nouvelles régulières du canton d'Hondschoote et sur la politique départementale en ma qualité de Vice Président
Ségolène Royal a reçu le soutien des dirigeants de la fédération des Bouches du Rhône et notamment du premier fédéral, Jean-Noël Guerini. Celui-ci avait déposé une contribution avec Gérard Colomb, le maire de Lyon et bâtît un courant intitulé "La ligne claire". Il s'agissait des élus locaux qui ne souhaitaient pas une confiscation du parti au profit d'un présidentiable. Durant l'été, au moment où les contributions sont devenues des motions (voir notre article : qu'est-ce qu'une motion ?), les partisans de la ligne claire ont finalement rejoint Ségolène Royal pour éviter un éparpillement des voix.
Le 30 octobre 2008, une semaine avant le vote des militants, le Canard Enchaîné raconte que lors d'un dîner au conseil général, Jean-Noël Guerini a fixé à ses troupes un objectif de 80% des voix pour la motion Royal, à charge pour les responsables de section (chaque fédération est découpée en section) de faire passer la consigne à leurs militants.
La motion de Ségolène Royal a obtenu 73% des voix dans la fédération des Bouches du Rhône. C'est l'un des plus hauts scores de toutes les fédérations, même si c'est légèrement inférieur aux objectifs fixés par Jean-Noël Guérini. Mais malgré ce succès, 48 heures après le vote, le samedi 8 novembre 2008, un congrès fédéral express a décidé de sanctionner les sections qui n'avaient pas respecté la consigne en les faisant tout simplement disparaître.
Ainsi, selon le Canard Enchaîné, à Aix, la section Ouest qui avait voté Bertrand Delanoë a été purement et simplement supprimée, tout comme la section Est, qui avait voté majoritairement pour la motion de Martine Aubry. Ces deux sections fusionnent avec la section Centre, qui a voté Ségolène Royal. A Marseille, la section qui soutenait Delanoë a été coupée en deux. A Maussane, la section qui comprend 99 militants a été dissoute. En clair, toutes les sections dont les militants n'ont pas respecté la consigne de vote des dirigeants locaux ont été sanctionnées. La consigne est claire, les militants doivent se plier aux injonctions des premiers secrétaires fédéraux.
Combien de voix pour Martine ont été volées là ?