nouvelles régulières du canton d'Hondschoote et sur la politique départementale en ma qualité de Vice Président
Mardi 30 décembre 2008
Nous vous proposons de nous retrouver
Devant l’Hôtel de Ville
Grand Place à Hazebrouck
Le dernier mardi de chaque mois, de 18h30 à 19h30,
Pour former
Le CERCLE DE SILENCE
Car :
Nous refusons
.
Nous refusons
que soient appliquées en notre nom, des décisions politiques qui
broient des familles, des couples, des individus,
Nous refusons
Des Cercles du Silence se déploient dans le Nord le même jour et à la même
heure à LILLE – ROUBAIX – TOURCOING - BETHUNE
Le Cercle de Silence d’Hazebrouck est composé de citoyen(ne)s et de membres
engagés individuellement au sein de diverses associations et mouvements sur
Hazebrouck et les environs. Il est ouvert à toute personne désireuse de s’associer à
cette démarche non violente de défense des droits de l’homme et plus
particulièrement de ceux des migrants sans-papiers.
IPNS – Ne pas jeter sur la voie publique
Lettre d’un enfant sans-papiers au père Noël
Cher Papa Noël,
Voici le mois de décembre et Noël se prépare dans la plupart des familles de France.
Les galeries marchandes et les rues sont illuminées de guirlandes multicolores. Je ne
voudrais pas gâcher la joie de ceux qui ont la chance de participer à cette tradition
mais laissez-moi vous dire que pour des centaines, des millions d’enfants d’Afrique,
d’Asie, d’Amérique Latine et même de la riche Europe, Noël est le moment le plus
difficile de l’année.
Pour six cents mille sans-papiers de France, Noël est réellement le moment le plus
douloureux de l’année. Toute l’année est bien sûr un réel calvaire, mais Noël l’est
encore davantage.
Rassurez-vous, je ne vous écris pas pour vous demander des jouets ou des cadeaux
comme des millions d’enfants français. Je vous demande juste de prendre un peu de
votre temps pour lire ma petite lettre d’un enfant de Sans-Papiers.
Je le sais, votre petit traîneau ne peut pas passer que dans les maisons et les
appartements. Moi, mes parents ne peuvent pas avoir de maison parce qu’ils sont
sans-papiers. Alors nous allons de foyer en foyer. C’est pour cela que je ne laisse pas
d’adresse car elle change souvent.
Dans le pays où je suis née, des centaines de milliers d’habitants meurent de faim, de
froid et de maladie. Beaucoup sont assassinés, violés, par des hommes du
gouvernement, par des terroristes ou toute sorte d’hommes en armes.
Depuis que je suis en foyer, j’ai rencontré d'autres enfants sans-papiers qui viennent
d’autres pays pauvres, de pays en guerre ou de pays où règnent des dictateurs. Chez
eux aussi, la misère et la mort menacent des générations entières d’enfants et
d’adultes. J’ai rencontré aussi des personnes qui ne sont pas mariées, qui ont les
mêmes difficultés que nous qui sommes en famille.
Comment ne pas vous dire que dans nos pays, nous mourrons (car on ne peut pas dire
vivre dans ces conditions), avec entre un et cinq dollars par jour. Attention, ce n’est
pas moi qui le dis, ce sont des personnes très importantes qui passeront d’excellentes
fêtes de Noël et de fin d’années.
La première chose que je voudrais vous demander comme cadeau c’est pourquoi :
–
D’un côté, on nous dit que nos pays sont riches de matières premières, d’énergies
et d’aliments ; d’un autre côté, les organismes internationaux disent qu’il y a
assez de nourritures pour nourrir toute la planète et même beaucoup plus.
Alors, je voudrais comprendre pourquoi nous mourrons de faim et de pauvreté.
C’est pour cela que ne vous demande pas de jouets, mais je voudrais simplement
comprendre.
–
Pourquoi à un endroit, on distribue des jouets et à un autre, nous avons
l’estomac vide ?
–
Malheureusement, nous ne pouvons pas manger des jouets parce qu’en plus ils
sont fabriqués par les enfants des pays pauvres.
Lettre d’une enfant de sans-papiers lue par elle-même au cours d’une manifestation
dans le cadre du 60
e anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de L’Homme
A Lille, le samedi 20 décembre 2008
que des hommes, des femmes, des enfants, subissent destraitements inhumains et dégradants.
que chaque jour, des personnes sans papiers soient arrêtées, misesen centres de rétention, expulsées