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3 janvier 2009 6 03 /01 /janvier /2009 11:30
HÔPITAUX : LA REALITE
«On a des lits en moins et il y a des enfants plein les couloirs»

Hôpital . A Robert-Debré, débordement chronique aux urgences pédiatriques.

Source : Libération

http://www.liberation.fr/societe/0101308946-on-a-des-lits-en-moins-et-il-y-a-des-enfants-plein-les-couloirs

 

Pour arriver aux urgences pédiatriques de l’hôpital Robert-Debré dans le XIXe arrondissement de Paris, il faut traverser de larges couloirs. Longer des baies vitrées. Des guirlandes de saison décorent les locaux, très modernes. Point jaune, niveau - 3. On y est. A l’accueil, des jeunes femmes en blouse blanche plaisantent. Derrière son comptoir, l’une demande de l’aide. «Attends, ça va, c’est calme», rétorque sa collègue en lui prenant une pile de dossiers.

«Il y a du verglas, alors les gens ne viennent pas», expliquent plusieurs soignants. «Les soirs de match, on a aussi beaucoup moins de monde», sourit le professeur Jean-Christophe Mercier, qui dirige les urgences pédiatriques. Cet hiver est particulièrement difficile pour les urgences du plus grand hôpital pédiatrique de France. Les vacances de Noël, pis encore. De nombreux médecins de l’hôpital sont en vacances. Les généralistes et les pédiatres des environs aussi. Les épidémies explosent.

Refus. «Il y a un an, nous avons atteint un pic historique à 294 passages par jour. Aujourd’hui, on reçoit environ 300 enfants par jour. Vendredi dernier, on en a reçu 319. Toutes les deux minutes, un gamin arrivait. Comment peut-on gérer ça ?» s’interroge Jean-Christophe Mercier. Manque de soignants ? «Le ministère a refusé de définir des normes de personnel dans les services d’urgences, alors qu’il y en a en réanimation et en traumatologie», déplore Jean-Chrisophe Mercier.

Cause de cet engorgement : les consultations simples. En clair, les maladies bénignes, qui peuvent être traitées par les médecins de ville. Leur absence est souvent invoquée. «Les pédiatres sont moins nombreux dans le Nord-Est de Paris, explique le professeur. Ils préfèrent s’installer dans des secteurs où les gens payent. Ici, les gens repartent avec une ordonnance sans avoir rien déboursé.» A Robert-Debré, les enfants passent d’abord par des boxes, où les premiers examens sont réalisés. Ils sont «triés» selon la gravité de leur cas.

Devant les patients, une infirmière dissimule son ras-le-bol. «J’en ai marre, lâche-t-elle une fois seule. J’ai trois enfants. Je rentre toujours hyperfatiguée. Avant, on avait des grosses journées les week-ends. Maintenant, c’est toute la semaine. On passe la journée à courir dans tous les sens. On est moins disponible pour les gens. On va plus vite. Quand il y a beaucoup de monde, on passe la tête et on jette un œil à la file, pour vérifier qu’un bébé n’est pas en train de s’étouffer dans son maxi-cosy Avec ses collègues, elles ont beaucoup parlé de l’erreur commise par l’infirmière de Saint-Vincent de Paul, qui a coûté la vie à un enfant de 3 ans. «Ça peut toutes nous arriver. Le problème, ce sont les habitudes : on fait toujours le même geste pour prendre le même flacon. Les ampoules se ressemblent toutes. Moi, quand je prends un paquet de compresses, je ne vérifie pas la date de péremption. Pour les flacons, c’est pareil. Alors qu’on a l’obligation de lire», explique l’infirmière.

Passé un premier examen, il faut attendre le médecin. Entre une et six heures. Les enfants regardent Télétoon sur des écrans plats. La plupart des familles reçues sont d’origine étrangère. « 39 % de nos patients viennent de Seine-Saint-Denis, signale Jean-Christophe Mercier. On a beaucoup de sans-papiers. La moitié des coordonnées qu’on nous laisse sont fausses. L’autre jour, une mère est venue pour son enfant qui avait la grippe. Enceinte, elle a fait un malaise. Elle vivait dans un squat à Drancy. Elle a voulu voir l’assistante sociale, qui est là de 8 heures à 20 heures, pour qu’on lui trouve un logement», raconte la femme médecin.

Démissions. Dans la salle de consultation, elle donne ses recommandations en tentant de couvrir les hurlements du bébé qui souffre d’une gastro. Son médecin généraliste habituel n’était pas là. «Aujourd’hui, j’ai eu 24 consultations, indique la médecin à 18 heures. Seulement un ou deux gamins avaient réellement besoin de venir aux urgences.»

La médecin dit au revoir. Se ravise. «Oh là, je ne vous ai pas fait l’ordonnance, je vais trop vite!» rit-elle. «On manque de moyens , souffle-t-elle. Les infirmières démissionnent les unes après les autres. Celles qui restent sont épuisées. Cet hiver, on a une trentaine de lits de moins que l’hiver dernier. Il y a des enfants plein les couloirs. Un jour, ma supérieure a appelé un hôpital à Orléans pour trouver une place. J’accepte encore de travailler pour 10 euros de l’heure. Mais je vais me lasser. On a plus de vie personnelle. Ici, il y a un taux de divorces inimaginable.»

Grenelle. Il y a quelques jours, Roselyne Bachelot est venue dans le service de Jean-Christophe Mercier. Il a demandé un Grenelle des urgences. La ministre n’a pas eu le temps de regarder son diaporama sur l’état alarmant du service. Son directeur de cabinet est parti avec. A 19 h 30 une dizaine de familles patientent, bébés dans les bras. Une dame arrive, l’air inquiet. Elle se dirige vers l’accueil. Elle voudrait la monnaie sur 10 euros.

 

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3 janvier 2009 6 03 /01 /janvier /2009 11:23
Merci Marc P
 Estrosi (UMP) lit mon blog ! Et puis ce que disent les magistrats, je l'ai écrit il y a pluiseurs jour dans l'article : prime à la casse , je vais pouvoir me reconvertir !
 
Source :
 

 

 

·  Sanctionner les incendiaires par une interdiction de passer le permis peut-il avoir un effet dissuasif ? La mesure est-elle même applicable ? Des magistrats en doutent.

·  "On stigmatise les mineurs alors que rien ne dit que les incendiaires sont obligatoirement mineurs", souligne ainsi Christophe Régnard, président de l'Union syndicale des magistrats.

 

 

Empêcher les incendiaires de voitures de passer le permis de conduire avant que leurs victimes aient été remboursées : la proposition, faite par Nicolas Sarkozy après une nuit de la Saint-Sylvestre marquée par une nette progression du nombre de véhicules brûlés, suscite le scepticisme chez de nombreux magistrats. Elle suppose tout d'abord de retrouver les fautifs, alors que nombre d'incendies de voitures ne sont pas élucidés. Elle semble aussi viser en priorité les mineurs, donc susceptibles de passer le permis, et évacue la question des majeurs déjà pourvus du fameux carton rose.

Christophe Régnard, président de l'Union syndicale des magistrats, juge sans détour cette proposition comme "le type même d'annonce qui fait plaisir à l'opinion publique et qui est d'une inefficacité totale. Quand on est capable de violer la loi au point de brûler une voiture, je pense qu'on la violera aussi en conduisant sans permis". En outre, "on stigmatise les mineurs alors que rien ne dit que les incendiaires sont obligatoirement mineurs". Il met enfin en avant "des difficultés pratiques de mise en oeuvre" car "cela implique une interconnexion du casier judiciaire avec le fichier des permis de conduire. Il faudra voir ce que la Cnil (Commission nationale de l'informatique et des libertés) aura à dire là-dessus".

"On ajoute des textes aux textes"

Jean-Louis Borie, le président du Syndicat des avocats de France, évoque pour sa part "des gesticulations médiatiques" et "une politique d'esbrouffe permanente". Et pour Matthieu Bonduelle, juge d'instruction à Bobigny et secrétaire général du Syndicat de la magistrature, l'arsenal existant est "largement suffisant pour réprimer ce type d'infractions. On ajoute des textes aux textes avec des dispositifs qui sont généralement inapplicables".

Quant au "dispositif d'information des victimes" d'incendies de voitures, demandé par le chef de l'Etat lors du même discours, il est jugé lui aussi plutôt sévèrement. L'information doit porter notamment sur la loi du 1er juillet 2008, entrée en vigueur au 1er octobre et qui facilite, sous condition de ressources, l'indemnisation des victimes dont le dommage ne serait pas assuré. Christophe Régnard critique à ce sujet "une politique du coup permanent", rappelant que cette loi avait été "inventée" par Nicolas Sarkozy "l'an dernier à la même époque". Plus de 1100 véhicules ayant été incendiés au cours de la nuit de la Saint-Sylvestre, contre 878 il y a un an, "on constate cette année qu'il y a 300 voitures de plus qui ont brûlé et on nous invente un nouveau dispositif".

Christian Estrosi a une autre proposition pour lutter contre ces incendies rituels de voitures. Il ne s'agit pas là de sanctions supplémentaires ou d'une politique de dissuasion, mais tout simplement... de procéder à l'enlèvement des véhicules abandonnés et des épaves : "toutes les statistiques de police démontrent que c'est prioritairement à ce type de véhicules que les délinquants s'attaquent". Le député-maire de Nice a ainsi annoncé vendredi qu'il avait fait enlever 140 véhicules qui se trouvaient dans ce cas pendant le mois de décembre dans sa ville. Et selon lui, "cela a permis de ne pas avoir davantage de véhicules incendiés cette année pendant la nuit de la Saint-Sylvestre". Avec 18 incendies de voitures durant cette nuit, contre 16 l'an dernier, Nice a selon lui un chiffre pour 2008 inférieur de 30% à la moyenne nationale.

 

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3 janvier 2009 6 03 /01 /janvier /2009 00:51
DSK espère d'autres mesures de relance face à la crise
DSK espère d'autres mesures de relance face à la crise (© REUTERS2008)

© REUTERS2008

LONDRES (Reuters) - Le FMI devra revoir encore à la baisse ses prévisions pour 2009 si les Etats ne prennent pas de mesures de relance suffisantes, a prévenu son directeur Dominique Strauss-Kahn sur les ondes de la BBC.

L'ancien ministre français de l'Economie a déclaré que 2009 s'annonçait comme "une année vraiment mauvaise", ce que pourraient refléter les prochaines prévisions du Fonds monétaire international attendues en janvier.

"Je suis spécialement préoccupé par le fait que nos prévisions, déjà très sombres (...) seront encore plus sombres s'il n'y a pas assez de mesures d'incitation budgétaire", a-t-il déclaré.

Le FMI a appelé à une hausse des dépenses budgétaires et à des réductions fiscales temporaires de l'ordre de 120.000 milliards de dollars, ou 2% du PIB mondial, pour pallier la chute de la demande consécutive au resserrement du crédit.

Selon Dominique Strauss-Kahn, l'augmentation de la dette publique est "inquiétante" mais le risque de récession nécessite une action forte.

"La question des troubles sociaux a été mise en relief par les journalistes, ce que je peux comprendre, mais ce n'est qu'une partie du problème", a encore déclaré le directeur général du FMI. "Le problème est que l'ensemble de la société va souffrir."

David Milliken, version française Jean-Stéphane Brosse

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31 décembre 2008 3 31 /12 /décembre /2008 16:16
Pas de nouvelles mesures envisagées face à la hausse du chômage

Par Reuters, publié le 31/12/2008 à 14:14

PARIS - Le gouvernement n'envisage pas de mesures supplémentaires pour faire face à l'aggravation du chômage et compte sur la formation professionnelle et les prestations sociales pour en atténuer les effets, ont déclaré Patrick Devedjian et Laurent Wauquiez.

 

HAUSSE DU CHÔMAGE EN NOVEMBRE

Après le bond de 3,2% du nombre de demandeurs d'emploi à temps plein en novembre, à 2.068.500, le Parti socialiste a réclamé un nouveau plan de relance, ce qu'exclut le ministre chargé du pilotage des mesures annoncées début décembre, Patrick Devedjian.

"Quand vous n'avez même pas mis en oeuvre le premier, se poser la question de savoir s'il en faut un deuxième, c'est de la malice", a-t-il dit à la presse après un entretien avec le Premier ministre, François Fillon.

Les députés engageront le 7 janvier l'examen de deux textes reprenant les principales dispositions du plan de relance estimé à 26 milliards d'euros et dont le gouvernement espère qu'il permettra de créer de 80.000 à 150.000 emplois.

Le plan ne pourra toutefois pas empêcher la dégradation de l'emploi dans certains secteurs, a prévenu Patrick Devedjian.

"C'est au mois de mars que nous allons souffrir", a-t-il pronostiqué.

Selon l'Insee, le taux de chômage en France métropolitaine pourrait atteindre 8,0% au deuxième trimestre 2009 contre 7,2% un an plus tôt.

Après avoir été lui aussi reçu par le Premier ministre, le secrétaire d'Etat à l'Emploi, Laurent Wauquiez, a estimé que les victimes de la crise auraient "besoin du soutien de la formation professionnelle, d'une assurance chômage qui pourra correctement les prendre en charge".

"Tout ce qui nous permettra d'aider les gens, de les sortir de cette période difficile, on le fera", a-t-il ajouté.

"DE L'EAU SUR LE SABLE"

Le porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre a accusé les socialistes de proposer des "vieilles recettes qui n'ont jamais marché et ont même ruiné la France".

"Augmenter le pouvoir d'achat avec de l'argent public, c'est verser de l'eau sur le sable !", écrit-il mercredi dans un communiqué en réponse à la demande du PS d'augmenter le salaire minimum, les retraites et les minimas sociaux.

Pour atténuer les effets de la crise sur la population, le gouvernement compte sur les négociations entre les partenaires sociaux sur la formation professionnelle, qui pourrait bénéficier aux chômeurs, et sur les nouvelles règles de l'assurance chômage qui pourraient permettre d'indemniser un plus grand nombre de demandeurs d'emploi.

Syndicats et organisations patronales se sont déjà accordés sur la création d'un fonds de formation pour les chômeurs et les salariés les moins qualifiés, mais ils doivent se retrouver le 6 janvier pour boucler leur négociation.

Le gouvernement veut présenter un projet de loi sur ce sujet début 2009 avec pour objectifs d'orienter les fonds de la formation vers les chômeurs et les travailleurs les moins qualifiés, de développer la formation dans les PME, de mieux insérer les jeunes et de simplifier le système.

La négociation sur l'assurance chômage s'est quant à elle achevée le 24 décembre sur un projet d'accord permettant d'indemniser plus de demandeurs d'emploi tout en baissant les cotisations chômage, que les syndicats ont accueilli de façon contrastée.

Ils doivent se prononcer courant janvier sur ces nouvelles règles qui s'appliqueraient aux nouveaux demandeurs d'emploi dans les deux prochaines années.

Clément Guillou, édité par Jean-Baptiste Vereger

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31 décembre 2008 3 31 /12 /décembre /2008 16:11
Devedjian: pas de 2e plan de relance
- Patrick Devedjian à l'université d'été de l'UMP (6 septembre 2008). - F2 -

Patrick Devedjian à l'université d'été de l'UMP (6 septembre 2008).

© F2
C'est vrai que sur cette photo il a l'air trés intelligent !!!


Patrick Devedjian, ministre chargé de mettre en oeuvre le plan de relance, refuse d'évoquer la possibilité d'un 2e plan

"Quand les 26 milliards auront été injectés dans les circuits, vous pourrez porter un jugement. Avant, c'est un peu se moquer du monde", a-t-il lancé aux journalistes mercredi après un entretien avec le Premier ministre François Fillon.

Le Parlement examinera le plan à partir du 7 janvier.

Pour le ministre Devedjian, "on peut essayer de faire démarrer un certain nombre d'activités dès le mois de mai", même si "l'effet sera plus important à la rentrée". Et d'après lui, c'est en mars 2009 que l'économie va le plus "souffrir".

Le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, avait affirmé le 19 décembre que, "s'il le fallait, d'autres mesures seraient prises" en plus du plan de relance. La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, avait indiqué le même jour qu'à sa connaissance, six pays européens envisageaient un second plan de relance.

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31 décembre 2008 3 31 /12 /décembre /2008 01:50
Flambée du chômage en novembre en France
AP | 30.12.2008 | 19:30

Triste record sur fond de crise économique. Le nombre de demandeurs d'emploi inscrits en catégorie 1 à l'ANPE a connu une flambée brutale de 3,2% en novembre, soit 64.000 chômeurs de plus sur un mois, a annoncé le gouvernement mardi soir. Il s'agit de la progression la plus forte répertoriée depuis mars 1993. Les hommes et les jeunes de moins de 25 ans paient le plus lourd tribu avec une hausse pour cette dernière catégorie de 3,3% sur un mois et de 14,3% sur un an.

Dans un communiqué commun, la ministre de l'Economie Christine Lagarde et le secrétaire d'Etat à l'Emploi Laurent Wauquiez notent une "augmentation sensible du nombre de demandeurs d'emploi en novembre", et se déclarent "très attentifs à cette hausse du chômage alors que notre pays fait face à une crise économique et financière mondiale".

Selon les chiffres diffusés par Bercy sur la base des statistiques de l'ANPE, le chômage de longue durée connaît aussi une hausse brutale avec une augmentation de 3,8% des chômeurs inscrits depuis au moins un an, et de 4,7% parmi ceux inscrits depuis deux à trois ans. Sur un an, toutes catégories confondues, la hausse du chômage atteint 8,5% selon les chiffres diffusés par Bercy.

En deux mois, octobre et novembre, ce sont 110.900 chômeurs de plus qui sont venus grossir les rangs des demandeurs d'emploi inscrits à l'ANPE. Au total, fin novembre, 2.068.500 chômeurs étaient inscrits en catégorie 1 (disponibles de suite et à la recherche d'un CDI) alors que la France a franchi la barre symbolique des deux millions de chômeurs depuis octobre, barre sous laquelle elle était descendue depuis mai 2007, mois de l'élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République.

Le très mauvais chiffre de novembre marque la septième et plus forte hausse consécutive de l'année 2008, après celles de mai (+0,3%), juin (+0,2%), juillet (+0,1%), août (+2,2%), septembre (+0,4%) et octobre (+2,4%).(trop forts l'UMP !!!)

Dans leur communiqué, Christine Lagarde et Laurent Wauquiez assurent que le gouvernement mise sur le "plan de relance" présenté le 4 décembre dernier par Nicolas Sarkozy pour redresser la barre, un plan "axé sur le soutien à l'investissement et à la trésorerie des entreprises, dont l'activité est durablement garante du niveau d'emploi", selon Bercy. Ce plan "sera discuté au Parlement dès janvier".

La Première secrétaire du Parti socialiste Martine Aubry a réagi à ces mauvais chiffres en réclamant "de toute urgence d'un nouveau plan de relance, véritable celui-ci, et enfin à la hauteur des difficultés auquel notre pays est confronté".

La CGT, de son côté, estime dans un communiqué que cette nouvelle hausse correspond "pour partie à des destructions d'emplois à un moment où la population active stagne". Selon la première confédération syndicale française, "les mesures annoncées par le président de la République et le gouvernement pour faire face à la crise ne répondent pas à ce que vivent les salariés dans les entreprises".

Ainsi, "accorder des milliards d'euros aux banques, des exonérations de plus en plus importantes aux entreprises sans contrepartie sur l'emploi et les salaires, s'opposent à une véritable relance", estime la confédération de Bernard Thibault. "Au moment où le patronat, dans la convention d'assurance-chômage qui vient d'être négociée, prévoit une baisse de la cotisation chômage pour 2009", la CGT "réaffirme que l'urgence est d'accroître les ressources de l'UNEDIC pour assurer une indemnisation pérenne pour tous les demandeurs d'emploi". AP

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31 décembre 2008 3 31 /12 /décembre /2008 01:18
  • Merci à Frédéric Maurin

    On peut s'attendre également à une hausse des franchises médicales (les caisses de la Sécu sont sensibles à la situation de l'emploi).

    Elie Arié :

Lors de l'instauration de la franchise de 1 euro en 2004, le Conseil constitutionnel avait estimé qu'une somme aussi faible ne portait pas atteinte au droit à l'égalité des soins mais avait émis les plus expresses réserves au cas où cette somme viendrait à être augmentée : ce qui est bien le cas avec ce nouveau projet de franchises.
Chacun peut vérifier sur le site du Conseil constitutionnel la teneur de la décision n° 2004-504 DC du 12 août 2004, liée à la réforme Douste-Blazy instituant la franchise de 1 euro, dans laquelle on peut lire : "Considérant, en troisième lieu, que le montant de la majoration de la participation de l'assuré devra être fixé à un niveau tel que ne soient pas remises en cause les exigences du onzième alinéa du préambule de la Constitution de 1946." A savoir : "La nation garantit à tous, notamment à l'enfant, à la mère et aux vieux travailleurs, la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs"


http://rupturetranquille.over-blog.com/article-7140136.html

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30 décembre 2008 2 30 /12 /décembre /2008 17:52
oui bonne santé option obligatoire, car je ne vous souhaite pas de devoir aller aux urgences dans les jours à venir !

Brèves /
Ils veulent tuer l’hôpital !
30 décembre 2008 - 16:24

 


30 décembre 2008 (Nouvelle Solidarité) — Dimanche matin, faute d’avoir pu trouver un lit d’hôpital pour l’accueillir en région parisienne, un homme de 56 ans, souffrant d’insuffisance respiratoire, meurt d’un arrêt cardiaque dans une ambulance. Les urgentistes avaient effectué 27 demandes infructueuses avant de dénicher une place cinq heures après sa prise en charge — hélas, trop tard.

Ce n’est qu’un nouvel exemple démontrant à quelles horreurs on peut aboutir si on livre l’un des meilleurs systèmes de santé du monde à la dictature des gestionnaires financiers.

Rappelons que les urgentistes sont en grève depuis trois semaines pour protester contre le manque de moyens et la menace que pose le projet de réforme de Roselyne Bachelot, « Hôpital, santé, patients, territoires », qui sera débattu au Parlement en janvier. Ce projet de loi risque d’aggraver encore la situation en sanctionnant les hôpitaux publics qui seraient déficitaires.

Comme le dénonce avec raison la députée communiste Jacqueline Fraysse, alors que les deux tiers des hôpitaux publics sont déficitaires, « on somme les établissements de gagner de l’argent, avec la mise en place de la tarification à l’activité (la T2A), sous peine de réduction d’activité ou même de fermeture pure et simple. Et pendant ce temps, les cliniques privées fleurissent, elles sont cotées en bourse, et le prochain texte de loi prévoit même de leur confier des missions de service public, moyennant des financements publics. Ainsi on ferme des hôpitaux publics en expliquant qu’ils coûtent trop cher, et on envisage, dans la prochaine loi, de payer des cliniques privées pour qu’elles assurent un service public ! »

Depuis des mois et des années, les professionnels tirent la sonnette d’alarme devant la menace d’une telle logique essentiellement financière. Patrick Pelloux, le président de l’AMUF (Association des médecins urgentistes), constate avec amertume que « ce que nous disions début décembre, à savoir que la sécurité des patients n’est plus assurée dans les hôpitaux, s’avère malheureusement exact ».

Dimanche soir, en Ile-de-France, tous les services d’urgence étaient saturés. A 19 heures, il ne restait plus aucune place en réanimation dans la plupart des départements de région parisienne. « Et la nuit ne faisait que commencer », observe Bruno Faggianelli, secrétaire général de l’AMUF.

Dans le Nord, cela fait dix jours que les urgences de Lille et des environs transfèrent quotidiennement deux ou trois patients en Belgique pour cause de saturation en France. Pourtant, un praticien du centre hospitalier des Quatre-Villes, à Saint-Cloud (92), déclare avoir subi « une fermeture autoritaire de tous nos lits de réanimation pour les deux semaines de fête. (...) Nous savons pourtant que ces périodes de fêtes sont généralement synonymes d’un surcroît d’activité… »

Pour la ministre de la Santé, Jocelyne Bachelot, il n’y a « pas de problème structurel », mais simplement un « problème d’organisation ». Elle accuse en bloc les urgentistes d’être « indignes » et l’opposition d’exploiter politiquement la situation.

Pour le docteur André Grimaldi, professeur de diabétologie à la Salpêtrière, les problèmes à l’origine du drame de dimanche sont « inhérents au système fou de la tarification à l’activité » (T2A), car ce mode de financement de l’hôpital induit « une logique de flux tendu », c’est-à-dire une « logique marchande », parfaitement « contradictoire avec le besoin, pour les hôpitaux, d’avoir des lits vides, pour assurer en toute circonstance la continuité du service public ». Avec la T2A, ironise-t-il, « c’est un peu comme si on ne payait les pompiers que lorsqu’il y a le feu ».

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30 décembre 2008 2 30 /12 /décembre /2008 17:50
Urgences: les pouvoirs publics tiennent le même "discours" que "lors de la canicule de 2003", selon l'AMUF
AP | 30.12.2008 | 13:27

L'AMUF a déclaré mardi entendre sur l'hôpital le même "discours" que lors de la canicule de 2003 "où les pouvoirs publics ridiculisaient les alertes données par les urgentistes". Le syndicat de médecins urgentistes réaffirme que les services d'urgences et de réanimation sont "saturés" en Ile-de-France et dément tout "problème de régulation", comme l'a avancé Roselyne Bachelot suite au décès d'un homme pris en charge dans un service de réanimation plusieurs heures après un malaise cardiaque.

L'Association des médecins urgentistes de France (AMUF) demande "de nouveau des mesures immédiates pour permettre un accueil des malades dans les hôpitaux".

La ministre de la Santé a annoncé lundi avoir diligenté une enquête administrative "afin que toute la lumière soit faite" sur les circonstances ayant conduit au décès d'un homme victime samedi soir d'un malaise cardiaque à Massy (Essonne). Elle a jugé "incompréhensible" le fait qu'aucun lit n'ait été trouvé rapidement en réanimation pour secourir ce patient.

L'homme de 57 ans, pris en charge par les urgences de l'hôpital de Longjumeau, est mort tôt dimanche dans un hôpital parisien après plusieurs heures de recherches infructueuses d'une place en réanimation. La ministre a démenti tout "dysfonctionnement structurel", mais a fait état d'un "problème de régulation", alors que selon elle 11 lits étaient disponibles en région parisienne ce soir-là en réanimation.

"C'est la première fois en dix ans de syndicalisme qu'un ministre et ses conseillers fuient leurs responsabilités en rejetant la faute sur les médecins urgentistes, les infirmiers, les permanenciers des SAMU", accuse l'AMUF dans un communiqué. "Nous avions déjà entendu ce discours lors de la canicule de 2003 où les pouvoirs publics ridiculisaient les alertes données par les urgentistes". AP

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30 décembre 2008 2 30 /12 /décembre /2008 17:25
60.000 chômeurs de plus en novembre, selon Le Monde

 

On a recensé en novembre 60.000 chômeurs de plus en France, selon Le Monde qui cite des chiffres de l'ANPE dont le quotidien dit avoir "eu connaissance".

Les chiffres officiels pour le mois de novembre doivent être publiés à 19h00 par le ministère de l'Economie. Ils sont attendus en hausse pour le septième mois consécutif.

"Le chômage continue de s'étendre en France", écrit Le Monde sur son site internet. "Au mois de novembre, la situation s'est encore dégradée par rapport à un mois d'octobre qui avait déjà été mauvais. Le nombre de demandeurs d'emploi supplémentaires aurait ainsi dépassé les 60.000", ajoute le journal.

Fin octobre, l'ANPE avait déjà enregistré une hausse historique du nombre de chômeurs: +2,4% (soit 46 900 demandeurs d'emploi supplémentaires), un record depuis mars 1993. La France avait alors franchi la barre symbolique des 2 millions de chômeurs. "Pendant les mois qui viennent, je crois qu'il ne faut pas se faire d'illusion, il faut regarder la vérité en face, on aura des chiffres qui seront mauvais", avait prévenu la ministre de l'Economie, Christine Lagarde. Le secrétaire d'Etat à l'Emploi, Laurent Wauquiez, avait lui évoqué "une période de crise dure".

Laure Bretton, édité par Gilles Trequesser

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