précaires, notamment à temps partiel. Il y a en particulier beaucoup de femmes travaillant à temps partiel alors qu'elles souhaiteraient être occupées à temps complet.
Pour tous, le problème le plus aigu reste celui du logement: un cinquième des personnes interrogées vivent dans un logement précaire. L'augmentation des loyers excédant celle du pouvoir d'achat, le problème s'aggrave, fait remarquer le Secours catholique.
La part des étrangers dans la population accueillie (27,4%) reste stable. Parmi eux, il y a 10,8% d'étrangers sans papiers ou qui ont été déboutés d'une demande de séjour.