nouvelles régulières du canton d'Hondschoote et sur la politique départementale en ma qualité de Vice Président
Mineurs. François Fillon a contredit sa ministre.
O.M.
Elle dit une chose, il dit l’inverse. Rachida Dati se débat pour appliquer fidèlement la feuille de route - liberticide et répressive - que lui a confiée Nicolas Sarkozy. Et lui intervient dans la foulée pour la contredire et se poser en défenseur des droits de l’homme. Si l’exercice, qui dure depuis quelques semaines, n’est pas une manœuvre de l’Elysée pour préparer un départ de la ministre de la Justice, on ne comprend pas à quoi il peut rimer.
Vendredi, c’est François Fillon qui s’y est collé. Dès midi, l’information circulait que le chef du gouvernement préparait une sortie pour désavouer Rachida Dati sur ses positions à propos de l’incarcération des mineurs de 12 ans. La tirade, complètement incongrue au milieu d’une conférence de presse sur le plan de relance économique, ne s’est pas fait attendre. «Je suis totalement hostile à ce qu’on mette en prison des enfants de 12 ans», a déclaré le Premier ministre. La chancellerie a eu beau ramer derrière avec un communiqué, le camouflet est assez clair.
Mercredi, Rachida Dati avait reçu le rapport de la commission Varinard sur la délinquance des mineurs, préconisant la possibilité d’incarcérer dès l’âge de 12 ans (au lieu de 13 actuellement) en matière criminelle.
Cette sévérité accrue envers les plus jeunes, Nicolas Sarkozy n’a cessé de l’appeler de ses vœux depuis son passage au ministère de l’Intérieur, rappelant à longueur de discours que la dangerosité n’attendait point le nombre des années.
C’est donc fidèle à son mentor que Rachida Dati a reçu très positivement les conclusions du rapport Varinard allant dans ce sens.
Mais l’application loyale et dévouée de la doctrine sécuritaire sarkozyste par la ministre ne semble plus suffire à l’Elysée. Témoin, le précédent soufflet infligé dans l’affaire Vittorio de Filippis. Appliquant à la lettre les consignes de fermeté, la ministre de la Justice s’était empressée de soutenir la juge responsable de l’arrestation abusive de l’ex-patron de Libération. Suivant à son tour son objectif de désaveu, le président de la République se précipite alors pour défendre le journaliste. Dans les semaines qui précédèrent, il y a eu aussi : une réprimande en Conseil des ministres, une intervention de Dati au journal de TF1 supprimée par l’Elysée…
Il y a beaucoup de choses à reprocher à la politique pénale menée par Rachida Dati. Mais que l’instigateur et le véritable donneur d’ordre de cette politique se mette à le faire, pour des raisons qui n’ont rien à voir avec la défense des principes d’une justice démocratique, donne envie de défendre Rachida Dati…
enfin là , à mon avis, il ne faut pas exagérer !
Il faut se rappeller aussi qu'elle était l'amie de Cécilia et que celà se paye trés cher !!