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20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 13:44

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE MARYLISE LEBRANCHU 

ET DE FRANCIS LEC - 17 JUIN 2011

 

Lors d’un colloque organisé à Nice le 16 juin, le ministre de l’intérieur Guéant a évoqué le rapprochement entre police nationale et polices municipales.


Pour Marylise Lebranchu, présidente de la fédération des élus socialistes et républicains, ancienne Garde des Sceaux, « c’est avant tout un aveu d’échec des politiques de sécurité menées par la droite depuis 2002.
Après avoir diffamé les maires socialistes l’été dernier, Christian Estrosi les appelle à l’aide ! »

 

Francis Lec, délégué national Sécurité-Justice de la fédération des élus socialistes et républicains, confirme l’agacement des maires de gauche : « Entre polices municipales et nationales, le partenariat, oui, le transfert, non. La sécurité est et doit rester de la responsabilité de l’État. »

 

À cause des politiques de restriction d’effectifs de police imposés par la droite à l’État, les communes, y compris de gauche, ont déjà beaucoup compensé. Francis Lec constate : « Nombreux sont les maires qui ont demandé des renforts de Police Nationale à leur préfet sans la moindreréponse. Les maires se retrouvent souvent seuls face aux problèmes de sécurité. Pendant que la droite tient conférence, les maires de gauche agissent. »

 

Marylise Lebranchu le rappelle, « depuis 2002, la droite a réduit de 10.000 les effectifs actifs de la Police Nationale. » Pour elle, « ce n’est pas qu’une logique budgétaire. Comme pour d’autres services publics, elle organise son impuissance pour préparer le terrain pour des polices privées. »

 

Marylise Lebranchu dénonce les orientations même de la politique de sécurité de la droite : « la politique du chiffre imposée par la droite aux policiers et aux gendarmes les a détournés des objectifs des vrais enjeux de sécurité. Pour la droite, toutes leurs interventions doivent se conclure par des mises en cause, alors que la tranquillité des habitants se résume dans beaucoup de cas à de la présence et à du dialogue. Aujourd’hui, c’est souvent la police municipale qui maintient cette présence et ce dialogue. »


Sur les questions de statut des policiers municipaux, Francis Lec insiste sur la diversité des solutions retenues par les communes : « Les maires socialistes et républicains trouvent des solutions adaptées
aux questions de sécurité auxquels ils font face, qui sont très différentes selon les territoires. Ils sont très attachés à leurs personnels de Police Municipale, et ils ne veulent pas les transformer en supplétifs de la Police Nationale. »

 

Marylise Lebranchu complète : « C’est la confusion des genres et des responsabilités qui est la plus dangereuse pour la sécurité. Les Polices Municipales ont des prérogatives limitées par la loi. L’enjeu, ce n’est pas de faire faire aux policiers municipaux ce qu’ils ne sont pas censés faire ou de leur donner l’apparence de policiers nationaux. L’enjeu, c’est de régler les troubles au plus tôt, que ce soit des troubles de voisinage, de l’ivresse sur la voie publique ou des actes de délinquance. Pour cela, il faut que le préfet considère le maire comme un véritable partenaire. Et que la Police Nationale ait des effectifs suffisants pour qu’elle vienne quand on l’appelle. » Elle rappelle que le projet socialiste pour 2012 prévoit la création de 10.000 policiers et gendarmes supplémentaires.

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17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 12:10

Il y a 4 jours le ministre de l'industrie (UMP) a osé déclarer :

Ce qui se passe à la centre de Fukushima est "un accident grave, pas une catastrophe nucléaire" selon Eric Besson, le traitre 

"A ce stade, et selon les informations dont on dispose, (...) ca n'a rien à voir avec Tchernobyl", a indiqué le ministre de l'Industrie et de l'Energie à l'issue d'une réunion de la filière nucléaire sur la situation au Japon. Il faut faire attention "à ne pas sonner un tocsin qui n'existe pas à l'heure où l'on parle", a-t-il encore souligné.

 

 

un ministre de l'industrie qui affirme sans éléments probants de tels  propos alors que la réalité hélas prouve tout à fait le contraire,cela ne relève pas de la désinformation mais de l'incompétence manifeste.

 

 

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27 juillet 2010 2 27 /07 /juillet /2010 10:49

Le combat semble inégal sur le tapis mais au niveau des joutes verbales, rama Yade a su mettre David Douillet à terre!

 

David Douillet mériterait «la ceinture noire du ridicule». C’est Rama Yade qui le dit. Le député UMP et champion olympique de judo avait jugé fin juin que la ministre des Sports, Roselyne Bachelot, et sa secrétaire d’Etat, Rama Yade, avaient eu «des réactions trop passionnelles» et avaient «parfois manqué de recul» lors de la débâcle de l’équipe de France à la Coupe du monde de football en Afrique du Sud. Et, jeudi, le judoka préféré du président de la République a enfoncé le clou dans une interview à Var-Matin, expliquant qu’il accepterait volontiers de devenir ministre des Sports «si Nicolas Sarkozy le proposait». «On n’a pas à s’autoproclamer, ou à demander, ou à faire de la mendicité politique», a répliqué Rama Yade hier au micro d’Europe 1. «On fait son boulot, sereinement. Moi, je ne me préoccupe pas des ego et des états d’âme des uns et des autres.» David Douillet s’est défendu d’avoir voulu prendre la place de sa petite camarade, assurant que ses propos avaient été déformés et qu’il n’était pas «candidat à un poste en particulier.

 

Lire l'article complet sur Libération:

 

http://www.liberation.fr/politiques/0101649028-rama-yade-gagne-par-ippon-contre-david-douillet

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6 juillet 2010 2 06 /07 /juillet /2010 22:52

Entendu sur France Infos, une excellente interview de

 

Eva Joly : "nous sommes dans une crise institutionnelle":

Ancienne magistrate, la députée d’Europe Ecologie revient sur les rumeurs de financement occulte de parti politique soulevées par l’affaire Woerth et les questions de conflit d’intérêts.

Dans cette affaire, Eva Joly est -à son corps défendant- directement impliquée : l’épouse d’Eric Woerth, qui travaillait pour la société gérant une partie des actifs de Liliane Bettencourt, a porté plainte pour diffamation contre Arnaud Montebourg et contre Eva Joly.
La députée d’Europe Ecologie avait repris des propos d’Arnaud Montebourg sur un présumé conflit d’intérêts entre les fonctions de Mme Woerth comme gérante de la fortune de la milliardaire Liliane Bettencourt et celles de son mari, ex-ministre du Budget.

 

 

 

 

 

http://www.france-info.com/chroniques-l-invite-de-18h15-2010-07-06-eva-joly-nous-sommes-dans-une-crise-institutionnelle-462829-81-192.html#

 

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23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 10:51

M. Woerth est au coeur d'une affaire qui relève manifestement du conflit d'intérêt" et "cela justifie qu'il clarifie exactement le rôle qu'il a joué dans cette affaire". Par la voix de son porte-parole Benoît Hamon, le Parti socialiste a demandé lundi au ministre du Travail de préciser son rôle dans l'affaire Bettencourt.

 

Au regard des soupçons qui pèsent (...), nous demandons à M. Woerth de s'expliquer sans délai et sans détour". "Traiter cela d'un revers de la main relève de l'impunité, de l'arrogance la plus insupportable", a ajouté M. Hamon, pour qui "il n'y a pas de complot" contre l'ex-ministre du Budget ni de "conspiration pour le déstabiliser". Selon le PS, le débat ne doit pas se concentrer sur une demande de démission du ministre, allusion aux propos du député Arnaud Montebourg, mais "sur le coeur de cette affaire et son contenu". Des enregistrements pirates révélés la semaine dernière par la presse suggèrent de possibles fraudes fiscales dans la gestion de la fortune de Liliane Bettencourt, l'héritière milliardaire de L'Oréal, une activité assurée par une société employant depuis 2007 Florence Woerth, la femme du ministre.
 
Quel chèque à quel candidat ?

 
Pour le PS, le ministre doit "répondre" à plusieurs questions: "n'y a-t-il pas --comme le bon sens le commande-- un conflit d'intérêt entre la mission de son épouse et le rôle qui était le sien en tant que ministre du Budget et trésorier de l'UMP?".A-t-il eu, d'une manière ou d'une autre, une rencontre avec les conseillers de Mme Bettencourt et partagé avec eux des informations?".
"Eric Woerth ou son successeur à Bercy, François Baroin, "peuvent-ils confirmer que Mme Bettencourt est propriétaire" d'une île aux Seychelles et "la cellule Tracfin (de Bercy) a-t-elle été saisie de transactions financières suspectes" des comptes en Suisse de la milliardaire vers Singapour ou autres paradis fiscaux, demande encore le Parti socialiste. Le PS veut aussi connaître "le montant exact des chèques" versés par Mme Bettencourt à l'UMP: "à quels candidats, à quelles dates et à l'occasion de quelles campagnes?".
 
Pour Benoît Hamon, il ne s'agit pas de contester leur légalité, mais de connaître "les motivations de ces dons, au coeur d'une affaire de conflit d'intérêt". Ces questions, le PS les pose également "au gouvernement et au président de la République". Les enregistrements pirates suggèrent également une immixtion de l'Elysée dans la procédure judiciaire en cours opposant la fille de
Liliane Bettencourt au photographe François-Marie Banier, accusé d'avoir profité de l'affaiblissement de l'octogénaire pour obtenir près d'un milliard d'euros de dons.

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25 janvier 2010 1 25 /01 /janvier /2010 00:32
Il faut se bouger, créer des emplois verts, réduire le déficit public, stopper presque complètement l’immigration économique, réformer nos universités et mettre fin aux coûteuses filières inutiles. Et une trajectoire de croissance de 1,4 % ne se traduira que par un retour très lent à ce niveau d’activité. Surtout, le taux de chômage va rester au niveau très élevé où il est, et ne va pas amorcer de décrue. Donc, dans ce sens, penser que la reprise signifierait la fin de la crise, c’est se tromper complètement.”

“La France a probablement quelques avantages institutionnels, comme un système de protection sociale qui couvre mieux que dans d’autre pays. Mais pour que cela continue, il va falloir prendre un certain nombre de décisions. Par exemple, décider ou non de prolonger les allocations-chômage au-delà de la période maximale de vingt-trois mois, pour éviter qu’à la fin de l’année 2010 on se retrouve avec une immense masse de chômeurs en fin de droits qui, par leur perte de revenu, pourraient provoquer un nouveau ralentissement de l’économie.”

Parce qu’il croit que les chômeurs dont la fin des droits s’approche, consomment “normalement” tant qu’ils sont indemnisés ? Ils comptent chaque sous, ils mangent et paient le loyer… On peut les interviewer. Attention, le reste de son analyse est très pertinente.

  • Nicolas : Selon vous, combien faudra-t-il de temps pour que cette reprise ait un impact sur les chiffres du chômage ?

Xavier Timbeau : Là aussi, il est difficile de donner une réponse très précise. Ce qu’on sait de l’observation dans le passé et dans les autres pays de crises d’ampleur comparable, c’est qu’il faut, pour revenir à un taux de chômage bas, des durées de l’ordre de quatre à six ans.

C’est en moyenne le cas dans de nombreux pays qui connaissent des crises bancaires ou des crises de change. Ce n’est pas directement le cas français dans la actuelle, mais cela donne un ordre de grandeur de ce qui peut se passer en termes de chômage. Pour la France, un taux de chômage plus élevé pendant au moins cinq ans paraît aujourd’hui l’estimation la plus optimiste.

“La France devrait connaître un chômage élevé pendant au moins cinq ans”

PS On comprend mieux pourquoi les prix du m² “s’envolent” et pour quoi ils “vont” augmenter de x % en 2010 ! Cet article du monde, c’est une analyse réaliste à contre courant de beaucoup de déclarations officielles “rassurantes”, sauf ce cri du coeur de Christine Lagarde, qu’elle n’a pas pas reproduit : Economie : Lagarde craint des “troubles sociaux”

Hausse continue du chômage en France

20 millions de personnes ont perdu leur emploi depuis un an

 


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25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 14:22
Et ce ne sont pas que les maires de gauche!

en effet, les maires de droite ont eux aussi approuvé la résolution finale du Congrès des Maires de France affirmant que les réformes de la fiscalité et de l'organisation territoriale "ne sont pas acceptables, en l'état actuel des textes présentés au Parlement".
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28 octobre 2009 3 28 /10 /octobre /2009 19:28

tzarko 1er veut supprimer les départements  afin de faire des économies et, dans le meme temps, augmente le budget de l' élysée de  18%  en un an !!
il fustige les doublons de fonctionnaires entre les départements et les régions, mais en fait ceux sont  dans les communes (  + 47 % ) et les intercommunalités  ( + 147 % ! ) que les plus fortes hausses d'effectif ont été constatées !!!

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8 octobre 2009 4 08 /10 /octobre /2009 10:46
Et oui après les producteurs de lait ce sont les éleveurs bovins qui sont en colère !

Bruno Le Maire hué et empêché d'entrer au Sommet de l'élevage

 

NOUVELOBS.COM | 07.10.2009 | 18:32

Le ministre de l'Agriculture a été accueilli par quelque 500 éleveurs aux cris de "paysans en colère, dehors".

 

Alors qu'il devrait assister mercredi 7 octobre au Sommet de l'élevage à Clermont-Ferrand, le ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire, a été accueilli par quelque 500 agriculteurs aux cris de "paysans en colère, dehors", et contraint de quitter les lieux. Son entourage a confirmé que le ministre, qui devait visiter les stands et discuter avec les éleveurs, a annulé cette partie du déplacement. Par contre, le discours prévu à 16h a été maintenu.

Bousculade


Les manifestants, répondant à l'appel de la Fédération nationale bovine (affiliée à la FNSEA), étaient vêtus de tee-shirts de couleur rouge sur lesquels on pouvait lire : "Producteurs de viande bovine en colère" et "SOS revenus". A l'entrée du Sommet, une grosse bousculade s'est produite durant laquelle des agriculteurs ont lancé des morceaux de viande sur les CRS qui escortaient Bruno Le Maire.
75.000 visiteurs sont attendus jusqu'à vendredi à la 18ème édition du Sommet, qui accueille 1.100 exposants spécialisés dans la production de viande.
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7 octobre 2009 3 07 /10 /octobre /2009 10:07

Philippe ADNOT

Sénateur

Président du Conseil général de l’Aube

Paris le 1

er octobre 2009

Cher(e) Collègue,

Sénateur, président non-inscrit du Conseil général de l’Aube depuis 1990, membre de la majorité

présidentielle, j’ai tenu, lors du dernier Congrès annuel de l’Assemblée des Départements de France, à

exprimer mon désaccord avec le projet de loi sur la réforme territoriale et avec la décision de suppression

de la taxe professionnelle.


Il est parfaitement normal de faire évoluer les lois et règlements. Pour autant, le titre de « réforme » ne

vaut pas label de qualité et je souhaite, à cet égard, vous faire part de mon analyse critique et des

suggestions alternatives possibles.

I. La réforme de la taxe professionnelle

Chacun connaît les travers de cette taxe, qui au gré des changements, est devenue portion congrue car

elle est, à 50% minimum, bloquée par le plafond de valeur ajoutée.

L’impôt économique est, cependant, juste et nécessaire. Pour fonctionner, les entreprises ont besoin de

nos investissements (routes, zones d’activité, équipements collectifs, etc.).

Ce qui pourrait être remis en cause, dans le mécanisme actuel, c’est le calcul des bases (qui ne prend

pas en compte les amortissements) et donc le ciblage centré, presque exclusivement, sur des entreprises

manufacturières et industrielles, alors que des activités de service à forte valeur ajoutée échappent à

l’impôt.

On aurait parfaitement pu réformer la TP sans la supprimer. Ce n’est pas le choix qui a été fait, dont acte.

Je le regrette car le Gouvernement profite de cette occasion pour réduire l’autonomie fiscale des

collectivités locales et particulièrement celle des départements. La capacité de faire évoluer l’impôt local

en base et en taux est essentielle pour les collectivités locales et indissociable du concept même de

décentralisation.

On aurait pu explorer d’autres pistes :

1/ faire en sorte que la nouvelle cotisation économique territoriale compense pleinement la taxe

professionnelle (cette dernière, en effet, n’a jamais été la cause du manque de compétitivité des

entreprises ou de leur délocalisation, c’est le coût du travail par le biais des charges sociales qui reste en

cause).

2/ dans le cadre du Grenelle de l’environnement, on aurait pu rétablir la vignette automobile

via

une taxe modeste (de 20€ en moyenne par véhicule), qu’il aurait été facile de légitimer, les voitures

ayant, par définition, besoin de routes : avec 40 millions de véhicules, ce sont ainsi près de 800 millions

d’€ qui auraient pu être collectés.

3/ toutes les activités économiques se doivent de participer au financement collectif (l’agriculture

aussi). Le rétablissement de la taxe sur le Foncier Non Bâti, à faible taux, serait juste, en partant de la

valeur locative réelle.

4/ pour limiter les excès, à la hausse comme à la baisse, il est possible d’encadrer les taux à plus

ou moins 20% par rapport au taux pivot. Il serait possible, dans ce cas, de diminuer les dotations que

reçoivent ceux qui ne s’imposent pas. Cela donnerait de la marge pour la péréquation. Ceci pourrait être

valable pour tous les impôts des collectivités locales.

II. La clause de compétence générale

Cette clause est la seule solution pour appliquer des politiques différentes dans des territoires qui

ont des problématiques différentes.

 

III. L’élu territorial

Il y a trop d’élus, cela coûte trop cher ! Voilà les attendus qui justifient la réforme.

- franchement, diminuer de moins de 1% le nombre d’élus au détriment du seul département

restera anecdotique.

- diminuer d’un tiers le nombre de conseillers généraux, et, ce faisant,

augmenter de 50% la

charge de travail par conseiller général et rendre difficile la présence de ses membres au sein des

conseils d’administration des collèges, des maisons de retraite, des MDPH, etc. me semble

inapproprié.

D’autant plus que, dans le même temps, notre Conseil régional par exemple, passerait de

50 élus à une centaine. Il n’y aura donc aucune économie, mais, au contraire, une explosion de

dépenses.

Certains élus pensent s’en tirer mieux que d’autres et se réjouissent peut-être déjà à l’idée d’occuper les

deux fonctions, régionale et départementale. Qu’ils se détrompent, voici par exemple, la situation dans

mon département.

L’Aube compte 300 000 habitants.

- Ses 33 conseillers généraux seraient ramenés à 19 ou 21. Exit 12 ou 14 conseillers généraux,

auxquels il faudra ajouter la part réservée pour la proportionnelle (4 à 6).

- il en resterait donc 13 à 15, qui, naturellement, se trouveraient face aux 11 conseillers régionaux

actuels qui n’auront aucune raison de ne pas vouloir le rester. Alors combien d’anciens conseillers

généraux ?

Qu’ont donc fait les conseillers généraux pour mériter une telle punition ? C’est pourtant leur assemblée

qui a reçu les plus grands transferts dans le cadre de la décentralisation.

Nous sommes en train d’intégrer les routes nationales, l’équipement, bientôt les parcs, les handicapés,

les tutelles, le RSA, les TOS. Le nombre d’agents a doublé, nous sommes parties prenantes du plan de

relance de l’économie…Que feront les conseillers régionaux qui vont se retrouver dans des assemblées

pléthoriques avec peu de missions ? Etait-ce utile de doubler leur nombre et de doubler tous les

hémicycles ?...

Chacun sait où se trouve le trop plein d’élus, s’il existe. Certains exécutifs d’intercommunalité peuvent

compter jusqu’à 100 élus pour des populations assez faibles. Alors pourquoi s’acharner sur les

assemblées départementales ?

 

Il aurait été plus simple de proposer une diminution de 10% des effectifs d’élus, par exemple, pour

la totalité des assemblées et des exécutifs, ce qui, au lieu des 3000 conseillers généraux visés,

représenterait une baisse de 50 000 élus sans aucun dommage.

Si on avait voulu mieux imbriquer les fonctions des conseillers généraux et des conseillers régionaux (ce

qui pour moi est discutable, dans la mesure où, nous n’avons que 6% d’actions en commun), il aurait été

très simple de garder le système actuel des Régions et d’y adjoindre 15% des conseillers généraux

désignés à la proportionnelle.

Voilà, Cher(e) Collègue, les raisons qui m’ont conduit à intervenir lors du Congrès de l’ADF.

Je ne

voulais pas laisser à penser que cette réforme n’était qu’un duel droite/gauche

. Je considère la

situation grave, car c’est l’avenir des Départements qui est en cause et notre capacité à développer nos

territoires. Derrière cet ensemble, pointe le nez de tous ceux qui n’ont jamais admis l’autonomie de

gestion des collectivités locales, de tous ceux qui rêvent de remplacer la centralisation parisienne par une

centralisation régionale et de tous ceux qui voudront transformer les Conseils généraux en exécutants de

politiques décidées ailleurs.

Je considère qu’il est possible de réagir avant l’examen de ce texte par le Sénat. Il vous appartient de

prendre la mesure de ce qui se passe et d’agir auprès de vos parlementaires.

Pour faciliter nos échanges, je vous invite à me répondre soit par lettre, soit par courriel. N’hésitez pas à

me faire connaître votre opinion en écrivant à l’une ou l’autre des adresses suivantes :

Conseil général : 2 rue Pierre Labonde BP 394 10026 TROYES CEDEX

ou

Sénat : Palais du Luxembourg 15 rue de Vaugirard 75291 PARIS CEDEX 06

ou par mail :

 

philippe.adnot@cg10.fr ou p.adnot@senat.fr

Ensemble, nous pouvons encore faire changer ce texte.

Amicalement.

Philippe ADNOT

Nous connaissons tous des exemples originaux qui prouvent le

bien fondé de la décentralisation et la capacité d’initiative de nos départements.

En réduisant notre périmètre d’action, c’est par exemple, tout le travail en direction de l’innovation, de la

recherche pour favoriser le développement des entreprises qui est mis en cause, ainsi que nos politiques

d’appui en direction des communes et donc, notre action de solidarité.

Bien entendu, le Gouvernement se réserve la possibilité de nous demander de cofinancer des actions

qui, à présent, relèvent de sa seule compétence. Il aurait été plus sensé de faire référence à l’obligation

de respecter le principe de subsidiarité.

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