| Martine Aubry a affirmé samedi devant le Conseil national du parti que "Nicolas Sarkozy maintient le cap qui nous mène dans le mur". "Nous ne sommes pas dupes, les Français non plus", a-t-elle lancé. Nicolas Sarkozy "persiste et signe: il continue à déréguler, il refuse une vraie relance, il pénalise les plus défavorisés". "Nous avons le devoir de réussir: la gravité de la situation l'exige", a lancé la maire de Lille et premier secrétaire du PS, déplorant cette crise "d'une gravité extrême". Fustigeant le "capitalisme financiarisé et globalisé", Mme Aubry a jugé que ce système livrait "ce qu'il est profondément: inhumain, injuste, prédateur". "Toute la politique du président de la République est inspirée du libéralisme financier. Nous en connaissons les résultats: récession, chômage, baisse du pouvoir d'achat, perte de confiance, mais aussi individualisme, peur des autres".
Martine Aubry a accusé le chef de l'Etat de n'avoir "tenu qu'une seule de ses promesses de campagne : la rupture (...) avec les fondements mêmes de la République" - le compromis social, la décentralisation ou les libertés publiques. "Sa politique est vide : vide de valeurs, vide de solidarités, vide de sens (...) Ce n'est même pas une société matérialiste qu'il propose, c'est une société triviale et égoïste", a-t-elle attaqué. |