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Les climatologues qui se retrouvent cette semaine à Copenhague pour faire le point sur les dernières données scientifiques disponibles sur le changement climatique s'attendent à de mauvaises nouvelles, a annoncé lundi l'un des organisateurs de la conférence.
La réunion de trois jours, qui commence mardi, vise à mettre à jour les données scientifiques du rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) publié en 2007. Ce document sera présenté aux décideurs politiques qui participeront à un sommet crucial à Copenhague en décembre prochain visant à conclure un nouveau traité post-Kyoto sur les gaz à effet serre.
L'objectif de la conférence de cette semaine est de "donner la meilleure information possible aux responsables politiques", explique Katherine Richardson, une scientifique membre de l'université de Copenhague, qui organise la réunion.
Le rapport 2007 du GIEC a compilé les travaux de plus de 2.000 scientifiques, recensant les effets probables du réchauffement. De nouvelles données sont depuis apparues sur la fonte des glaces de l'Arctique et de l'Antarctique, qui menace de faire monter de manière importante le niveau des océans et d'inonder les villes côtières et des îles situées juste au-dessus du niveau de la mer.
Le rapport 2007 prédisait une hausse du niveau de la mer entre 18 et 58 centimètres d'ici la fin du siècle, un phénomène qui pourrait contraindre des millions de personnes à quitter leur foyer. Des données récentes montrent que l'élévation pourrait en fait être de 10 à 20 centimètres plus importante si la fonte des glaces polaires se poursuit au rythme actuel.
La hausse du niveau de la mer est l'un des principaux thèmes au menu de la conférence de cette semaine, mais beaucoup d'autres éléments du rapport du GIEC doivent également être mis à jour. Les dernières nouvelles sur le changement climatique ne sont pas bonnes, note Mme Richardson.
Quelque 1.600 contributions écrites provenant de près de 80 pays ont été présentées pour la conférence à laquelle assistera le président du GIEC, Rajendra Pachauri, ainsi que Nicholas Stern, auteur d'un rapport pour le gouvernement britannique sur le coût du changement climatique. Les conclusions seront publiées aux alentours du 1er juin.